- L'opéra baroque en livres-


 de K à L

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"A la fin de sa vie, Jean-Marie Leclair se retira dans une bâtisse restée longtemps inhabitée, hors de la Porte du Temple. Le 23 octobre 1764, on le retrouva assassiné dans le vestibule de sa maison. Le ou les meurtriers ne furent jamais découverts. C'est à partir de cette donnée que Gérard Gefen a écrit un véritable roman policier. Si l'intrigue est fantaisiste, et si, selon la méthode chère à Agatha Christie, elle désigne divers suspects, tour à tour innocentés, les détails sont exacts, qu'il s'agisse de l'entourage du musicien, de la procédure judiciaire de l'époque ou de la physionomie des quartiers que parcourt inlassablement l'inspecteur chargé de l'enquête. Tout est véridique dans ce roman policier qu'ont préfacé un musicologue (Philippe Beaussant) et un commissaire divisionnaire (Roger Le Taillanter). L'énigme est percée à la fin grâce à un fragment inédit des Confessions d'un écrivain célèbre. Mais j'en ai déjà trop dit... On ne saurait trop conseiller la lecture de ce livre aussi instructif que divertissant." (Le Monde de la Musique - mai 1991) 

"Sur l'énigme de la mort de Jean-Marie Leclair, le 22 octobre 1764, Gérard Géfen choisit de bâtir un récit à mi-chemin de l'enquête policière et du roman historique...Le tableau dressé de Paris au milieu du siècle des Lumières, de sa vie musicale trépidante, de ses bas-fonds sordides, de sa gouaille populaire ou de sa préciosité aristocratique est une véritablement une belle réussite."

"Philippe Beaussant brosse avec talent deux siècles de l'histoire de Versailles...Ce récit passionnant et plein de vie se lit comme un roman...Les deux autres sections, respectivement consacrées à une description des institutions et à une sorte de visiste guidée des multiples lieux où l'on "musique" sont parfois plus techniques...Un excellent ouvrage, très éclairant sur tous les personnages et tous les événements qui ont influé sur une destinée à nulle autre pareille." (Crescendo - avril/mai 1997)

"A suivre le superbe travail de Philippe Beaussant sur Louis XIV, véritable créateur de l'image culturelle de son règne, on mesure à quel point l'origine des talents importe peu : Le Brun ou Bernini, Lulli, Molière ou Racine, chacun a eu un accès direct et privilégié au monarque qui aime partager au plus près l'instant où se joue le savoir de l'artiste. Joueur de guitare plutôt que de luth, danseur exceptionnel, Louis sait que sa gloire - cette notion complexe qui dit d'abord, plus que la célébrité, la dignité ou la distinction, ce sentiment de "ce qu'on se doit à soi-même" - tient à la façon dont il met en scène la majesté royale". (Le Monde) 

"Ce qui demeure, ou ce qui revient à l'esprit lorsqu'on songe à Louis XIV, c'est d'abord cette tentative incroyable de faire rejaillir sur son nom tout ce qui a pu se faire de beau de son temps, comme si c'était lui qui l'avait fait, et non Mansart, Le Brun, Racine et Lully." Avec Louis XIV artiste, Philippe Beaussant fait apparaître un Roi-Soleil insolite, joueur de guitare et danseur étoile. Imaginatif, se rêvant comme un héros de roman ou une réincarnation d'Alexandre le Grand, ce roi bâtit Versailles pour y faire la fête et non pour qu'on s'y ennuie, il choisit les sujets d'opéra pour s'y regarder comme dans un miroir, en Jupiter ou en Apollon." (Présentation)

"L'auteur livre au public la "substantifique moelle" de ses précédents travaux (une thèse de doctorat "Versailles et les Musiciens du Roi" de 1971). En 128 pages, riches de faits et réflexions, directes autant qu'agréables à lire, nous voici plongés au coeur même des institutions qui règlent la vie musicale quotidienne de la nation"..."Passionnée par son sujet, Marcelle Benoît nous le rend passionnant : une jolie réussite" (Opéra International - avril 1983)

"François Bluche voit large : le Dictionnaire du Grand Siècle correspond aux règnes des trois premiers Bourbons, Henri IV, Louis XIII et Louis XIV. De 1589 à 1715, le dictionnaire aborde les plus belles heures de la France de l'Ancien Régime. La monarchie absolue, celle de Sully, Richelieu, Mazarin et Colbert, les problèmes économiques, les guerres de religion et la contre-réforme sont les rendez-vous naturels de cet instrument de référence. De Montaigne à Montesquieu, les lettres et les arts ont une place privilégiée témoignant des talents de la France classique et baroque, et n'en déplaise à Monsieur Vauban, les pays européens importants ne sont pas oubliés." (Amazon)

"Auteur de nombreux articles sur la question, et notamment d'un Que sais-je ? (1/1966) sur l'Histoire du ballet, Marie-Christine Christout résume, dans la collection « La vie musicale en France sous les Rois bourbons », les résultats de sa vaste expérience du genre très cultuvé lors de la Régence et à la courdu Roi Soleil, période de faste. L'auteur a exploité systématiquement des sources originales manuscrites, imprimées et illustrées. Elle situe ce répertoire compllexe dans son véritable cadre événementiel et psuchologique, insiste sur les mises en scène, évoque Lully (mort en 1672) et son privilège, quelques danseurs célébres. Elle aborde quelques traits théoriques, par exemple celui de Claude-François Ménstrier(s.j.)..., et propose une syntèse des éléments constitutifs du Ballet :livret, musique, danse, costumes,décors et machines. Une bibliographie,plusieurs index et une table des illustrations rehaussent encore la valeur de cet ouvrage indispensable." (Présentation)

"Donner à réfléchir sur la place singulière qu’occupa la musique au temps de Louis XIV. Voir comment elle était perçue à la cour ou dans le reste du royaume ; comment le roi l’appréciait, comment il en fit une véritable affaire d’état ; comme elle se représentait, se pensait, comment elle se vivait dans les différents rituels profanes ou religieux ; quels étaient enfin ses rapports fluctuants et toujours complexes avec les autres formes artistiques auxquelles elle est constamment associée : poésie, théâtre, danse.

Regards croisés d’historiens de l’art, de la religion, de la littérature, de musicologues sur l’une des expressions artistiques les plus éphémères pour laquelle le roi Louis consacra tant de dépenses, jugeant que ce superflu était la plus belle marque de sa magnificence, de sa puissance et de sa grandeur. Cet ouvrage a été réalisé avec le concours d’Alberto Ausoni, Jean-Yves Hameline, Jean Duron, Philippe Beaussant, Anne-Madeleine Goulet et Edmond Lemaître." (Présentation CMBV)

"Sous le règne de Louis XIV, l'opéra s'affirme comme le spectacle à la mode à la Cour comme à la ville. Cet essai ressuscite les débuts de l'Opéra à Paris: les péripéties des premières créations, les démêlés de l'institution avec les créanciers comme avec le pouvoir, les conditions des représentations, la vie bigarrée de la troupe enfin.Nous assistons à la naissance d'un public dont les habitudes et les goûts déterminèrent les traits du drame lyrique en France" (Alapage)

"L'auteur a remué pendant quinze ans les archivces administratives pour narrer en pages toujours brillantes les aléas des différents directeurs, la vie de la troupe, la formation d'un public qui découvre la naissance d'un nouveau genre musical, la tragédie lyrique...Un tableau chronologique de Pomone de Cambert (1671) aux Plaisirs de la Paix de Bourgois (1715) complète heuerusement cette synthèse." (Opéra International - juillet/août 1993)

 

"Enquêteur minutieux, le musicologue et historien d’art Jérôme de La Gorce s’est lancé sur la piste des Vigarani dans les archives de Modène, Florence, Paris et Stockholm. Carlo, le plus connu de la dynastie, a été quelque peu éclipsé par la xénophobie française qui s’est abattue sur les artistes ultramontains du Grand Siècle. Il fut pourtant l’acteur clé de ses enchantements, entre Torelli et Berain. Les Vigarani, parce que leur art festif fut éphémère, ont bien failli disparaître des mémoires, n’étaient les gravures d’Israël Sylvestre et de Lepautre.

Des origines jusqu’au blason et au château de Saint-Ouen, l’ouvrage retrace l’ascension vers la gloire d’un fabuleux concepteur de spectacles dont l’éreintant travail apparaît ici avec les coulisses du règne de Louis XIV. Il nous offre un passionnant relevé de cette partie peu regardée des arts du spectacle et trace le bilan d’une carrière à la cour de France, tout en se lisant comme l’itinéraire d’un artisan génial dont on rapprochera le destin de celui des Francine, les fontainiers du roi, et bien sûr de Lully. Parfois surabondant quant au copieux descriptif d’une pompe versaillaise luxueuse jusqu’à l’écoeurement, on reste pourtant sur notre faim en ce qui concerne la technique des fameuses « machines », un sujet dont on aurait aimé que le détective La Gorce nous livre les secrets de fabrication. Parce que Vigarani les a emportés dans sa tombe ?" (Classica - septembre 2005)

Les Grandes Heures de l'« Opéra Gabriel » décrites par Mlle Rose-Marie Langlois, assistante au Musée deVersailles, chargée de l'organisation des conférences-promenades à l'Opéra, au lendemain de la réception de la reine Élisabeth d'Angleterre, en avril 1957, marquant la fin de la restauration de l'Opéra dans son état d'origine.

 

"Au siècle de Louis XV, la haute figure de Jean-Philippe Rameau est incontournable. Musicien de génie, théoricien visionnaire, son œuvre, sitôt écrit, devient référence, modèle pour toute une génération d’artistes. Rameau résume en quelque sorte l’essor de la musique française entre la génération post-lulliste et celle de Gossec. Le règne précédent avait permis l’émergence et l’affirmation d’un style propre au royaume ; là, sur cette base, les formes évoluent, comme la langue et la grammaire musicale, comme l’instrumentation. C’est l’époque des grandes audaces et des utopies. C’est l’âge d’or de la musique française où émerge une pléiade de talents nouveaux, sans cesse renouvelée.

Regards croisés d’historiens de l’art, de la religion, de philosophes, de musicologues cet ouvrage a été réalisé avec le concours de Florence Gétreau, Alexis Meunier, Philippe Vendrix, Raphaëlle Legrand, Thierry Favier, Catherine Kintzler et Jean Duron." (Présentation CMBV)

"Henry Guichard d'Hérapine, conseiller du Roi Soleil, dévoile ce que fut réellement le plus grand musicien de l'opéra français, le despote Lully. Gendre de l'architecte Le Vau, lié à Molière, médiocre librettiste, intrigant, il fut accusé par Lully de tentative d'empoisonnement. Un long procès s'ensuivit. Puis la longue incarcération de Guichard. Il partit pour l'Espagne. Séjour malheureux. Il vint en Dauphiné où l'évêque de Valence, Daniel de Cosnac, l'appelle en 1684 pour administrer l'hôpital général. A la Révocation de l'Edit de Nantes, l'évêque transforma l'hôpital en prison pour les Réformés, si bien que Guichard, malgré lui, était honni des protestants de Valence. Il partit alors pour Grenoble en 1687, l'année où devait mourir Lully." (Présentation)

On pourrait croire que dans une période aussi troublée que la Fronde, on était occupé à faire la révolution, ou à l'empêcher. Pas du tout. On dansait. Tout le monde dansait, à commencer par le roi, qui avait quinze ans. La chance de Lully fut d'arriver à temps pour le bal. Il est vrai que ce qui caractérise le personnage, c'est de toujours tout faire exactement à temps et à propos. Danseur, chorégraphe, mime, violoniste, compositeur, metteur en scène, administrateur, spéculateur : il fut tout cela, et aussi un mythe, c'est-à-dire un révélateur. Italien, doué d'un pouvoir prodigieux d'assimilation, Lully a traversé le règne de Mazarin et celui de Louis XIV en se modelant aux sinuosités de leur histoire. A travers lui, on découvre tout le XVIIème siècle, et on y lit des choses auxquelles on n'aurait pas pensé (Alapage)

"Le livre de PhilippeBeaussant est un pur chef d'oeuvre : à la fois ouvrage d'historien, de musicologue,e de chercheur et d'esthète...Tout a été mis en oeuvre pour que ce volumesoit une réussite totale : les tableaux chronologiques, les index, la bibliographie, les notes et une série de photos noir et blanc ou couleur à la fois attrayantes et utiles. (Opéra International - mai 1992)

Baptiste

"Vincent Borel propose avec Baptiste un roman unique en son genre : les Mémoires apocryphes du compositeur français d'origine italienne Jean-Baptiste Lully" (Fnac)

"Vincent Borel ne résiste pas à la tentation de se glisser dans la peau de Lully et écrit à la première personne des sortes de mémoires apocryphes...Grâce à une maîtrise confondante de la langue du XVIIe siècle, nous entrons dans le vif du sujet et nous lisons cette fiction avec avidité, comme s'il s'agissait d'un mélange des Laisions dangereuses et d'un roman de cape et d'épée." (Opéra International - novembre 2002)

 

"Quelques mots simples pour vous mettre sur la piste de mon roman : "Le fracas du Soleil ou Jean-Baptiste Lully le musicien du roi". "Fracas" parce que ce livre est construit autour de la légende de Phaéton, ce jeune héros qui, un jour, emprunta le char du soleil, son père, atteignit le zénith, mais finit par mordre lamentablement la poussière. Or qui est donc Phaéton dans cette histoire ? Louis XIV ? Lully ? Vous le saurez lorsque vous parviendrez aux dernières pages de cette aventure musicalo-amoureuse. Par ailleurs, si j'ai choisi de passer quatre ans de ma vie en compagnie de Jean-Baptiste Lully c'est parce que cet Italien qui enfanta l'opéra français vers 1670 était vraiment un être irrésistible. Ce qui m'a fasciné, chez lui, c'est ce feu intérieur qui l'animait sans cesse et cette fringale d'innovation. Je pense que, s'il vivait aujourd'hui, il serait à la fois Bill Gate et Steven Spielberg. En effet, à l'époque tout Paris se pressait dans son théâtre du Palais-Royal, rue Saint-Honoré, pour y voir voler les machines fantastiques de Persée ou Armide, chanter et danser sa troupe, un peu comme on va, de nos jours, se laisser éblouir au cinéma par les effets spéciaux de "Jurassic Parc" ou "Titanic". Enfin, mon héroïne, Marie Mancini, nièce du cardinal Mazarin, va vous conduire, je l'espère, vers une bouleversante histoire d'amour et d'amitié, sorte de "Jules et Jim" transposée au Grand Siècle. Bon voyage et que le char du soleil vous conduise avec bonheur sur ces chemins de légendes de Marie, Louis, Baptiste et quelques autres astres !" (Marc David)

Jean-Baptiste Lully ou la naissance de la tragédie lyrique

"Jean Gallois inaugure la collection par un Lully...L'oeuvre de Lully est présentée sans s'abstraire du contexte historique. En même temps qu'un livre sur le musicien, c'est un portrait de Louis XIV et l'évocation colorée de Versailles qui sont proposés au lecteur dans un récit d'une clarté exemplaire" (Le Monde de la Musique - septembre 2001)

"Haymann raconte simplement la vie tumultueuse du Florentin...Les fastes du grand siècle et les coulisses de l'Opéra intéressent l'auteur bien plus que notre musicien." (Opéra International - mai 1992)

"C'est une biographie entièrement renouvelée qu'offre ce livre, permettant de mieux connaître les origines familiales du compositeur et d'éclairer sa personnalité, mais aussi de suivre les différentes étapes de sa carrière à la cour de Louis XIV, ses rapports avec le roi, son incroyable ascension sociale et même sa vie privée défrayant parfois la chronique. L'étude de l'abondante production de Lully est également traitée sous un jour nouveau et fait l'objet de la première exploration complète à travers les différents genres abordés : ballets, comédies-ballets et autres pièces à intermèdes, opéras, petits et grands motets." (Alapage)

"L'ouvrage consacré à Lully le plus informé et le plus complet qui soit...Avec force détails, Jérôme de La Gorce raconte la formidable ascension de "Baptiste",...nous fait vivre la colaboration avec Corneille, Racine, Quinault et Molière, la construction de son hôtel de la rue Sainte-Anne, son accession à la direction de l'Académie royale, son exceptionnelle réussite professionnelle, puis sa disgrâce, jusqu'au coup de canne fatal qui entraînera sa mort...La seconde partie de l'ouvrage se consacre à l'étude des oeuvres, classées par genre, et à l'analyse du style du compositeur." (Le Monde de la Musique - juillet/août 2002)

"On ne s'étonnera pas de trouver le plus généreux assemblage de pièces, témoignages et réflexions jamais inspirés par le Surintendant. Où la tradition avait établi des certitudes, l'auteur rétablit le doute ; et de nombreuses erreurs sont définitivement corrigées....L'unique volume se compose de deux parties égales : la Vie (350 pages) et l'Oeuvre (400 pages)...Chaque chapitre est divisé en sections d'une abord facile...La somme est considérable, la valeur des documents indiscutable, le style équilibré entre examen et enthousiasme...Indispensable." (Diapason - juillet/août 2002)

"À partir d’une exploration, à la fois scientifique et sensible, des archives française et étrangères (notamment florentines), Jérôme de La Gorce reconstitue le destin romanesque d’un homme dont le désir d’apparaître aura été au moins aussi fort que celui de son illustre protecteur... Quant à l’étude de l’œuvre de Lully, elle est l’objet d’un travail exemplaire et original : classée par genre, puis regroupée dans un catalogue chronologique, elle est analysée à la lumière des recherches les plus récentes par un auteur si familier du Grand Siècle, qu’il en devient aujourd’hui un des « témoins » indispensables de son génie. Un livre idéal pour remettre le surintendant sous son juste soleil." (Altamusica)

"Jérôme de La Gorce nous invite au cœur de la création, dans l'atelier de Lully. A l'image du visuel de couverture - le superbe buste de bronze sculpté par Collignon, c'est l'homme qui se précise peu à peu...Chemise ouverte, perruque asymétrique, il incarne ce champion de travail, cette force à l'œuvre qui suscite d'emblée l'admiration. Energie centralisatrice, jalouse de son pouvoir, exclusive, il n'a cessé de penser la musique en renouvelant les formes et les sujets, associant les genres, comédies, ballets, tragédies... Puissant alchimiste de l'invention nouvelle, Lully se révèle sous la plume de l'auteur, un démiurge bouillonnant d'idées et de projets dont l'invention de la "tragédie lyrique" n'est pas la moindre création. Né Florentin, il fut capable d'inventer l'opéra français. Et l'auteur explique les raisons personnelles de cette aptitude exceptionnelle. 

Le texte est divisé en deux parties selon un plan déjà testé : la vie puis l'œuvre. Certains faits transmis par la rumeur et l'habitude sont révisés. L'on est surpris d'apprendre par exemple que le premier compositeur du royaume fut soucieux d'ouvrir les représentations de ses opéras au peuple. Si ses ouvrages devaient convaincre le Roi, la Ville aussi n'était pas en reste et souvent, ce qui était critiqué à la Cour, du fait des jaloux et des rivaux (le castrat Melani par exemple pour lequel rien n'était suffisant pour conspirer contre la position du Florentin), était porté en triomphe par les spectateurs du Palais Royal à Paris. 

Lully, compositeur mégalomane, tourné essentiellement vers le plaisir du Roi : nous le connaissions. Lully, créateur visionnaire, généreux et critique, soucieux de l'accueil de ses œuvres envers le petit peuple de la rue : voici une piste mésestimée à suivre de près. En un siècle où le souverain défaisait ou confirmait la position des artistes, parler de Lully c'est parler du roi. De "Atys" à "Phaeton", c'est l'histoire du goût royal qui se dessine. Histoire semée de "scandales et d'affaires" où tout, exposé à la faveur royale, devient politique. L'auteur nous explique aussi les changements des protecteurs, après Louis XIV , c'est le Dauphin qui se passionne pour l'opéra. Il évoque les évolutions de la sensibilité qui fait succéder aux grandes célébrations mythologiques (Thésée, Proserpine, Persée) à l'honneur jusqu'au décès de la Reine, les nouveaux opéras chevaleresques (Amadis, Roland, Armide). Ce sont les partis dominants qui émergent après Colbert et Perrault, s'imposent Louvois et ses "champions" Racine et Boileau, les adversaires de Quinault. 

Grâce à la masse documentaire réunie par la passion de l'auteur, surgit la "seconde armée" dont nous parle La Fontaine, entièrement inféodée au service du souverain qui ne cessait de travailler à la création des ouvrages de Lully. Armée d'artistes à la mesure du chantier de Versailles, plusieurs dizaines de corps de métiers ressuscitent pour la scène : peintres, décorateurs, machinistes, danseurs, chorégraphes, librettistes, musiciens et chanteurs.... tous électrisés sous les feux de la comète Lully. De l'homme, Jérôme de la Gorce ne masque rien non plus : en particulier ses frasques amoureuses qui suscitant le scandale ne tardèrent pas à fâcher définitivement le souverain. La figure du musicien occupe une place singulière : insupportable et incontournable. Episodes de la vie du premier musicien du règne, peinture aussi d'une époque qui sacrifie tout sur l'autel de la beauté et de l'art, le livre de Jérôme de La Gorce trace des nouveaux champs d'investigation. En redessinant l'aventure musicale du Grand siècle, à la fois individuelle et collective, surtout humaine, cette nouvelle biographie signée Fayard se révèle indispensable". (ConcertClassic) 

Lully - La Laurencie - Les Introuvables

Louis XIV et Lully

"La musique, les livrets, la danse, la mise en scène par L. de la Laurencie, H. Prunières, X. de Courville, A. Levinson. Vie de Lully ; le triomphe de Lully aux Champs-Elysées" (Présentation)  

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