IPHIGÉNIE EN TAURIDE

COMPOSITEUR

Henry DESMAREST / André CAMPRA
LIBRETTISTE

Joseph-François Duché de Vancy / Antoine Danchet
    

Tragédie en musique en cinq actes et un prologue, commencée par Henry Desmarest, aux environs de 1696, sur un texte de Joseph-François Duché de Vancy. Obligé de quitter la France pour la Belgique, puis l'Espagne, il laissa l'oeuvre inachevée.

Elle fut achevée par André Campra avec le concours d'Antoine Danchet. On doit à Campra le prologue entier, la plus grande partie de l'acte V, deux airs du Ie acte, un air du IIe et du IIIe acte, deux airs du IVe acte.

Elle fut créée à l'Académie royale de musique, le 6 mai 1704, et accueillie froidement. La distribution réunissait : Hardouin (L'Ordonnateur des Jeux), Mlle Maupin (Diane) et Boutelou (Un Habitant de Délos) pour le prologue, Mlle Journet (Iphigénie), Thévenard (Oreste), Mlle Armand (Electre), Poussin (Pylade), Dun (Thoas), Hardouin (L'Océan), Chopelet (Triton), Mantienne (le Grand Sacrificateur).

Elle fut reprise :

A l'annonce de cette reprise, Bachaumont notait, le 15 septembre : Le poème est d’une grande beauté, et sans doute il ne manquera pas son effet ; on ne pense pas la même chose de la musique : on est si dégoûté aujourd’hui, si blasé, que le beau qui n’est que simple ne fait plus aucune sensation ; le public reste froid et s’ennuie conséquemment.

Bachaumont commenta la reprise de la façon suivante : Iphigénie a été jouée aujourd’hui à l’Opéra. Les paroles sont de messieurs Danchet et Dupré, la musique de Campra et Desmarets. Ce drame si vanté n’a pas eu un succès marqué. On a beaucoup applaudi aux morceaux de symphonie ajoutés : ils sont d’un nommé Berton, et donnent de grandes espérances de ce jeune homme. Les ballets n’ont rien de beau particulièrement. Les amateurs, en général, trouvent cet opéra triste, peu fourni de spectacle, d’une chorégraphie commune, et d’une musique disparate, par l’obligation où l’on a été de renforcer la vieille harmonie par la nouvelle.

Peu après, le 24 novembre 1762, Bachaumont évoquait le mariage de deux chanteurs, Mlle Le Mierre et de Larrivée. Ces deux coryphées de la scène lyrique sont enfin unis par des liens indissolubles, après s'être essayés longtemps à porter leurs chaînes. Ce grand événement a fait une sensation si considérable. Parmi les amateurs de l’opéra, qu’il fait nécessairement époque dans son histoire.  

 En dehors de ces représentations, l'oeuvre fut régulièrement exécutée, en tout ou en partie, lors de concerts, notamment dans les appartements royaux, et particulièrement au concert de la reine, sous Louis XV. 

La partition fut éditée en version réduite par Ballard en 1704, puis une seconde fois par Ballard lors de la reprise de 1711, puis par Ribou lors de la reprise de 1719.

61me Opéra. Cette Trag. fut commencée huit ans avant d'être représentée. Duché en faisoit les vers, & Desmarets la musique, & il restoit encore le cinquieme Acte à finir & le Prolog. à composer, quand ce Musicien ayant été obligé de quitter la France pour une affaire de galanterie, dont les suites furent funestes pour lui, l'ouvrage demeura imparfait. Quelque tems après Danchet & Campra se chargerent de l'achever, & il fut représenté pour la premiere fois le 6 Mai 1704, & imprimé en musiq . par extraits, partition in-4°. depuis on l'a imprimé en entier in-4°. L'ordonnateur des jeux d'Apollon à Delos, & de Diane, forme le Prolog. avec cette Déesse. Cet Opéra a été remis en 1711, 1719 & 1734. (de Léris - Dictionnaire des Théâtres)

 

Représentations :

 

 

 

 

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