DIDO & AENEAS

 

COMPOSITEUR

Henry PURCELL
LIBRETTISTE

Nahum Tate
 
ORCHESTRE

Chur & Orchestre de l'Âge des Lumières
CHOEUR

DIRECTION
Elisabeth Kenny & Stephen Devine

Belinda
Lucy Crowe

soprano

Dido
Sarah Connolly

mezzo-soprano

Aeneas
Gerald Finley

baryton

Sorceress
Patricia Bardon

mezzo-soprano

Spirit

William Purefoy

contre-ténor

Second Woman

Sarah Tynan

soprano

Sailor

John Mark Ainsley

ténor

First witch

Carys Lane

soprano

Second witch

Rebecca Outram

soprano

DATE D'ENREGISTREMENT
23 au 25 juin 2008
LIEU D'ENREGISTREMENT
St Silas the Martyr - Londres
ENREGISTREMENT EN CONCERT
non

EDITEUR
Chandos - Chaconne
DISTRIBUTION

Abeille Musique

DATE DE PRODUCTION

29 janvier 2009

NOMBRE DE DISQUES

1

CATEGORIE
DDD

 Critique de cet enregistrement dans :

  "En jargon éditorial, on dira un " Connolly project ". C'est dire que non seulement le coeurt du disque mais sa cause même est la mezzo britannique, titulaire du rôle depuis des lustres et pourtant jamais sollicitéé par une " major ". C'est elle qui a levé les fonds, convaincu l'orchestre, recruté les solistes. Et malgré la valeur de ce plateau amical (John Mark Ainsley, l'Enée de Hogwood, dans les quarante secondes du Marin !), c'est sur sa reine que l'album repose. Verbe haut, mélancolie naturelle, couleur claire cependant, timbre dense, caractère à la fois résolu et perdu : le disque devait immortaliser cette Didon majeure.

Au-delà d'une Patricia Bardon plus Azucena qu'Enchanteresse, les partenaires font bonne figure. Gerald Finley réitère son prince orgueilleux et limpide, Lucy apporte à Belinda fraîcheur et fermeté : tout va. Dommage simplement que l'héroïne n'ait pas cru nécessaire d'engager un chef à sa mesure. Quelqu'un qui l'aurait libérée des maniérismes dont ses deux airs gardent la trace. Quelqu'un qui aurait assuré à l'ensemble l'unité qui fait ici défaut. Car ce n'est bien sûr ni de compétence ni de talent que manquent la luthiste Elizabeth Kenny et le c1aveciniste Steven Devine. C'est de " direction" au sens propre. Toutes ces danses pour guitare (spectaculaire Chaconne à la fin du I), tous ces ajouts conformes aux instructions du livret (ritournelles, fin du II ... ), toutes ces pauses à la double barre, tous ces vains ornements, tous ces voiles nous pèsent. La longue Almand pour clavecin que s'octroie Steven Devine avant la scène finale coupe définitivement les ailes à un drame magnifique (et plutôt bien joué par les onze cordes de l'Enlightenment) mais sans larmes ni tension. Oui, la reine de Carthage est bien seule ce soir."

 

 

 

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