OMPHALE

ou Hercule et Omphale

COMPOSITEUR

André Cardinal DESTOUCHES
LIBRETTISTE

Antoine Houdar de La Motte
 

Tragédie en musique en cinq actes et un prologue, sur un livret d'Antoine Houdar de La Motte (1672 - 1731).

 Elle fut représentée à l'Académie royale de musique, le 10 novembre 1701, avec une distribution réunissant : Mlle Loignon (L'Amour), Mlle Duperey (Junon) et Mlles Maupin et Clément (Deux Grâces) pour le prologue, Thévenard (Alcide), Mlle Moreau (Omphale), Pithon (Iphis), Mlle Desmatins (Manto sous le nom d'Argine), Hardouin (L'Ombre de Tirésie, le Grand-Prêtre de Jupiter, un Thébain), Mlle Maupin (Céphise), Mlle Clément (Doris), Mlle Heuzé (Une Thébaine).

Des répétitions avaient eu lieu les 28, 29 octobre et le 4 novembre 1700.

Elle fut reprise à Trianon, le 23 (27 ?) février 1702, devant la cour, avec la même distribution, mais avec des moyens scéniques limités. On raconte que Mme de Maintenon se dérangea spécialement pour entendre chanter Armande Maupin "qui est la plus belle voix du monde".

L'oeuvre eut un succès considérable, et on disait : Omphale est un bel Opéra, Il faut que tout lui cède.

Des reprises eurent lieu au théâtre du Palais Royal :

Cette première reprise était demandée avec empressement. C'est à l'occasion de cette reprise que Mlle Eremans, des Ballets et de la Chapelle du Toy, fit ses débuts à l'Opéra.

C'est lors de cette dernière reprise que la baron Melchior de Grimm, arrivé depuis 1749 à Paris, écrivit la Lettre sur Omphale, dans laquelle il critiquait la reprise d'une oeuvre d'un répertoire suranné et vantait les mérites de l'opéra italien. A la suite de quoi la direction de l'Opéra fit appel à la troupe de la Comédie italienne qui joua la Serva padrona, prélude à la fameuse Querelle des Bouffons.

On relève également des représentations chez la reine, à Versailles, les 17 (prologue et premier acte), 19 (deuxième et troisième actes), et 24 (quatrième et cinquième actes) janvier 1729 ; au château de Marly, le 4 février 1732 ; au château de Fontainebleau, les 18, 23 et 25 avril 1742 ; ainsi qu'à Paris, le 2 mai 1769, dans la Salle des Machines, construite aux Tuileries pour l'Ercole amante de Cavalli en 1662, et sur une musique revue par Jean-Baptiste dit Philibert Cardonne.

L'oeuvre fut jouée à Lyon, en 1713, dans la salle de l'Hôtel du Gouvernement, puis reprise en 1739, dans la salle du Jeu de Paume de la Raquette Royale.

Le Théâtre de la Monnaie à Bruxelles donna deux représentations les 4 et 19 novembre 1715, qui donnèrenbt lieu à une édition de François II Foppens, à Bruxelles.

De nombreuses éditions parurent : en 1701, par Christophe Ballard ; Veuve Pierre Ribou, en 1721 ; Jean-Baptiste-Christophe Ballard, en 1733 ; Veuve Delormel et fils, en 1752 ; Delormel, en 1769.

 Une parodie de Fuzelier, sous le nom d'Hercule filant fut donnée au Théâtre Italien, le 15 mai 1721 ; une autre, sous le nom de Fanfale, cinq petites actes en vaudevilles et airs parodiés, de Charles-Simon Favart et Pierre-Augustin Lefevre de Marcouville, le 8 février (ou mars ?) 1752, représenté par MM. Rochard, Chanville, Desbrosses et Mmes Deshayes, Favart, Catinon, Astraudic ; et une autre, sous le nom de La Fileuse, de Vadé, à l'Opéra-Comique, le 9 mars 1752.

 

 

 

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