DIDO & AENEAS
 

COMPOSITEUR

Henry PURCELL
LIBRETTISTE

Nahum Tate
 
ORCHESTRE
Membres de l’Orchestre de la Suisse Romande
CHOEUR
Choeur des élèves du Conservatoire de musique de Genève
DIRECTION
René Capdevielle

Dido
Irma Kolassi
mezzo-soprano
Belinda
Gisèle Vivarelli
soprano
Aeneas
Yvon Le Marc’Hadour
barayton
L'Enchanteresse
Marguerite Pifteau
mezzo-soprano
Première Socière
Ellen Benoit
mezzo-soprano
Esprit
Hugues Cuénod
ténor
Première Suivante
Adrienne Comte
soprano
Seconde Suivante
Nastia Diakoff
soprano

DATE D'ENREGISTREMENT
11 janvier 1951
LIEU D'ENREGISTREMENT
Studio de la Radio de Suisse Romande - Genève
ENREGISTREMENT EN CONCERT
non

EDITEUR
Cascavelle - collection Flash back
DISTRIBUTION
Disques Office
DATE DE PRODUCTION
avril 2007
NOMBRE DE DISQUES
1
CATEGORIE

 

avec Maroussia Le Marc’Hadour au continuo

Critique de cet enregistrement dans :

"La présence d'Irma Kolassi, grande interprète de mélodies françaises encore adulée par quelques happy few, sauve du désastre cette intégrale pionnière, effectuée à une époque où le chef d'oeuvre de Purcell était encore inconnu. Tirée des archives de la Radio de Genève et réunissant d'honnêtes interprètes, celle-ci souffre surtout de la lourdeur de sa direction. Irma Kolassi nous donne une "mort de Didon" inoubliable, quelques minutes vraiment magiques. mais tout ce qui précède est dissuasif ! "

"Tout souvenir ne vaut pas mémoire. De l’émotion propre à Irma Kolassi, du don absolu et quasi naturaliste qui honore Yvon Le Marc’Hadour, de sa phénoménale confrontation avec l’Esprit de Cuenod, un demi-siècle n’a rien effacé. D’autant que le son obtenu par Philippe Morin semble frais du matin. Il n’en reste pas moins que Dido and Aeneas est un opéra de Purcell, compositeur encore obscur dans un Conservatoire de Genève adonné à Bach depuis un demi-siècle, mais assez bien servi par ailleurs, avant même cette bande radio réalisée au Studio de Genève, le 11 janvier1951. Peut-on subir sans broncher cette Ouverture d’une pesanteur dont mourrait le Roméo de Tchaïkovski ? Malgré quelques astucieux effets de sorcellerie, peut-on suivre en confiance ces cordes obtuses ? Le clavecin bavard et couturier de Maroussia Le Marc’Hadour ne nous rompt-il pas le colimaçon ? Que nous disent ces petits rôles (Marin coupé, au passage) sans figure ni langue ? A la longue, ce pathétique ému et senti ne risque-t-il pas la banalité ? On voudrait tant louer celle qui fut la muse de Ravel mais aussi des Viennois à Paris, Didon en quête de verbe et de justesse mais poignante et d’un naturel absolu. On voudrait tant revivre les riches heures de l’opéra baroque en plein éveil chez nos entreprenants voisins. C’est au parcours du combattant que le souvenir nous engage. Qui en fera l’effort, il est vrai, n’aura pas tout perdu."

 

retour page d'accueil