LE MALADE IMAGINAIRE

COMPOSITEUR

Marc Antoine CHARPENTIER
LIBRETTISTE

Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière

ENREGISTREMENT
ÉDITION
DIRECTION
ÉDITEUR
NOMBRE
LANGUE
FICHE DÉTAILLÉE
1964

Roland Douatte
Audivis
1
français

1971
Louis Martini
Guide Internationale du Disque
1

1988
1990
Marc Minkowski
Erato
1
français
1990
1990
William Christie
Harmonia Mundi
2
français
1990
2005
William Christie
Harmonia Mundi
2
français
1990
2012
William Christie
Harmonia Mundi
2
français
2011
2012
Hugo Reyne
Musiques à la Chabotterie
1
français

 La"Comédie mêlée de musique et de danse" mise en répétition en novembre 1672, était de grande dimension, avec un prologue comportant vingt-deux numéros célébrant la gloire du roi, et trois actes suivis, chacun, d'intermèdes "remplis de danses, musique et ustensiles" pour six voix (H 495).

A la déception de Molière, la comédie ne fut pas créée à Versailles - car le roi, à qui Molière avait adressé le prologue et quelques scènes, n'en manifesta pas le désir - , mais au théâtre du Palais royal, le 10 février 1673, dans une chorégraphie de Pierre Beauchamp, et sans l'important prologue à la gloire du roi. C'est à la quatrième représentation, le 17 février, que Molière s'évanouit sur scène, rendant du sang ; il mourut à peine ramené chez lui.

On reprit une série de neuf autres représentations à partir du 3 mars 1673, Jean-Baptiste du Mesnil dit Claude Rose Rosimond (1640 - 31 octobre 1686) remplaçant Molière.

A la suite de sa brouille avec Lully, Molière s'était adressé à Charpentier, alors peu connu, et ce dernier avait déjà écrit de nouveaux intermèdes pour la Comtesse d'Escarbagnas et le Mariage forcé, puis les Fâcheux.

En butte aux restrictions imposées par Jean-Baptiste Lully, dut en écrire trois versions successives. La première est annotée : Le malade imaginaire avant les déffenses dans sa splendeur, et comprend le prologue royal. La seconde - annotée "Le Malade imaginaire avec ses deffenses" (H 495 a) - fut écrite fin 1673/début 1674, pour une série de trente-huit représentations à partir du 4 mai 1674, et jusqu'en juillet, au théâtre Guénégaud, rue Mazarine.

Le roi n'assista à la comédie que le 18 juillet 1674, à Versailles, devant la Grotte de Thétis(*), dans le cadre des Divertissements de Versailles, fêtes données durant six journées des mois de juillet et août 1674, pour fêter la conquête de la Franche-Comté.

(*) la Grotte de Thétis fut construite en 1665/66, sur le côté Nord du château. Ses murs étaient tapissés de coquillages, de galets et de pierres colorées, et le fontainier Francine y avait installé d'un orgue hydraulique et de jeux d'eau. Elle fut détruite en 1684.

La pièce fut reprise, toujours à l'hôtel Guénégaud, pour une série de onze représentations à partir du 19 octobre 1674, et jusqu'en décembre.

La troisième version dite Le malade imaginaire rajusté autrement pour la 3e fois correspond à la reprise, à laquelle assista le roi, le 11 janvier 1686, à Versailles, agrémentée d'airs de danse orchestraux supplémentaires.

La pièce fut reprise à Versailles en 1714, à la Monnaie de Bruxelles en 1770 et 1774, à Paris en 1791.

En 1894, Camille Saint-Saëns publia une "restauration" de la musique, sans le prologue, ni le premier intermède. L'orchestration faisait intervenir des instruments du XIXe siècle, y compris des trombones.

 

Synopsis de la comédie

Acte I

Argan, obsédé par sa santé pourtant fort bonne, ne cesse de consulter médecins et apothicaires. Sa fille Angélique étant en âge de se marier, Argan veut lui donner pour époux, Thomas Diafoirus, fils et neveu de médecins. Apprenant les vues de son père, Angélique qui aime Cléante, demande à lToinette de le faire prévenir. La servante va charger le vieux usurier Polichinelle, son amant, de cette besogne.

Premier intermède

Acte II

Afin de rencontrer Angélique, Cléante se fait passer pour son maître de musique. Argan et les Diafoirus, père et fils, assistent à la leçon de chant, prétexte à «un petit opéra impromptu» (scène5) où Cléante et Angélique sous l\92apparence de bergers échangent de douces paroles. Argan pris de doute sur la personne de Cléante, le renvoie et menace Angélique du couvent si elle ne consent à épouser Thomas Diafoirus. A la fin de l\92acte, Béralde vient proposer à son frère Argan un divertissement pour le distraire de ses soucis.

Second intermède

Acte III

Béralde tente de raisonner Argan sur son projet de mariage pour Angélique, et le met en garde contre les médecins qui abusent de lui. Monsieur Fleurant venant à ce moment-là faire un lavement à Argan est remercié par Béralde. Arrive Monsieur Purgon, furieux qu\92on ait refusé son remède; il déchire la donation qu\92il avait faite à sonneveu et prédit à Argan les pires maladies. Toinette, déguisée en médecin, examine Argan, fait son diagnostic en qualifiant Monsieur Purgon d\92ignorant. Mais cela ne suffit pas à modifier les projets d\92Argan. Béralde imagine alors un autre stratagème. Il propose àArgan de faire le mort afin de connaître les véritables sentiments de sa femme Béline à son égard. Ayant la preuve que celle-ci ne s\92intéresse qu\92à son argent alors qu\92Angélique l\92aime sincèrement, Argan accepte qu\92elle se marie avec Cléante à condition que celui-ci se fasse médecin. Béralde invite Argan à se faire aussi médecin.

Troisième intermède

(Catherine Cessac)

 

Les intermèdes dont était assortie la comédie au Palais Royal comportaient :

 

 

"Le Malade Imaginaire est le fruit d\92une nouvelle collaboration de Molière avec Marc-Antoine Charpentier, collaboration due à la brouille survenue entre Lully et l\92auteur en 1671. Dès cette date, Lully ne tourna pas seulement le dos à la comédie-ballet pour se consacrer à ses propres opéras, mais il s\92employa également à juguler ses concurrents potentiels dans le domaine de la musique théâtrale en obtenant de Louis XIV un arrêté limitant leur action de diverses manières. Charpentier dut ainsi, à trois reprises, réviser la musique du Malade Imaginaire en la réduisant toujours davantage.

Pour la première fois depuis trois cent dix-huit ans, il a été possible de réunir et de publier, avec le fac-similé de la comédie de l\92édition de Paris 1682, la totalité de la musique du Malade Imaginaire telle qu\92elle avait été conçue à l\92origine par l\92auteur et le musicien." (Présentation)

 

Représentations :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Retour à la page d'accueil