L'oeuvre - Le compositeur

DIDONE ABBANDONATA

Didone Abbandonata

COMPOSITEUR

Niccolo JOMMELLI
LIBRETTISTE

Pietro Metastasio
 
ORCHESTRE
Stuttgart Kammerorchester
CHOEUR

DIRECTION
Frieder Bernius

Selene
Mechtild Bach
soprano
Osmida
Arno Raunig
ténor
Enea
Martina Borst
mezzo-soprano
Iarba
William Kendall
ténor
Didone
Dorotha Röschmann
soprano
Araspe
Daniel Taylor
contre-ténor

DATE D'ENREGISTREMENT

LIEU D'ENREGISTREMENT

ENREGISTREMENT EN CONCERT
non

EDITEUR
Orfeo
DISTRIBUTION
Harmonia Mundi
DATE DE PRODUCTION
décembre 1995
NOMBRE DE DISQUES
3
CATEGORIE
DDD

Critique de cet enregistrement dans :

"L'enregistrement ne rend nullement justice à la complexité de la partition, d'une variété de climats permettant aux solistes de s'exprimer par une palette de couleurs extrêmement riche...la Didone de Jommelli n'est pas une très modeste Susanna des Nozze di Figaro, et un mezzo-soprano à court de souffle, perdant l'appui dans le haut médium, aux sonorités rêches et à l'émission raide, ne peut en aucun cas nous transporter vers l'extase dans l'air d'Enea, "A trionfar chiama un bel desio", où un Aprile vertigineux faisait délirer les foules. Plus corrects apparaissent les deux contre-ténors, William Kendall (Iarba) et Daniel Taylor (Araspe), qui semblent davantage rompus au style. Mais Selene n'est pas un contraltino exigu, qui serait en difficulté même dans le Cherubino de Mozart ! L'autre handicap de cette réalisation - fort semblable, malheureusement, à un tas d'autres réalisées dans les mêmes conditions -,réside dans les récitatifs. Comment faire vivre un texte avec des interprètes incapables de la moindre couleur, s'abandonnant aux soupirs les plus langoureux, empruntés à l'école de Cilea, Catalani et autres véristes, avec l'excuse de faire "tragique" ? Ou encore se heurtant à une prononciation certes claire, mais pleine d'erreurs au niveau des consonnes...En dépit de l'ennui qui guette à chaque instant, imposé par le monotone Frieder Bernius, à la tête d'une formation trop rigide, et de l'agacement éprouvé à constater les multiples trahisons musicales et vocales, la partition arrive à s'imposer par son immense variété, et les quelques hardiesses qui placent Jommelli aux premiers rangs des compositeurs d'école baroque." 

 "Une oeuvre rare, fort agréable, servie par une équipe des plus respectables"