- L'opéra baroque en livres-


de P à S

retour / suite


Jean-Baptiste Pergolèse

"Publié à l'occasion des Folles Journées de Nantes (22-26 janvier 2003) consacrées à la musique italienne du XVIe au XVIIIe siècle"

http://books.google.fr/books?id=8gZXAAAAMAAJ&printsec=frontcover&dq=Madame+de+Pompadour+et+la+cour+de+Louis+XV

"Fidèles à l'esprit de la collection "Découvertes", où l'écriture est autant textuelle qu'iconographique, les auteurs de ce Purcell s'intéressent à brosser un panorama de l'Angleterre dans laquelle évolua le compositeur. La vie institutionnelle de l"Orphée britannique", et les incidences que ses diverses fonctions et les profonds aléas politiques eurent sur son oeuvre, y sont pertinemment présentés. De plus, ce volume s'achève sur diverses annexes fort utiles : l'appréciation de Purcell depuis sa mort, une brève - mais fort documentée - étude sur Didon et Enée et les semi-opéras, un éclairage sur les diverses pièces de clavecin récemment découvertes, et l'apport d'un interprète actuel sur des partitions quelquefois lacunaires." (Opéra International - janvier 1996)

"L'illustratton mord sur le texte : telle est la règle adoptée par la collection " Découvertes " qui, avec ce Purcell, en est à son 252e titre. Quel que soit l'attrait de l'image, il serait toutefois dommage de se contenter de feuilleter l'ouvrage dû à la collaboration de William Christie pour les définitions du baroque musical et à Marielle D. Khoury pour la partie historique. C'est moins, sans doute, une biographie telle qu'on la conçoit généralement, vivante et nourrissant l'imagination du lecteur, qu'un résumé que viennent heureusement compléter les 40 pages d'annexes (glossaires, synopsis des opéras, problèmes d'interprétation, découvertes récentes) où l'illustration est plus sobre. " (Le Monde de la Musique - novembre 1995)

Purcell

"Réalisé avec le concours de l'Institut de Danse et de Musique Anciennes, voici un ouvrage qui, avec des articles concis mais visant à l'essentiel, renseigne avec précision...de l'analyse d'oeuvre musicale ou théorique au recensement des principaux personnages qui gravitent dans les opéras ou même dans le propre théâtre intime du musicien"..."Un Rameau de A à Z qui n'a pas à s'excuser de son titre." (Opéra International - juillet/août 1983)

 

"Le Catalogue thématique des œuvres musicales de Jean-Philippe Rameau comprend cinq tomes consacrés à la musique instrumentale et vocale (t. 1), aux livrets (t. 2), à la musique dramatique (t. 3 et 4) et aux outils de recherche (t. 5 ; index, bibliographie, chronologie, etc.). Le deuxième tome du Catalogue thématique, après une large introduction, recense tous les livrets et autres sources littéraires des opéras de Rameau conservés dans les bibliothèques françaises et étrangères. Destinée aux musicologues et interprètes, mais aussi aux littéraires, spécialistes du théâtre et historiens d’art, cette étude démontre l’importance du livret d’opéra pour la genèse d’une œuvre, sa diffusion, ses modes de mise en scène et sa réception sociale." (CNRS Editions)

Jean-Philippe Rameau

4e numéro de la revue Euterpe. Contient également : Le cycle et l'exposition Rameau à Dijon par Jean Rigaud, une discographie par Marcelle Benoît et des échos radiophoniques par A. M.

Jean-Philippe Rameau

"La réédition du monumental ouvrage de Girdlestone, la Bible de tous les ramistes, paru à Londres en 1957, édité en France en 1962"..."Outre ses trois cent vingt exemples musicaux, aussi heureusement choisis que savoureusement commentés, ce livre offre une biographie d'une rare précision (62 pages), et des analyses dramatiques et musicales parallèlement suivies des principaux opéras"..."On appréciera la mise à jour de la bibliographie, ainsi qu'une discographie commentée, et surtout les dix-sept illustrations..." (Opéra International - juillet/août 1983)

"Ce livre est une première : ni biographique, ni musicologique, c'est en France le premier essai consacré à Rameau, le compositeur et le penseur"....."Catherine Kintzler, en philosophe experte, dégage les grandes lignes de l'esthétique ramiste, leur aboutissement - la tragédie lyrique - et leurs prolongements. Et c'est peu de dire que sa recherche est menée avec une intelligence et une précision, une clarté et une acuité qui ne peuvent qu'honorer son auteur". (Opéra International - juillet/août 1983)

Rameau

"Ce petit volume synoptique...relève davantage du guide touristique en se voulant pratique, complet et accessible à tous"..."Bref un ouvrage fonctionnel, sans prétention" (Opéra International - avril 1983)

"Avec ce Traité de 432 pages réparties en quatre Livres ("Du rapport des raisons et proportions harmoniques", "De la nature et de la propriété des Accords et de tout ce qui peut servir à rendre une musique parfaite". "Principes de composition". "Principes d'accompagnement" )sont consignées les règles de l'harmonie moderne qui a dominé la musique pendant près de trois siècles, jusqu'à Debussy. Les trois tomes proposés par Fuzeau reprennent tous les écrits théoriques - et ils sont nombreux -. ainsi les "Pièces de clavecin avec une méthode pour la mécanique", "Nouveau système de musique", "Remarques sur les différents genres de musique", "Observations sur la méthode d'accompagnement". "Plan abrégé d'une nouvelle méthode d'accompagnement". "Discours sur l'harmonie", "Démonstration du principe de l'harmonie", "Vérités intéressantes", "Vérités également ignorées et intéressantes tirées du sein de la nature", "Origine des sciences", "Code de musique pratique". "Observations sur notre instinct pour la musique",... On trouve également des articles de l'Encyclopédie et leur critique par Rameau, la polémique avec Montéclair, les correspondances. les articles parus dans les gazettes et les préfaces aux oeuvres. Un corpus inépuisable à mettre sous le sapin !" (Crescendo - décembre 2004)

"Décrié, conspué, parodié, sujet de vives polémiques, Rameau (1683-1764) qui reste curieusement absent des scènes lyriques, dont "aucune intégrale discographique n'a jamais été envisagée", a cependant régné sur la scène de l'Académie Royale pendant plus de 50 ans, longévité remarquable si l'on s'en rapporte à la versatilité du public parisien de l'époque. Rameau reste le plus grand compositeur français des Lumières.

Le texte découpe le tempérament fort mais attachant du compositeur, auteur d'Hippolyte et Arice (1733), en plusieurs facettes : biographie, l'idéaliste au caractère de feu, l'inventeur, le compositeur, Rameau et l'opéra, les oeuvres pour la scène lyrique... Chef aimant le théâtre et la dramaturgie, Rousset analyse à sa façon chacune des sept tragédies lyriques de Rameau. Il a démontré récemment une belle affinité avec la noirceur fantastique de Zoroastre à Drottningholm, fixé au dvd par Opus Arte, en une captation jubilatoire (juillet 2006). Le chef, fondateur de son ensemble Les Talens Lyriques, restitue très efficacement les données clés de chaque ouvrage: genèse, influence, réception, scènes marquantes... D'autant que l'approche critique couvre aussi tous les autres ouvrages scéniques: opéras-ballets, comédies dont les trop rares (et non moins exceptionnels: Platée ou Zaïs).

En une conclusion qui regroupe les réflexions émises quant au corpus lyrique, sujet central de l'opuscule, l'auteur formalise les aspects de l'oeuvre qui compliquent toujours sa pleine redécouverte et l'engouement qu'il devrait susciter auprès du grand public. Question de la forme musicale parfois archaïque comme ses ballets chantés, question de ses livrets d'une maigreur indigne de sa musique, question non moins centrale des chanteurs dont le style vocal doit répondre aux exigences de déclamation et d'intelligibilité spécifique... Plongeant dans les oeuvres, souvent très fouillée sur le plan des indications esthétiques de l'époque (grâce à de nombreux témoignages contemporains rapportés), la lecture s'avère fondamentale pour mieux connaître l'oeuvre de Rameau, génie polymorphe capable d'un jaillissement et d'un renouvellement permanents de l'inspiration. Souhaitons que le cercle des admirateurs du compositeurs s'élargisse, que les directeurs des salles osent programmer les opéras de Rameau, qui même sans supports visuels ou scéniques (certes coûteux), sont capables de s'imposer et de frapper l'esprit comme l'imaginaire par la dramaturgie de la seule musique." (Classique.news)

"Christophe Rousset, claveciniste et chef d’orchestre des Talens Lyriques, nous offre dans un livre concis, clair et passionnant sa vision du compositeur. En six chapitres d’un petit livre, qui ne ressemble pourtant pas à une bible pour spécialiste, cet ouvrage est en fait une monographie exhaustive qui nous permet de découvrir toutes les facettes d’un personnage qui de son temps souleva les passions, les polémiques, « fut autant joué que parodié » et « écrivit autant d’articles et d’ouvrages théoriques » qui firent de lui, autant un homme de science qu’un musicien qui composa une musique « révolutionnaire », devenant ainsi le plus grand compositeur français du XVIIIe siècle. " (ResMusica)

"Le chef et claveciniste Christophe Rousset gratifie Rameau d'une plaquette légère destinée au plus grand nombre. Y aura manqué l'ultime relecture qui eût gommé plusieurs fautes d'étourderie. mais le novice trouvera à ce « Rameau » élémentaire d'autant plus d'intérêt que les larges fragments des premiers biographes Hugues Maret et Chabanon qui l'émaillent joignent l'ultime à l'agréable. " (Diapason - janvier 2008)

"Le livre de Christophe Rousset est, pour faire la connaissance d’un des plus grands musiciens français, un guide sûr. Claveci­niste et chef d’orchestre, l’auteur sait, par son expérience d’inter­prète, de quoi il parle. Le format modeste de son livre l’empêche d’être exhaustif. Ce qu’il a cher­ché, c’est à donner un portrait aussi vivant que possible du mu­sicien de Dardanus et des Indes galantes. Le pari est tenu." (Le Monde de la Musique)

"Sommaire : Préface - Pyrame et Thisbé, du mythe à l’opéra - Comment lire le livret de Pyrame et Thisbé ? - Les danses dans Pyrame et Thisbé - Livret - Parodies : Riccoboni et Romagnesi - Pyrame et Thisbé, 1726 - Anonyme - Parodie de Pyrame et Thisbé - Favart - Pyrame et Thisbé, 1740 - Valois d'Orville - Le Quiproquo ou Polichinelle Pyrame, 1740 - Riccoboni - Pyrame et Thisbé, 1759 - Annexes 

Avec les contributions de Pauline Beaucé, Céline Bohnert, Loïc Chahine, Nazin Lebdai, Benjamin Pintiaux, Bertrand Porot, Aude Rabillon. Préface de Françoise Rubellin. Ce volume comprend le livret de La Serre de 1726 (musique de Rebel et Francoeur), la parodie de Romagnesi et Riccoboni (Comédie-Italienne) 1726, la parodie de Favart (Foire Saint Germain), la parodie pour marionnettes Le Quiproquo ou Polichinelle Pirame de Valois d’Orville (Foire Saint Germain), la parodie anonyme Polichinelle Pirame, la parodie de Riccoboni de 1759 et une scène critique de l’opéra, extraite des Noces de Pluton et Proserpine de Fuzelier. Sont également proposées les partitions de tous les airs (avec les paroles) de la parodie italienne Pyrame et Thisbé de 1726.

Le mythe de Pyrame et Thisbé fut longtemps l’un des plus célèbres en Europe, spécialement du XVIe au XIXe siècle. Il inspira à Shakespeare, la même année, Roméo et Juliette et Le Songe d’une nuit d’été. Théophile de Viau, Pradon, Puget de La Serre donnèrent trois tragédies sous ce titre au siècle suivant. Source infinie d’inspiration pour les beaux-arts en Europe, il fut illustré notamment par les peintres Poussin, Leclerc, Van Dyck, Bramer, Hondius ; il orna toutes sortes de supports. Pourquoi une telle fascination depuis Ovide ?Au XVIIIe siècle, à peine un opéra a-t-il été représenté à l’Académie royale de musique de Paris, qu’il est parodié à la Comédie-Italienne ou dans les théâtres de la Foire. Après avoir pleuré à la tragédie en musique, le public s’empresse de rire lors de sa reprise burlesque avec Arlequin ou Polichinelle.

En 1726, deux jeunes violonistes, Rebel et Francœur, s’associent au librettiste La Serre pour donner une tragédie en musique, Pyrame et Thisbé, à partir d’un mythe célèbre à l’origine de Roméo et Juliette. Cet opéra rencontre alors un vif succès, comme en témoignent, consécration paradoxale, les multiples parodies qu’il inspire à ses contemporains. Si une parodie se savoure par rapport à l’œuvre qu’elle prend pour cible, s’y ajoute le plaisir de la lecture en série : dans les cinq que nous publions, on verra que le monstre de l’opéra devient selon les auteurs un cerf, un lion, un loup, un trio médical...Ces parodies toucheront aujourd’hui aussi bien des comédiens, des metteurs en scène, des musiciens et musicologues, des amateurs de théâtre, que des lecteurs prêts à rire, tout simplement." (Présentation de l'éditeur)

"L'ouvrage collectif qui regroupe les conclusions des chercheurs de l'Université de Nantes, souligne le succès de la tragédie lyrique de Rebel et Francoeur à travers reprises et parodies. Eloquence du travail d'équipe, valeur de la découverte sous le prisme de ses propres avatars... que demander de plus? Lecture incontournable." (Classique.news)

"Musicien quelque peu oublié de nos jours, en retrait d'André Campra, de Jean-Philippe Rameau, ou encore de son beau-frère, Michel-Richard de Lalande, Jean-Féry Rebel mérite pourtant une meilleure place. Ses multiples activités au sein des illustres institutions que furent la Musique de la Chambre du roi et l'Académie royale de musique, son appartenance à une dynastie de musiciens qui s'étendit sur trois générations, ses compositions enfin, notamment dans le domaine de la sonate (dont il fut l’un des premiers représentants en France et sûrement le plus brillant) et de la symphonie de danse (Les Éléments, oeuvre considérée en son temps et encore aujourd’hui comme un chef-d’oeuvre) en font une figure majeure de l'histoire de la musique française de la première moitié du XVIIIe siècle. Élève de Lully, Rebel fut violoniste, claveciniste, batteur de mesure et compositeur. Imprégné de musique d'opéras qu'il accompagne, puis qu'il dirige, il témoigne du désir d'exercer son talent dans le répertoire dramatique, avec le genre le plus important alors, la tragédie lyrique. Mais il est certain que son goût particulier pour la danse est à l'origine de ses pièces les plus personnelles puisque c’est la première fois que, sous sa plume, cet art acquiert un statut autonome. Dans Le Chaos qui sert de prologue aux Éléments, Rebel déploie un langage audacieux, très personnel, dont il est difficile de trouver l'équivalent chez ses contemporains. Avec cette pièce, il franchit un cap décisif dans l'esthétique musicale française. Non plus assujettie à un texte présent ou sous-jacent, la musique est en voie de se constituer comme un langage à part entière. Cet ouvrage, première monographie sur le compositeur, est complété par des annexes comprenant notamment le catalogue de son oeuvre." (Présentation)

Biographie érudite sans jargon, études des oeuvres assortie d'exemples musicaux, catalogue soigné : une chance pour cet « esprit curieux et ouvert »qui se sera intéressé « surtout à ce qui est nouveau » avant de mettre à son art le plus étonnant point final, ce « Chaos » où prend forme le futur poème symphonique. (Diapason - janvier 2008)

 

Alessandro et Domenico Scarlatti

"Publié à l'occasion des Folles Journées de Nantes (22-26 janvier 2003) consacrées à la musique italienne du XVIe au XVIIIe siècle"

"Alessandro Stradella fut un musicien de génie. Il vécut à Rome, à Venise et ailleurs au XVIIe siècle. Il résume le baroque à lui tout seul, dans ses opéras comme dans sa vie. A peine était-il mort que les imaginations s'enchantaient de ce destin plein de musique, de femmes, d'enlèvements et de cavalcades. J'en ai fait un roman. Je m'efforce d'y raconter cette histoire où les aventures de cape et d'épée le disputent à la musique, et où le lecteur sera bien en peine de démêler ce qui est vrai de ce que j'invente : d'ailleurs, je ne lui cache pas que c'est un jeu, précisément, de cache-cache. Si je dis la vérité, personne ne me croira, et si j'invente, personne ne s'en apercevra. Il n'y a donc aucun inconvénient à avouer avant de tricher. Mais est-ce que j'invente ? Quand j'invente, d'où cela me vient-il ? Quand Stradella compose, d'où lui vient sa musique ? Quel rapport entre sa musique et lui ? Entre la belle Ortensia, qu'il a enlevée à Venise, et lui ? Entre elle et elle, habillée en garçon, vraie chanteuse et faux castrat ? Entre le jaloux, elle, lui et moi ? Comment ce que vit Stradella devient-il musique ? Et comment cela devient-il roman ? Cela fait un roman à double et à triple fond, où tout est miroir, vrai faux et faux vrai." (Philippe Beaussant) 

    retour haut de page

suite

retour page d'accueil