ZÉLINDOR, ROI DES SILPHES

COMPOSITEUR

François FRANCOEUR et François REBEL
LIBRETTISTE

François-Augustin Paradis de Moncrif
     

 
ENREGISTREMENT
ÉDITION
DIRECTION
ÉDITEUR
NOMBRE
LANGUE
FICHE DÉTAILLÉE
2007
2007
Frédérick Haas et Mira Glodeanu
Musique du Baroque Français
1
français

Ballet en un acte, sur un livret de François-Augustin Paradis de Moncrif (1687 - 1770), représenté devant le roi à Versailles le 17 mars 1745, puis à Paris, à l'Académie royale, le 10 août 1745.

C'était la première création à l'Opéra depuis la cession du privilège à François Berger, écuyer du roi, receveur général des finances du Dauphiné, le 18 mars 1744.

La distribution réunissait : Mlle Chevalier (La Muse de l'Histoire), Poirier (Le Génie de la France) dans le prologue, Jélyotte (Zélindor, roi des Sylphes), Mlle Chevalier (Zirphée, mortelle aimée de Zélindor), Albert (Zulim, Sylphe, confident de Zélindor), Mlle Coupée (Une Nymphe, une Sylphide).

Le Prologue intitulé le Trophée, représente le Temple de Mémoire, et chante la louange du Roi, après la bataille de Fontenoy. Le ballet comporte deux divertissements des Nymphes et des Génies élémentaires.

Musique de François Francoeur et François Rebel.

Le ballet eut beaucoup de succès et fit l'objet de nombreuses reprises : le 7 décembre 1746, le 3 janvier 1747, le 8 mars 1749, le 5 mars 1750, le 11 mars 1752.

L'Encyclopédie relate : On vit avec la satisfaction la plus vive Zelindor, petit opéra dont les paroles & la musique ont été inspirées par les graces, & dont toutes les parties forment une foule de jolis tableaux de la plus douce volupté.

La marquise de Pompadour le fit exécuter le 4 mars 1753, pour la clôture des spectacles du château de Bellevue, jouant elle-même le rôle de Zélindor, Mme de Marchais étant Zirphée, le comte de Clermont Zulim.

Château de Bellevue

 Zélindor fut joué en 1760 à Fontainebleau avec Sophie Arnould dans le rôle de Zirphée.

Sophie Arnould dans le rôle de Zirphée

L'oeuvre fut reprise jusqu'en 1773. Cette dernière année, Marie-Madeleine Guimard jouait le rôle d'une Nymphe. Un croquis de son costume précise, de la main de Bocquet : Nymphe toute claire. Gaze rose et beaucoup de verdure.

C'est à partir de cette date que la danseuse Marie Allard (*), envahie par l'embonpoint, commença à moins paraître sur la scène de l'Opéra, qu'elle quitta définitivement en 1781, avec une retraite de 2 000 livres.

(*) Marie Allard était née en août 1742 à Marseille, dans le quartier St Ferréol. Elle mourut en 1802.

Marie Allard

Argument

Zirphé, une jeune aventurière découvre au milieu de la jungle un temple très ancien qui semble renfermer le secret de l’immortalité. Elle y rencontre Zélindor, le roi des lieux. Zélindor sort d’une léthargie de « trois mille hyvers » en voyant celle qui fait naître en lui un sentiment amoureux. Mais il se méfie d’un amour pour une mortelle. Zirphé, tombe alors amoureuse de Zélindor et tente de gagner son amour. Les deux êtres finissent par s’unir et sont célébrés par tous les éléments ; mais c’était sans compter la sylphide promise et éconduite qui leur fait boire un breuvage empoisonné. Zélindor disparaît vers le passé et Zirphé sort de ce rêve étrange, seule.

 

145me Opé. C'est un Ball. d'une entrée, dont les paroles sont de M. de Moncrif, & la musiq. des sieurs Rebel & Francoeur : il fut représenté pour la premiere fois devant Sa Majesté à Versailles le 17 Mars 1745, & à Paris le 10 Août suivant. Le Prolog. intitulé le TROPHEE, représente le Temple de Mémoire, & fut fait à la louange du Roi, après la bataille de Fontenoy. Cet Opéra, qui eut beaucoup de succès, est gravé en musiq. partition in-4°. ainsi que le Prolog. que Ballard emploie comme un Ouvrage séparé dans son Recueil d'Opéra. Il en a paru une Paro. sous le titre de ZEPHIRE ET FLEURETTE (*), & on le redonne souvent. (de Léris - Dictionnaire des Théâtres)

 

(*) Zéphire et Fleurette - Parodie de ZELINDOR, en un Ac. donnée pour la premiere fois au Thé. Ital. le 23 Mars 1754, & qui eut du succès. Elle est de MM. Pannard, Favart & Laujon. Cette piece devoit être jouée par les Comédiens Italiens dès 1745, mais les Parodies leur ayant été défendues dans ce tems, elle ne put avoir lieu. Une copie en étant tombée entre les mains du sieur de Villeneuve, Comédien de Province, il y ajouta quelques couplets, la fit jouer à Besançon & ailleurs, & la fit imprimer sans nom de lieu ni d'Imprimeur. Lorsque les Parodies eurent été rendues au Théatre Ital. les Auteurs voulurent tirer parti de celle-ci ; mais comme par le changement de circonstances elle demandoit à être retravaillée, M. Favart se chargea de ce soin avec M. Pannard. (de Léris - Dictionnaire des Théâtres)

Zéphire et Fleurette fut représentée par les Comédiens Italiens le 23 mars 1754. Personnages : Zéphire, Fleurette, Papillon, Songes sous la forme de Plaisirs. Livret.

 

Représentations :

 

 "... la réalisation musicale est de premier ordre. Ausonia bénéficie d’atouts majeurs : sonorité d’une rare densité ; couleurs profondes ; homogénéité telle que, sans forçage aucun, les dix instrumentistes sonnent comme vingt. La partition, pourtant riche, est saisie dans toutes ses dimen­sions. Quant à la distribution, elle est à l’unisson. Dotée d’une voix longue, au bas médium charnu, Bénédicte Tauran saisit par sa puissance dramatique, par la clarté de sa diction et par la noblesse de sa composition. Ténor au matériau assez compact, Mathias Vidal affronte avec un bel aplomb vocal et théâtral le rôle exigeant de Zélindor. Arnaud Richard intéresse par une voix unie et riche de couleurs, ainsi que par une prononciation soignée. Puisse Ausonia nous proposer bientôt Zélindor roi des Sylphes dans son intégralité." (Opéra Magazine - décembre 2007)

 

 

 

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