L'oeuvre - Le compositeur

THE FAIRY QUEEN

COMPOSITEUR

Henry PURCELL
LIBRETTISTE

Elkanah Settle, d'après Shakespeare
 
ORCHESTRE
Accademia Bizantina
CHOEUR
New English Voices
DIRECTION
Ottavio Dantone

Carolyn Sampson
soprano

Gillian Keith
soprano

Rebecca Outram
soprano

William Towers
contre-ténor

Andrew Carwood
ténor

Robert Murray
ténor

Michael Bundy
basse

DATE D'ENREGISTREMENT
2001
LIEU D'ENREGISTREMENT
Festival de Ravenne
ENREGISTREMENT EN CONCERT
oui

EDITEUR
Arts "Authentic"
COLLECTION
DOM
DATE DE PRODUCTION
Novembre 2003
NOMBRE DE DISQUES
2
CATEGORIE
DDD

Critique de cet enregistrement dans :

"...Ottavio Dantone n'apporte pas grand-chose. Son orchestre minimal appuyé sur une contrebasse généreuse, son la "baroque" standard à 415 Hz, le recours à un falsettiste dans les parties de haute-contre, c'est-à-dire de ténor léger (le radieux Eté, le duo des "Clarions", comme chez Gardiner, hélas !), maints signes encore établissent que nous sommes en présence d'un concert estival, non d'un projet véritable. Christie, et même Norrington, apportaient à ces détails un soin nettement supérieur. Quant aux scènes comiques, celle pourtant appuyée du Poète ivre et le duo bouffe de Corydon & Mopsa, quand y avons-nous si peu ri ? C'est qu'il ne s'agit pas de démonstration. Le plateau, modeste, ne vit qu'à travers le soprano intuitif de Carolyn Sampson ; et les pages brillantes ne brillent pas beaucoup. En revanche, dès que Purcell adopte le ton de la confidence, dès qu'il peint, qu'il devine, qu'il sent, le professeur Dantone ouvre des portes dont lui seul a la clef. Nous croyions anodin l'Aire qui ferme l'acte IV : c'est une perle. Le bref prélude qui suit "Come, aIl ye songsters" exhale une poésie sans règle, née de l'image et du sens. Le Sommeil confine à l'hypnose. Le tempo retenu de "If love's a sweet passion" vous tirera des larmes. Et cetera. Trésors, on vous l'assure. Que n'a-t-on mis au service d'une vision si touchante quelques artistes capables de la transmettre !"

"Cet enregistrement, réalisé en public lors du Festival de Ravenne, confirme la personnalité d’Ottavio Dantone et la solidité de son ensemble instrumental, l’Accademia Bizantina. Comme Harnoncourt, Dantone préfère les violons aux flûtes à bec dans le bref prélude au trio «May the god ofwit inspire » (acte II) et confie la conclusion au trio « They shall be as happy » plutôt qu’à la chaconne (option également retenue par Britten et Christie). On pourrait, certes, espérer un plus large sourire illuminant le dialogue de Coridon et Mopsa (Acte III) ou un duo «Let the fifes, and the clarions » plus claironnant (acte IV). Si Dantone ne manque ni d’énergie (entrée des suivants d’Obéron, acte II ou de Phoebus, acte IV) ni d’idées (effet de tremblement des cordes, sui ponticeilo, durant l’air de l’Hiver), il convainc davantage par son éloquence poétique que par des coups de théâtre. Il sait suggérer l’atmosphère onirique de cette oeuvre. Tous les épisodes nocturnes offrent des moments de pure magie : les airs successifs de la Nuit, du Mystère, du Secret et du Sommeil (acte II) comme ceux des quatre saisons touchent à l’indicible. La plainte (« O let me weep », acte V) de Carolyn Sampson ne saurait réduire au silence celles de Jennifer Smith, Lorraine Hunt ou Lynne Dawson, mais sa douleur ne peut qu’émouvoir. Voilà bien une des réussites de cet enregistrement : parvenir, dans une discographie où trônent des vedettes (Gardiner/Archiv, Norrington/ EMI, Christie/Harmonia Mundi, Harnoncourt/Teldec), à présenter une interprétation captivante avec de jeunes artistes."

 

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