-
L'opéra baroque en livres-
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J
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- Fontainebleau
- Théâtre de cour - Les
spectacles à Fontainebleau au XVIIIe
siècle - Collectif sous la
direction de Vincent
Droguet, Marc-Henri Jordan -
Réunion des Musées Nationaux - 7 octobre 2005 - 199
pages - 45 €
"Les spectacles tenaient dans la vie quotidienne de
la cour de France une place essentielle. A Fontainebleau, où
le roi séjournait pratiquement chaque automne, une salle
aménagée en 1724-1725 servit de cadre pendant tout le
XVIIIe siècle à des représentations
données par les comédiens français et italiens
aussi bien que par les interprètes de l'académie royale
de musique. Parmi les œuvres importantes créées ou
jouées à Fontainebleau figurent notamment Le Devin du
village de Rousseau, des opéras de Rameau tels Dardanus ou
Anacréon, des opéras-comiques de Grétry, tels
Zémire et Azor ou Richard Cœur-de-lion. Cet ouvrage, qui
traite des différents aspects des spectacles et de leur
organisation, rassemble une iconographie peu connue et souvent
inédite : vestiges et dessins de la salle de Fontainebleau
aujourd'hui disparue, projets de décors et de costumes,
programmes de spectacles, livrets, costumes et accessoires de
scène, mais aussi éléments de décors
originaux, récemment redécouverts"
(Présentation)
- Francoeur et
Rebel - Pyrame et Thisbé - Un
opéra au miroir de ses parodies (1726 - 1779)
- Ouvrage collectif sous la direction
de Françoise
Rubellin - Editions Espaces 34 - 2007 -
360 pages - 23,60 €
Sommaire : Préface -
Pyrame et Thisbé, du mythe à l’opéra - Comment
lire le livret de Pyrame et Thisbé ? - Les danses dans Pyrame
et Thisbé - Livret - Parodies : Riccoboni et Romagnesi -
Pyrame et Thisbé, 1726 - Anonyme - Parodie de Pyrame et
Thisbé - Favart - Pyrame et Thisbé, 1740 - Valois
d'Orville - Le Quiproquo ou Polichinelle Pyrame, 1740 - Riccoboni -
Pyrame et Thisbé, 1759 - Annexes
Avec les contributions de
Pauline Beaucé, Céline Bohnert, Loïc Chahine,
Nazin Lebdai, Benjamin Pintiaux, Bertrand Porot, Aude Rabillon.
Préface de Françoise Rubellin. Ce volume comprend le
livret de La Serre de 1726 (musique de Rebel et Francoeur), la
parodie de Romagnesi et Riccoboni (Comédie-Italienne) 1726, la
parodie de Favart (Foire Saint Germain), la parodie pour marionnettes
Le Quiproquo ou Polichinelle Pirame de Valois d’Orville (Foire Saint
Germain), la parodie anonyme Polichinelle Pirame, la parodie de
Riccoboni de 1759 et une scène critique de l’opéra,
extraite des Noces de Pluton et Proserpine de Fuzelier. Sont
également proposées les partitions de tous les airs
(avec les paroles) de la parodie italienne Pyrame et Thisbé de
1726.
Le mythe de Pyrame et
Thisbé fut longtemps l’un des plus célèbres en
Europe, spécialement du XVIe au XIXe siècle. Il inspira
à Shakespeare, la même année, Roméo et
Juliette et Le Songe d’une nuit d’été. Théophile
de Viau, Pradon, Puget de La Serre donnèrent trois
tragédies sous ce titre au siècle suivant. Source
infinie d’inspiration pour les beaux-arts en Europe, il fut
illustré notamment par les peintres Poussin, Leclerc, Van
Dyck, Bramer, Hondius ; il orna toutes sortes de supports. Pourquoi
une telle fascination depuis Ovide ?Au XVIIIe siècle, à
peine un opéra a-t-il été
représenté à l’Académie royale de musique
de Paris, qu’il est parodié à la
Comédie-Italienne ou dans les théâtres de la
Foire. Après avoir pleuré à la tragédie
en musique, le public s’empresse de rire lors de sa reprise burlesque
avec Arlequin ou Polichinelle.
En 1726, deux jeunes
violonistes, Rebel et Francœur, s’associent au librettiste La Serre
pour donner une tragédie en musique, Pyrame et Thisbé,
à partir d’un mythe célèbre à l’origine
de Roméo et Juliette. Cet opéra rencontre alors un vif
succès, comme en témoignent, consécration
paradoxale, les multiples parodies qu’il inspire à ses
contemporains. Si une parodie se savoure par rapport à l’œuvre
qu’elle prend pour cible, s’y ajoute le plaisir de la lecture en
série : dans les cinq que nous publions, on verra que le
monstre de l’opéra devient selon les auteurs un cerf, un lion,
un loup, un trio médical...Ces parodies toucheront aujourd’hui
aussi bien des comédiens, des metteurs en scène, des
musiciens et musicologues, des amateurs de théâtre, que
des lecteurs prêts à rire, tout simplement.
(Présentation de l'éditeur)
"L'ouvrage collectif
qui regroupe les conclusions des chercheurs de l'Université de
Nantes, souligne le succès de la tragédie lyrique de
Rebel et Francoeur à travers reprises et parodies. Eloquence
du travail d'équipe, valeur de la découverte sous le
prisme de ses propres avatars... que demander de plus? Lecture
incontournable." (Classique.news)
- Gervais - Charles-Hubert Gervais - Un
musicien au service du Régent et de Louis
XV - Jean-Paul C. Montagnier -
CNRS Editions - 328 pages - juillet 2001 - 27,44 €
"L'étude de la vie et
de l'oeuvre des petits maîtres français du XVIIIe
siècle est fondamentale. pour comprendre et embrasser dans sa
totalité l'activité musicale quotidienne de la
société d'Ancien Régime à la fois
très ramée et très cultivée. Si certains
compositeurs, comme François Couperin et Jean-Philippe Rameau,
se distinguèrent par leurs capacités hors du commun,
d'autres, comme Nicolas Bernier ou Jean-Joseph Cassanéa de
Mondonville, mérite d'être redécouverts non
seulement en raison de leur talent doublé d'un riel
savoir-faire, mais aussi pour mieux saisir le " Je-ne-sais-quoi " qui
les différencie de leurs contemporains passés a la
postérité. Charles-Hubert Gervais, respecté et
reconnu en son temps, fut le seul musicien à avoir
cumulé le titre de surintendant de la Musique du duc Philippe
II d'Orléans, Régent de France, et de sous-maître
de la Musique de la Chapelle de Louis XV. En dépit de ces
charges prestigieuses, qui conduisent naturellement à deviner
son importance dans l'histoire de la musique baroque
française, sa carrière et son oeuvre n'ont
jusqu'à présent guère retenu l'attention des
musicologues. Un monographie s'imposait donc. Elle a pour objectif
principal d'approfondir notre connaissance de l'activité
musicale au Palais-Royal et à la Chapelle du Roi à
travers la carrière d'un homme doué et sensible, mais
au caractère effacé, dont la musique devrait être
remise à jour. Une première partie s'attache à
retracer l'activité de l'officier du duc d'Orléans dans
le domaine de la musique profane, en suivant la chronologie, bien
établie, des pages comte durant cette période
(1671-1723). Une seconde s'intéresse à son
activité de sous-maître de la Chapelle de Louis XV entre
1723 et 1744 dans le domaine de la musique latine sans, cette fois,
pouvoir suivre une chronologie précise. Un catalogue exhaustif
des oeuvres vient compléter cette
étude."
"En articulant judicieusement
la part biographique et celle vouée à l'art
compositionnel singulier de Gervais, Jean-Paul Montagnier fait surgir
devant nous un personnage dans un environnement musical, social et
politique qui, toujours, soutiennent l'intérêt...Un
livre à recommander aux amoureux de musique baroque, mais
aussi à ceux que l'histoire de cette époque captive."
(Opéra International - juin 2002)
- Guide -
Guide du mélomane averti - Jean-Bernard
Piat - LGF - Le Livre de Poche - 342
pages - décembre 1997 - 6,1 €
- Guide - Guide de
l'opéra - Jeanne Suhamy - Editions
Marabout - 347 pages
"Soixante titres
célèbres, de l'Orfeo au Dialogue des
Carmélites"
- Guimard - La Guimard - d'après les registres de
Menus-plaisirs, de la bibliothèque de l'Opéra,
etc - Edmond
de Goncourt - Charpentier - 1893 -
réédition avec Postface de M. J.H. Rosny Jeune - E.
Flammarion et E. Fasquelle - 282 pages -
- Guimard - La Guimard -
Guy Scarpetta
- Gallimard - 316 pages - avril 2008 - 18,50 €
- Haendel - Haendel -
Janine Alexandre-Debray - 1980 - réédition mars 2003 - Ramsay -
452 pages - 15,24 €
- Haendel - Haendel - Michel Brenet (Antoinette
Bobillier, dite) (1858 - 1918) - Les
Musiciens célèbres - Henri Laurens - 1912 / 1930 -
126 pages
- Haendel - Haendel - Marie-Madeleine
Brumagne - Euterpe - 1944 - 81 pages -
env. 11 € d'occ.
- Haendel - Haendel - Mildred
Clary - Gallimard - Découverte
des musiciens - avril 2000 - + 1 CD - 13 €
- Haendel - Haendel -
Emile Damais -
Hachette - Classiques de la musique - 1970 - 93 pages - env. 14 €
d'occ.
- Haendel - G.-F.
Händel -
Sa vie, ses travaux et son temps -
Ernest David
- Calmann Lévy - 1884 - 371 pages
- Haendel - Haendel - Winton Dean et Anthony
Hicks - traduction de Paul Couturier -
Editions du Rocher (Monaco) - 1985 - 249 pages - 18,29
€
"Ce volume inaugure une
nouvelle collection "Domaine musical"...qui paraît beaucoup
moins ambitieuse...et se contente de présenter traduits en
français, les grand articles monographiques de
l'encyclopédie anglaise Grove...Dean ne se départit pas
dun ton simple et direct, mais sec et désincarné. Tout
est dit, sans jugement de valeur, sans prise de position
personnelle..." (Opéra International - décembre
1985)
- Haendel - Haendel - Jean
Gallois - Solfèges n° 39 -
Seuil - janvier 1980 - réédition 1997 - 189 pages -
7,5 €
- Haendel - Haendel - Christopher
Hogwood -
traduction Dennis Collins - Jean-Claude
Lattès - 1985/1998 - 312 pages
- 36,59 €
"Publié avec le
concours du Centre des lettres, illustré avec goût et
excellemment traduit par Dennis Collins, cet ouvrage déroule
la biographie du musicien en y insérant des textes
contemporains...On regrettera ce parti-pris purement historique."
(Opéra International - décembre 1985)
- Haendel - La tête de George
Frédéric Haendel -
Gert Jonke -
traduit de l'allemand par Uta Müller et Denis Denjean -
Verdier - octobre 1995 - 64 pages - 9 €
"George Frédéric
Haendel mourut comblé. Il avait 74 ans. C'était le 13
avril 1759. Une semaine plus tôt, son visage aveugle, une
dernière fois, "illumina toute la salle" lors de
l'interprétation du Messie, son célèbre oratorio
qu'il écrivit dix-sept ans auparavant, un 13 avril, ce
même jour où, encore, quelques années plus
tôt, une attaque d'apoplexie avait scindé son corps en
deux. Autour de ces trois dates, Gert Jonke, à qui l'on doit
Musique lointaine et L'Ecole du virtuose, rend dans ce livret un
hommage élégant et passionné au compositeur
allemand. Par une langue riche en résonances et en harmonies,
l'écrivain autrichien réussit à reproduire cette
fulgurance issue des catacombes de la création en cernant
cette '"tête" où tant de musique avait pris place, cette
"tête" qui a toujours su percevoir "en écho l'explosion
d'un son produit par la pulvérisation d'un soleil inconnu."
(Présentation)
- Haendel - Georg Friedrich
Haendel - Jonathan Keats - Fayard -
mars 1995 - janvier 1998 - 448 pages - 30,25 €
"Le livre de Jonathan Keates
est paru en Angleterre à l'occasion du tricentenaire, en
1985...L'auteur réussit la gageure d'écrire un ouvrage
sérieux, engagé et d'une lisibilité cependant
évidente. Ceci expliquant peut-être cela, Jonathan
Keates reconnaît ne pas appartenir au cercle fermé et
aride des spécialistes et musicologues : dans sa
préface, il se présente comme dilettante,
passionné par l'oeuvre d'un compositeur qu'il juge encore trop
souvent méconnu et méprisé. Il reconnaît
encore avoir fait oeuvre de "compilateur", puisant son inspiration et
sa verve aux meilleures sources docu-mentaires...son approche
psychologique "originale" de la personnalité de Haendel pourra
paraître tarabiscotée et inégale...Mais
l'essentiel n'est pas là : il se trouve dans le sérieux
de l'auteur, dans le choix de ses lectures, dans la synthèse
qu'il en propose, dans l'exposé clair et la
présentation chronologique (parfois oeuvre par oeuvre, avec
commentaires judicieux à l'appui) de la carrière
musicale et de la vie du musicien...Les haendeliens fervents et le
mélomane moyen trouveront ici matière à
étancher leur soif de savoir, de documentation ou de
curiosité. Regrettons cependant l'absence d'appendices
chronologiques ou de catalogue des oeuvres, toujours utiles et
précieux, dans un ouvrage de référence...Un
livre passionnant, chaudement recommandé." (Opéra
International - juillet/août 1995)
- Haendel - George Frederic
Haendel - Jean-François Labie -
Robert Laffont - collection Diapason - 1980 -
réédition octobre 1998 - 862 pages - 28,97
€
"Pendant plus de trente ans,
l'auteur a mené une véritable enquête sur les
traces du modeste organiste allemand devenu l'archétype de la
musique anglaise et l'une des plus haute figures de l'art baroque
européen. Cette biographie est suivie d'une série
d'essais originaux qui abordent les grands thèmes de
l'esthétique haendélienne et proposent une analyse
d'ensemble des différents chapitres de l'oeuvre colossale du
musicien. Plus:index, références, listes, tableaux."
(Présentation)
- Haendel - Haendel -
Romain Rolland -
Librairie Félix Alcan - 1910 (1ère édition)
- réédition 1924 - 244 pages -
réédition Albin Michel - 1951 / 1975 / janvier 1998
- 320 pages - 9,9 E - réédition Actes Sud / Classica
- 140 pages - juin 2005 - 16 €


"Cet ouvrage essentiel a paru
pour la première fois en 1910. Près d'un siècle
plus tard et alors que l'œuvre de Haendel a retrouvé une place
éminente dans la vie musicale, le Haendel de Romain Rolland
garde toute son actualité. "Il y a cent ans, explique
Dominique Fernandez dans sa préface, on avait de Haendel
l'image d'un type guindé, pompeux, ennuyeux à force
d'emphase ; une «perruque», et même un peu
mitée. [...] C'était une sorte de musicien officiel,
dont la grandiloquence était l'élément naturel.
Telle était l'idée qu'on se faisait de Haendel lorsque
Romain Rolland publia sa monographie. Il avait alors quarante-quatre
ans, déjà une longue œuvre derrière lui,
à la fois littéraire et musicologique, sans compter une
embardée du côté de la peinture. Seul Proust, son
contemporain, montra pour la musique une passion aussi soutenue.
Mais, contrairement à l'auteur de La Recherche, les
préférences de Romain Rolland vont à
l'opéra et à l'oratorio, et l'on comprend qu'un
Haendel, par les proportions épiques de ses œuvres et la foi
qui les soulève, soit devenu un de ses auteurs de
prédilection." Il en résulte un livre merveilleusement
écrit, d'une grande pertinence de jugement, qui replace
Haendel l'humaniste non loin de Beethoven, dont il serait, par bien
des aspects, le plus évident précurseur."
(Présentation Groupe Express)
"La collection de poche Actes
Sud / Classica réédite cet ouvrage paru en 1910 chez
Alcan, et rendu disponible par Albin Michel en 1951. On connaît
le goût de Romain Rolland pour les vastes fresques
biographiques et les œuvres fleuves, comme sa monumentale monographie
de Beethoven, sa grande thèse sur l'Histoire de l'opéra
en Europe avant Lully et Scarlatti, etc. L'un des premiers
français à évoquer les œuvres de Richard Strauss
et Hugo Wolf, le penseur devait se pencher sur la destin de Georg
Friedrich Händel, compositeur sur lequel le début du
20ème siècle avait une vue assez fausse et, par
conséquent, ne tenait pas en très haute estime. Bien
que gentiment soumis à un relatif conformisme moral et
dominé par une naïveté un rien
désuète qui n'a pas toujours en main les données
d'une connaissance véritablement scientifique de certains
aspects de son sujet, ce livre, intéressant à plus d'un
titre pour celui qui désirerait en apprendre sur Romain
Rolland, brosse un portrait attachant et peut-être pas tant
romanesque qu'on pourrait le croire du Grand Saxon. Certaines
considérations sur les parentés de style entre Zachow
et Händel sont certes hasardeuses, les comparaisons, images et
métaphores emphatiques sont plutôt délicieuses,
mais l'effort pour évoquer le climat particulier de
piétisme de l'Université de Halle où Händel
fit ses classes de droit, par exemple, est louable. Le lecteur
n'apprendra guère plus ici qu'en parcourant l'étude de
Jonathan Keates, mais dans un ton qui met en quelque sorte à
sympathique portée de main le Kapellmeister hambourgeois
Reinhard Keiser (1674-1739), "un Mozart de la 1ère
moitié du 18ème siècle", Hasse et les
symphonistes de l'Ecole de Mannheim, le compositeur,
théoricien et criti-que de la musique allemande Johann
Mattheson (1681-1764), et Händel lui-même, bien sûr,
en suivant pas à pas la création de ses opéras,
Almira, Nerone, Rodrigo, et les Cantates romaines de 1708, jusqu'aux
dernières œuvres pour le théâtre, comme Deidamia.
Le compositeur devient ici une
sorte de héros poursuivi par la malchance qui serait
tardivement reconnu par l'Irlande grâce au Messie, puis enfin
par les anglais avec son Juda Macchabeus qui, en 1744, finit de faire
de lui le musicien officiel qu'il voulait être, avec un
succès et une estime qui ne seront désormais plus
discutés - il a soixante et un ans ! Enfin, sa lutte pour la
survie financière s'achève, et sa popularité
gagne les couches bourgeoises de la société anglaise.
L'auteur s'interroge assez pertinemment sur les années qui
suivront la mort de Händel, le 14 avril 1759, présentant
des exécutions déformant affreusement son œuvre, comme
celles du Messie, joué par trente-trois musiciens et
vingt-trois chanteurs de son vivant, voyant à chaque concert
ces chiffres augmenter - cette délirante inflation atteignant
quatre mille participants en 1859, au Festival du Crystal Palace de
Sydenham ! C'est grâce à la fondation de la
Händelgesellschaft en 1856 que put perdurer l'œuvre
händelienne, jusqu'à sa redécouverte au temps de
Romain Rolland, puis lors du renouveau baroque que l'on sait. Enfin,
la dernière partie du livre s'emploie à tirer certaines
conclusions sur l'esprit Händel, les écoles
européennes de l'époque, etc., avec force
préjugés et idées toutes faites, même s'il
n'est certainement pas faux que l'on puisse considérer toute
l'œuvre de Händel comme de la musique de théâtre.
Pour finir, Romain Rolland désigne Beethoven comme
continuateur de Händel !…" (Anaclase)
- Haendel - Haendel le
voyageur - Patrick Ténoudji -
Editions Klincksieck - Musiciens du Monde - mai 1991 / octobre
2002 - 248 pages - 26,68 €
"Ce que l'on nous donne
à lire est un "remake" mal digéré de tout ce qui
s'est écrit ailleurs sur Haendel...des jugements à
l'emporte-pièce tout à fait indignes et des erreurs
inadmissibles...un ouvrage qui se lit néanmoins fort
agréablement." (Opéra International - octobre
1991)
- Haendel - Handel - esquisse biographique - Yvonne Tiénot - Henry
Lemoine - 1948 - 44 pages - env. 17 €
d'occ.
- Harnoncourt
- Le Dialogue
musical - Nikolaus Harnoncourt -
Gallimard - Arcades - octobre 1985 - 350 pages - 13,11
€
"un rassemblement de textes de
conférences et de cours écrits entre 1954 et 1980...une
impression de livre fourre-tout, où se cotoient le meilleur et
le moins pire" (Opéra International - septembre
1984)
- Histoire - Histoire de la musique dramatique -
Gustave Chouquet - Firmin-Didot -
1873 -
- Histoire - Histoire de la
Musique - Collectif - direction
Roland-Manuel
- Gallimard - Folio Essais - 1960/2001 - 4 tomes
- Histoire - Nouvelle histoire de la
Musique - La
Musique des XVIIe et XVIIIe siècles - Henry
Prunières - tome II - Editions Rieder - 320 pages -
1936
- Histoire - Histoire du bel
canto - Rodolfo Celletti - Fayard -
280 pages - mai 1987
- Histoire - Histoire du
théâtre français à Bruxelles au XVIIe
et au XVIIIe siècles -
Henri Liebrecht - Préface de Maurice Wilmotte - Librairie anc.
H. Champion - Bibliothèque De La Revue De Litterature
Comparée -1924 - env. 84 €
- Italiens - La Maison des
Italiens - Patrick Barbier - Grasset et
Fasquelle - janvier 1999 - 19,4 €
"On retrouve Patrick Barbier
pour un troisième ouvrage sur les castrats (voir notre
entretien avec l'auteur dans notre numéro de mars), et c'est
sans doute le plus original de cette trilogie, puisqu'il traite de la
présence régulière et institutionnalisée
de ces chanteurs àVersailles (il est vrai essentiellement
cantonnés au répertoire religieux), au cours des XVIIe
et XVIIIe siècles, alors que la France se distinguait par
ailleurs du reste du monde par le peu de cas qu'elle faisait de l'art
des castrats dans l'opera seria, auquel on préférait la
tragédie lyrique. Cet ouvrage très documenté et
très vivant nous plonge dans le monde de la Cour, avec ses
cabales, ses scandales, ses épîtres délicieuses
et ses pamphlets assassins. On verra, une fois de plus, à quel
point les questions d'ordre politique, social, moral et
esthétique sont toujours très étroitement
imbriquées, quand on parle de musique en France."
(Opéra International - avril 1999)
"L'Italie, puis l'Europe
utilisaient couramment les « voix aériennes » des
castrats. En France, pays du « grand goût », on
aimait les gosiers puissants et les récitatifs chantés
interminables. Mazarin ramena quelques jeunes castrats pour
étoffer les « voix d'enfants » de la Chapelle du
roi, devenues trop rares. Tollé général ! Puis,
les opéras et les concerts accueillirent très tôt
les jeunes chanteurs aux voix « séraphiques » et
sensuelles. Les mises en scène où ils évoluaient
étaient féeriques. On rêvait... Louis XIV (qui
avait l'oreille musicale) fit construire pour les castrats, en 1687,
une maison commune confortable, avec jardin, dans le quartier de
Montreuil, proche de la Cour. Tous étaient bien
rétribués... mais gare aux paresseux ! Leurs
activités durèrent jusqu'à la mort de Louis XVI,
tant à Versailles qu'aux Tuileries. Dans son "Histoire des
castrats", l'auteur évoquait des chanteurs
célèbres. Avec cet ouvrage, il rend justice à
d'autres chantres moins connus dans un livre à la
documentation très sérieuse, fourmillant d'anecdotes
qui le rendent très accessible."
(Présentation)
- Italien -
L'opéra italien au
XVIIIème siècle -
Robert Pitrou
- Larousse - 1950 - 65 pages - env. 13 €
d'occ.
- Italien - L'opéra
italien - Gilles de Van - PUF - Que
sais-je ? - 130 pages - 7,5 €
"L'opéra italien est un
phénomène vaste et complexe qui représente sur
trois siècles une production de plusieurs milliers d'oeuvres.
Pour offrir une vue synthétique, l'ouvrage propose deux
perspectives. D'une part, il considère l'opéra comme
une tradition régulière et continue présentant
quelques traits distinctifs, (primauté des interprètes,
esthétique pragmatique, ect...). D'autre part, il dresse un
panorama d'ensemble de l'évolution du genre en choisissant
quelques oeuvres représentatives d'une époque et d'un
style, de Monterverdi à Puccini."
(Présentation)
- Jacquet de La
Guerre - Elisabeth Jacquet de La Guerre, une femme compositeur
sous le règne de Louis XIV -
Catherine Cessac - Actes Sud - septembre 1995 - 213 pages - 19,51
€
"Un portrait très
vivant et remarquablement documenté...L'étude de
Catherine Cessac met admirablement en perspective l'avènement
de notre héroïne, d'abord en retraçant le parcours
musical des familles Jacquet et La Guerre, puis en suivant pas
à pas le développement d'une "carrière" somme
toute harmonieuse...Catherine Cessac veille à alterner
efficacement le récit des évènements...et
l'analyse succincte, mais pertinente, de ses oeuvres." (Crescendo -
décembre 1995)
"Le présent
ouvrage, consacré par Catherine Cessac à la
compositrice Elisabeth Jacquet de La Guerre, est un modèle du
genre. Grâce à des recherches fouillées, cette
biographie fourmille de faits jusque-là inédits et
dresse le portrait personnel et familial d'une compositrice, tant
face à sa création qu'à son environnement
artistique, social et politique. Ne se pliant pas à la fameuse
division bipartite (la vie et l'oeuvre), cet ouvrage entrelace
finement ces deux aspects sans jamais les asservir l'un à
l'autre. Catherine Cessac présente avantageusement les apports
de cette compositrice, tant à la musique de clavecin et
à la musique de chambre, qu'à la cantate
française...Ajoutons que la lecture en est fort aisée.
A lire sans délai." (Opéra International -
février 1996)
Elisabeth Jacquet de La
Guerre, qui fut surnommée sous le règne de Louis XIV
"la merveille de notre siècle ", n'est pas assez
présente dans nos mémoires. Le livre de Catherine
Cessac, musicologue à qui l'on doit un remarquable Marc-A
ntoine Charpentier publié en 1988 chez Fayard, comble une
lacune. Son étude de l'oeuvre, claire et convaincante, n'a
rien de rébarbatif. Quant à la biographie,
appuyée sur une documentation que l'on peut dire exhaustive,
elle replace Elisabeth Jacquet de La Guerre dans son entourage, dans
les lieux où elle travailla, dans son mobilier même
(connu par son testament), et c'est ainsi qu'à Versailles et
dans l'île Saint-Louis revit la haute figure de cette
géniale musicienne qui ne s'est pas contentée de
charmer son auditoire mais s'est située, comme on le dirait
aujourd'hui, à l'avant-garde de la musique de son temps. (Le
Monde de la Musique - novembre 1995)
- Jélyotte
- Pierre Jélyotte et les chanteurs
de son temps : un ténor à l'Opéra au XVIIIe
siècle - Arthur Pougin - Fischbacher -
1905 - 235 pages - réédition Editions Minkoff -
1973
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