- L'opéra baroque en livres-


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"Les spectacles tenaient dans la vie quotidienne de la cour de France une place essentielle. A Fontainebleau, où le roi séjournait pratiquement chaque automne, une salle aménagée en 1724-1725 servit de cadre pendant tout le XVIIIe siècle à des représentations données par les comédiens français et italiens aussi bien que par les interprètes de l'académie royale de musique. Parmi les œuvres importantes créées ou jouées à Fontainebleau figurent notamment Le Devin du village de Rousseau, des opéras de Rameau tels Dardanus ou Anacréon, des opéras-comiques de Grétry, tels Zémire et Azor ou Richard Cœur-de-lion. Cet ouvrage, qui traite des différents aspects des spectacles et de leur organisation, rassemble une iconographie peu connue et souvent inédite : vestiges et dessins de la salle de Fontainebleau aujourd'hui disparue, projets de décors et de costumes, programmes de spectacles, livrets, costumes et accessoires de scène, mais aussi éléments de décors originaux, récemment redécouverts" (Présentation)

 

Sommaire : Préface - Pyrame et Thisbé, du mythe à l’opéra - Comment lire le livret de Pyrame et Thisbé ? - Les danses dans Pyrame et Thisbé - Livret - Parodies : Riccoboni et Romagnesi - Pyrame et Thisbé, 1726 - Anonyme - Parodie de Pyrame et Thisbé - Favart - Pyrame et Thisbé, 1740 - Valois d'Orville - Le Quiproquo ou Polichinelle Pyrame, 1740 - Riccoboni - Pyrame et Thisbé, 1759 - Annexes

 

Avec les contributions de Pauline Beaucé, Céline Bohnert, Loïc Chahine, Nazin Lebdai, Benjamin Pintiaux, Bertrand Porot, Aude Rabillon. Préface de Françoise Rubellin. Ce volume comprend le livret de La Serre de 1726 (musique de Rebel et Francoeur), la parodie de Romagnesi et Riccoboni (Comédie-Italienne) 1726, la parodie de Favart (Foire Saint Germain), la parodie pour marionnettes Le Quiproquo ou Polichinelle Pirame de Valois d’Orville (Foire Saint Germain), la parodie anonyme Polichinelle Pirame, la parodie de Riccoboni de 1759 et une scène critique de l’opéra, extraite des Noces de Pluton et Proserpine de Fuzelier. Sont également proposées les partitions de tous les airs (avec les paroles) de la parodie italienne Pyrame et Thisbé de 1726.

Le mythe de Pyrame et Thisbé fut longtemps l’un des plus célèbres en Europe, spécialement du XVIe au XIXe siècle. Il inspira à Shakespeare, la même année, Roméo et Juliette et Le Songe d’une nuit d’été. Théophile de Viau, Pradon, Puget de La Serre donnèrent trois tragédies sous ce titre au siècle suivant. Source infinie d’inspiration pour les beaux-arts en Europe, il fut illustré notamment par les peintres Poussin, Leclerc, Van Dyck, Bramer, Hondius ; il orna toutes sortes de supports. Pourquoi une telle fascination depuis Ovide ?Au XVIIIe siècle, à peine un opéra a-t-il été représenté à l’Académie royale de musique de Paris, qu’il est parodié à la Comédie-Italienne ou dans les théâtres de la Foire. Après avoir pleuré à la tragédie en musique, le public s’empresse de rire lors de sa reprise burlesque avec Arlequin ou Polichinelle.

En 1726, deux jeunes violonistes, Rebel et Francœur, s’associent au librettiste La Serre pour donner une tragédie en musique, Pyrame et Thisbé, à partir d’un mythe célèbre à l’origine de Roméo et Juliette. Cet opéra rencontre alors un vif succès, comme en témoignent, consécration paradoxale, les multiples parodies qu’il inspire à ses contemporains. Si une parodie se savoure par rapport à l’œuvre qu’elle prend pour cible, s’y ajoute le plaisir de la lecture en série : dans les cinq que nous publions, on verra que le monstre de l’opéra devient selon les auteurs un cerf, un lion, un loup, un trio médical...Ces parodies toucheront aujourd’hui aussi bien des comédiens, des metteurs en scène, des musiciens et musicologues, des amateurs de théâtre, que des lecteurs prêts à rire, tout simplement. (Présentation de l'éditeur)

  "L'ouvrage collectif qui regroupe les conclusions des chercheurs de l'Université de Nantes, souligne le succès de la tragédie lyrique de Rebel et Francoeur à travers reprises et parodies. Eloquence du travail d'équipe, valeur de la découverte sous le prisme de ses propres avatars... que demander de plus? Lecture incontournable." (Classique.news)

 

 Charles-Hubert Gervais

 

"L'étude de la vie et de l'oeuvre des petits maîtres français du XVIIIe siècle est fondamentale. pour comprendre et embrasser dans sa totalité l'activité musicale quotidienne de la société d'Ancien Régime à la fois très ramée et très cultivée. Si certains compositeurs, comme François Couperin et Jean-Philippe Rameau, se distinguèrent par leurs capacités hors du commun, d'autres, comme Nicolas Bernier ou Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville, mérite d'être redécouverts non seulement en raison de leur talent doublé d'un riel savoir-faire, mais aussi pour mieux saisir le " Je-ne-sais-quoi " qui les différencie de leurs contemporains passés a la postérité. Charles-Hubert Gervais, respecté et reconnu en son temps, fut le seul musicien à avoir cumulé le titre de surintendant de la Musique du duc Philippe II d'Orléans, Régent de France, et de sous-maître de la Musique de la Chapelle de Louis XV. En dépit de ces charges prestigieuses, qui conduisent naturellement à deviner son importance dans l'histoire de la musique baroque française, sa carrière et son oeuvre n'ont jusqu'à présent guère retenu l'attention des musicologues. Un monographie s'imposait donc. Elle a pour objectif principal d'approfondir notre connaissance de l'activité musicale au Palais-Royal et à la Chapelle du Roi à travers la carrière d'un homme doué et sensible, mais au caractère effacé, dont la musique devrait être remise à jour. Une première partie s'attache à retracer l'activité de l'officier du duc d'Orléans dans le domaine de la musique profane, en suivant la chronologie, bien établie, des pages comte durant cette période (1671-1723). Une seconde s'intéresse à son activité de sous-maître de la Chapelle de Louis XV entre 1723 et 1744 dans le domaine de la musique latine sans, cette fois, pouvoir suivre une chronologie précise. Un catalogue exhaustif des oeuvres vient compléter cette étude."

 

"En articulant judicieusement la part biographique et celle vouée à l'art compositionnel singulier de Gervais, Jean-Paul Montagnier fait surgir devant nous un personnage dans un environnement musical, social et politique qui, toujours, soutiennent l'intérêt...Un livre à recommander aux amoureux de musique baroque, mais aussi à ceux que l'histoire de cette époque captive." (Opéra International - juin 2002)

"Soixante titres célèbres, de l'Orfeo au Dialogue des Carmélites"

Haendel

Haendel

"Ce volume inaugure une nouvelle collection "Domaine musical"...qui paraît beaucoup moins ambitieuse...et se contente de présenter traduits en français, les grand articles monographiques de l'encyclopédie anglaise Grove...Dean ne se départit pas dun ton simple et direct, mais sec et désincarné. Tout est dit, sans jugement de valeur, sans prise de position personnelle..." (Opéra International - décembre 1985)

"Publié avec le concours du Centre des lettres, illustré avec goût et excellemment traduit par Dennis Collins, cet ouvrage déroule la biographie du musicien en y insérant des textes contemporains...On regrettera ce parti-pris purement historique." (Opéra International - décembre 1985)

"George Frédéric Haendel mourut comblé. Il avait 74 ans. C'était le 13 avril 1759. Une semaine plus tôt, son visage aveugle, une dernière fois, "illumina toute la salle" lors de l'interprétation du Messie, son célèbre oratorio qu'il écrivit dix-sept ans auparavant, un 13 avril, ce même jour où, encore, quelques années plus tôt, une attaque d'apoplexie avait scindé son corps en deux. Autour de ces trois dates, Gert Jonke, à qui l'on doit Musique lointaine et L'Ecole du virtuose, rend dans ce livret un hommage élégant et passionné au compositeur allemand. Par une langue riche en résonances et en harmonies, l'écrivain autrichien réussit à reproduire cette fulgurance issue des catacombes de la création en cernant cette '"tête" où tant de musique avait pris place, cette "tête" qui a toujours su percevoir "en écho l'explosion d'un son produit par la pulvérisation d'un soleil inconnu." (Présentation)

"Le livre de Jonathan Keates est paru en Angleterre à l'occasion du tricentenaire, en 1985...L'auteur réussit la gageure d'écrire un ouvrage sérieux, engagé et d'une lisibilité cependant évidente. Ceci expliquant peut-être cela, Jonathan Keates reconnaît ne pas appartenir au cercle fermé et aride des spécialistes et musicologues : dans sa préface, il se présente comme dilettante, passionné par l'oeuvre d'un compositeur qu'il juge encore trop souvent méconnu et méprisé. Il reconnaît encore avoir fait oeuvre de "compilateur", puisant son inspiration et sa verve aux meilleures sources docu-mentaires...son approche psychologique "originale" de la personnalité de Haendel pourra paraître tarabiscotée et inégale...Mais l'essentiel n'est pas là : il se trouve dans le sérieux de l'auteur, dans le choix de ses lectures, dans la synthèse qu'il en propose, dans l'exposé clair et la présentation chronologique (parfois oeuvre par oeuvre, avec commentaires judicieux à l'appui) de la carrière musicale et de la vie du musicien...Les haendeliens fervents et le mélomane moyen trouveront ici matière à étancher leur soif de savoir, de documentation ou de curiosité. Regrettons cependant l'absence d'appendices chronologiques ou de catalogue des oeuvres, toujours utiles et précieux, dans un ouvrage de référence...Un livre passionnant, chaudement recommandé." (Opéra International - juillet/août 1995)

"Pendant plus de trente ans, l'auteur a mené une véritable enquête sur les traces du modeste organiste allemand devenu l'archétype de la musique anglaise et l'une des plus haute figures de l'art baroque européen. Cette biographie est suivie d'une série d'essais originaux qui abordent les grands thèmes de l'esthétique haendélienne et proposent une analyse d'ensemble des différents chapitres de l'oeuvre colossale du musicien. Plus:index, références, listes, tableaux." (Présentation)

Edition Albin MichelEdition Actes Sud

"Cet ouvrage essentiel a paru pour la première fois en 1910. Près d'un siècle plus tard et alors que l'œuvre de Haendel a retrouvé une place éminente dans la vie musicale, le Haendel de Romain Rolland garde toute son actualité. "Il y a cent ans, explique Dominique Fernandez dans sa préface, on avait de Haendel l'image d'un type guindé, pompeux, ennuyeux à force d'emphase ; une «perruque», et même un peu mitée. [...] C'était une sorte de musicien officiel, dont la grandiloquence était l'élément naturel. Telle était l'idée qu'on se faisait de Haendel lorsque Romain Rolland publia sa monographie. Il avait alors quarante-quatre ans, déjà une longue œuvre derrière lui, à la fois littéraire et musicologique, sans compter une embardée du côté de la peinture. Seul Proust, son contemporain, montra pour la musique une passion aussi soutenue. Mais, contrairement à l'auteur de La Recherche, les préférences de Romain Rolland vont à l'opéra et à l'oratorio, et l'on comprend qu'un Haendel, par les proportions épiques de ses œuvres et la foi qui les soulève, soit devenu un de ses auteurs de prédilection." Il en résulte un livre merveilleusement écrit, d'une grande pertinence de jugement, qui replace Haendel l'humaniste non loin de Beethoven, dont il serait, par bien des aspects, le plus évident précurseur." (Présentation Groupe Express)

 

"La collection de poche Actes Sud / Classica réédite cet ouvrage paru en 1910 chez Alcan, et rendu disponible par Albin Michel en 1951. On connaît le goût de Romain Rolland pour les vastes fresques biographiques et les œuvres fleuves, comme sa monumentale monographie de Beethoven, sa grande thèse sur l'Histoire de l'opéra en Europe avant Lully et Scarlatti, etc. L'un des premiers français à évoquer les œuvres de Richard Strauss et Hugo Wolf, le penseur devait se pencher sur la destin de Georg Friedrich Händel, compositeur sur lequel le début du 20ème siècle avait une vue assez fausse et, par conséquent, ne tenait pas en très haute estime. Bien que gentiment soumis à un relatif conformisme moral et dominé par une naïveté un rien désuète qui n'a pas toujours en main les données d'une connaissance véritablement scientifique de certains aspects de son sujet, ce livre, intéressant à plus d'un titre pour celui qui désirerait en apprendre sur Romain Rolland, brosse un portrait attachant et peut-être pas tant romanesque qu'on pourrait le croire du Grand Saxon. Certaines considérations sur les parentés de style entre Zachow et Händel sont certes hasardeuses, les comparaisons, images et métaphores emphatiques sont plutôt délicieuses, mais l'effort pour évoquer le climat particulier de piétisme de l'Université de Halle où Händel fit ses classes de droit, par exemple, est louable. Le lecteur n'apprendra guère plus ici qu'en parcourant l'étude de Jonathan Keates, mais dans un ton qui met en quelque sorte à sympathique portée de main le Kapellmeister hambourgeois Reinhard Keiser (1674-1739), "un Mozart de la 1ère moitié du 18ème siècle", Hasse et les symphonistes de l'Ecole de Mannheim, le compositeur, théoricien et criti-que de la musique allemande Johann Mattheson (1681-1764), et Händel lui-même, bien sûr, en suivant pas à pas la création de ses opéras, Almira, Nerone, Rodrigo, et les Cantates romaines de 1708, jusqu'aux dernières œuvres pour le théâtre, comme Deidamia.

Le compositeur devient ici une sorte de héros poursuivi par la malchance qui serait tardivement reconnu par l'Irlande grâce au Messie, puis enfin par les anglais avec son Juda Macchabeus qui, en 1744, finit de faire de lui le musicien officiel qu'il voulait être, avec un succès et une estime qui ne seront désormais plus discutés - il a soixante et un ans ! Enfin, sa lutte pour la survie financière s'achève, et sa popularité gagne les couches bourgeoises de la société anglaise. L'auteur s'interroge assez pertinemment sur les années qui suivront la mort de Händel, le 14 avril 1759, présentant des exécutions déformant affreusement son œuvre, comme celles du Messie, joué par trente-trois musiciens et vingt-trois chanteurs de son vivant, voyant à chaque concert ces chiffres augmenter - cette délirante inflation atteignant quatre mille participants en 1859, au Festival du Crystal Palace de Sydenham ! C'est grâce à la fondation de la Händelgesellschaft en 1856 que put perdurer l'œuvre händelienne, jusqu'à sa redécouverte au temps de Romain Rolland, puis lors du renouveau baroque que l'on sait. Enfin, la dernière partie du livre s'emploie à tirer certaines conclusions sur l'esprit Händel, les écoles européennes de l'époque, etc., avec force préjugés et idées toutes faites, même s'il n'est certainement pas faux que l'on puisse considérer toute l'œuvre de Händel comme de la musique de théâtre. Pour finir, Romain Rolland désigne Beethoven comme continuateur de Händel !…" (Anaclase)

"Ce que l'on nous donne à lire est un "remake" mal digéré de tout ce qui s'est écrit ailleurs sur Haendel...des jugements à l'emporte-pièce tout à fait indignes et des erreurs inadmissibles...un ouvrage qui se lit néanmoins fort agréablement." (Opéra International - octobre 1991)

"un rassemblement de textes de conférences et de cours écrits entre 1954 et 1980...une impression de livre fourre-tout, où se cotoient le meilleur et le moins pire" (Opéra International - septembre 1984)

"On retrouve Patrick Barbier pour un troisième ouvrage sur les castrats (voir notre entretien avec l'auteur dans notre numéro de mars), et c'est sans doute le plus original de cette trilogie, puisqu'il traite de la présence régulière et institutionnalisée de ces chanteurs àVersailles (il est vrai essentiellement cantonnés au répertoire religieux), au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, alors que la France se distinguait par ailleurs du reste du monde par le peu de cas qu'elle faisait de l'art des castrats dans l'opera seria, auquel on préférait la tragédie lyrique. Cet ouvrage très documenté et très vivant nous plonge dans le monde de la Cour, avec ses cabales, ses scandales, ses épîtres délicieuses et ses pamphlets assassins. On verra, une fois de plus, à quel point les questions d'ordre politique, social, moral et esthétique sont toujours très étroitement imbriquées, quand on parle de musique en France." (Opéra International - avril 1999)

 

"L'Italie, puis l'Europe utilisaient couramment les « voix aériennes » des castrats. En France, pays du « grand goût », on aimait les gosiers puissants et les récitatifs chantés interminables. Mazarin ramena quelques jeunes castrats pour étoffer les « voix d'enfants » de la Chapelle du roi, devenues trop rares. Tollé général ! Puis, les opéras et les concerts accueillirent très tôt les jeunes chanteurs aux voix « séraphiques » et sensuelles. Les mises en scène où ils évoluaient étaient féeriques. On rêvait... Louis XIV (qui avait l'oreille musicale) fit construire pour les castrats, en 1687, une maison commune confortable, avec jardin, dans le quartier de Montreuil, proche de la Cour. Tous étaient bien rétribués... mais gare aux paresseux ! Leurs activités durèrent jusqu'à la mort de Louis XVI, tant à Versailles qu'aux Tuileries. Dans son "Histoire des castrats", l'auteur évoquait des chanteurs célèbres. Avec cet ouvrage, il rend justice à d'autres chantres moins connus dans un livre à la documentation très sérieuse, fourmillant d'anecdotes qui le rendent très accessible." (Présentation)

"L'opéra italien est un phénomène vaste et complexe qui représente sur trois siècles une production de plusieurs milliers d'oeuvres. Pour offrir une vue synthétique, l'ouvrage propose deux perspectives. D'une part, il considère l'opéra comme une tradition régulière et continue présentant quelques traits distinctifs, (primauté des interprètes, esthétique pragmatique, ect...). D'autre part, il dresse un panorama d'ensemble de l'évolution du genre en choisissant quelques oeuvres représentatives d'une époque et d'un style, de Monterverdi à Puccini." (Présentation)

"Un portrait très vivant et remarquablement documenté...L'étude de Catherine Cessac met admirablement en perspective l'avènement de notre héroïne, d'abord en retraçant le parcours musical des familles Jacquet et La Guerre, puis en suivant pas à pas le développement d'une "carrière" somme toute harmonieuse...Catherine Cessac veille à alterner efficacement le récit des évènements...et l'analyse succincte, mais pertinente, de ses oeuvres." (Crescendo - décembre 1995)

  "Le présent ouvrage, consacré par Catherine Cessac à la compositrice Elisabeth Jacquet de La Guerre, est un modèle du genre. Grâce à des recherches fouillées, cette biographie fourmille de faits jusque-là inédits et dresse le portrait personnel et familial d'une compositrice, tant face à sa création qu'à son environnement artistique, social et politique. Ne se pliant pas à la fameuse division bipartite (la vie et l'oeuvre), cet ouvrage entrelace finement ces deux aspects sans jamais les asservir l'un à l'autre. Catherine Cessac présente avantageusement les apports de cette compositrice, tant à la musique de clavecin et à la musique de chambre, qu'à la cantate française...Ajoutons que la lecture en est fort aisée. A lire sans délai." (Opéra International - février 1996)

Elisabeth Jacquet de La Guerre, qui fut surnommée sous le règne de Louis XIV "la merveille de notre siècle ", n'est pas assez présente dans nos mémoires. Le livre de Catherine Cessac, musicologue à qui l'on doit un remarquable Marc-A ntoine Charpentier publié en 1988 chez Fayard, comble une lacune. Son étude de l'oeuvre, claire et convaincante, n'a rien de rébarbatif. Quant à la biographie, appuyée sur une documentation que l'on peut dire exhaustive, elle replace Elisabeth Jacquet de La Guerre dans son entourage, dans les lieux où elle travailla, dans son mobilier même (connu par son testament), et c'est ainsi qu'à Versailles et dans l'île Saint-Louis revit la haute figure de cette géniale musicienne qui ne s'est pas contentée de charmer son auditoire mais s'est située, comme on le dirait aujourd'hui, à l'avant-garde de la musique de son temps. (Le Monde de la Musique - novembre 1995)

 

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