COSTANZA E FORTEZZA

La Constance et le courage

COMPOSITEUR

Johann Joseph FUX
LIBRETTISTE

Pietro Pariati
      

Grandiose Festa teatrale per musica en trois actes (K 315), sur un livret de Pietro Pariati (*), représentée aua château royal de Prague, le 28 août 1723, pour célébrer l'anniversaire de l'impératrice Elizabeth-Christine, lors des fêtes données pour le couronnement de l'empereur Charles VI de Habsbourg comme roi de Bohême.

Costanza et Fortezza était la devise des Habsbourg.

(*) le livret imprimé à Vienne mentionne Pietro Paccati. Pariati, né en 1665 à Reggio, fut d'abord secrétaire de Rinaldo III, duc de Modène. Emprisonné pendant trois ans, il vécut à Venise jusqu'en 1714, collaborant avec Apostolo Zeno. En 1714, il fut nommé premier poète impérial à Vienne, fonction qu'il exerça jusqu'en 1729, date de l'arrivée de Pietro Metastasio. Il mourut à Vienne en 1733.

Charles VIElisabeth Christine de Braunschweig Wolfenbüttel

La représentation eut lieu devant quatre mille spectateurs dans un immense théâtre en plein air, avec une scène de 65 mètres de profondeur, spécialement conçu par Giuseppe Galli-Bibiena, en contrebas du château de Prague, près de l'hippodrome, et dura cinq heures, de huit heures du soir à une heure du matin. Elle nécessita le concours de cent choristes et deux-cents musiciens, paarmi lesquels le violoniste Tartini, ssosssn élève Johann-Gotlieb Graun, le flûtiste Quantz, le théorbiste Conti. L'orchestre était dirigé par Antonio Caldara que l'empereur avait fait venir de Vienne en 1718 pour apprendre la composition, et qui remplaçait Fux, malade de la goutte. Parmi les chanteurs figurait le castrat Giovanni Carestini, alors âgé de dix-neuf ans. La fête fit l'objet d'une mise en scène somptueuse, avec scènes de bataille, jeux d'eau, apparitions etc. La chorégraphie avait été préparée par Nicola Matheis.

La représentation compta parmi les plus grandioses du XVIIIe siècle.

 

Costanza e Fortezza

 

Personnages : Publio Valerio Publicola, consul de Rome ; Porsenna, roi des Étrusques, amant de Valeria ; Tito Tarquinio, fils de Lucio Tarquinio dit le Superbe, amant de Clelia ; Clelia, noble jeune fille Romaine, amante de Muzio, et destinée à l'épouser ; Orazio, amant de Clelia ; Muzio, amant de Valeria, destiné à être son époux ; Erminio, fils de Publio Valerio, amant de Clelia ; le Fleuve Tibre, le Génie de Rome ; choeurs des Soldats étrusques, des Romains prisonniers, des Soldats romains, des Nymphes du Tibre, des Fleuves tributaires du Tibre, du Peuple romain, des Jardiniers, des Saliens, des Aruspices, des Pénates

Décors :

Acte I : une grand campagne traversée par le Fleuve Tibre, sur lequel passe le pont Sublicio. D'un côté, le temple de Vesta, magnifiquement décoré, avec la vue sur Rome dans le lointain. De l'autre côté, le palais des Tarquins démantelé en divers endroits. Un bois, et le Janicule occupé par les Étrusques.

Acte II : campement des Étrusques sous Rome. Le Quartier royal avec les tentes somptueuses de Porsenna et Tarquin.

Acte III : les jardins royaux des Tarquins sur le Janicule.

Machines :

Acte I : une grand masse d'eau qui s'élève du lit du Tibre, puis qui disparaît, laissant voir le palais du Fleuve.

A la fin de l'acte, une grotte qui se transfome en un grand arc triomphal consacré au Génie de Rome.

Ces scènes sont l'invention de Giuseppe Galli Bibienna, Premier Ingénieur théâtral et architecte de Sa Majesté.

Ballets :

Fin de l'acte I : Ballet des Saliens, et des Prêtres de Mars, avec la Constance romaine, et la Valeur militaire des Étrusques

Fin de l'acte II : Ballet des Haruspices toscans, avec le Courage romain, et l'Amour de la Gloire

Fin de l'acte III : Ballet des Dieux Pénates de Rome, avec l'Amour de la Paix, et la Félicité publique

Les ballets des actes I et III furent composés par Pietro Simone Levassori della Motta, maître de ballet, le ballet de l'acte II, par Alessandro Philebois, maître de ballet.

 Décor pour Costanza e Fortezza

Le livret fut édité par G. P. Van Ghelen à Vienne, en 1723.

Acte I

Aux menaces du roi étrusque Porsenna, de Tarquinio et d'un choeur de soldats étrusques, les Romains captifs répondent par la fermeté et le courage.

Un choeur des nymphes du Tibre vient demander à la déesse Vesta (allégorie représentant l'impératrice) de placer la ville de Rome sous sa protection.

Le roi Porsenna décide d'envoyer des prisonniers proposer la paix à Rome à condition qu'elle rende le trône à Tarquinio. Les Romains refusent et reviennent se soumettre à la captivité.

Tarquinio attaque le pont Sublicius pour atteindre Rome. Orazio fait couper le pont et se jette à l'eau. Clelia le croit mort et se lamente. Mais Muzio vient lui annoncer qu'Orazio a été sauvé par Vesta.

Au cours du ballet final, la Constance romaine se bat en duel avec la Valeur militaire des Étrusques, et la désarme, brisant sa lance.

Acte II

Porsenna envoie Erminio auprès de Publio Valerio. Impressionné par l'héroïsme d'Orazio et de Muzio, il prend ses distances vis à vis de Tarquinio à qui il reproche d'avoir attaqué le pont Sublicius sans son accord.

Le ballet final oppose le bon roi Porsenna au mauvais, Tarquinio. Les Haruspices interrogent le Ciel, et célèbrent la vertu du souverain.

Acte III

Tarquinio, poussé par son ambition et sa passion pour Clelia, tente d'enlever cette dernière. Celle-ci le dépouille de son épée, et Tarquinio ne doit son salut qu'à l'intervention d'Erminio.

Porsenna et les Étrusques aspirent de plus en plus à la paix. Publio arrive avec Clelia qui accède au statut héroïque. Publio annonce que Rome veut la paix, mais pas au détriment des lois. Porsenna doit renoncer à rétablir les Tarquins. Porsenna hésite, puis accepte. Il renonce à Valeria et célèbre la fermeté et la valeur militaire de Rome.

Dans la scène finale, une grotte magnifique se métamorphose en un grand rc de triomphe, au dessus duquel on voir les Dieux Pénates avec le Génie de Rome. Ce dernier descend de sa machine et célèbre, dans une Licenza, la déesse Vesta, qui n'est autre que l'impératrice Elizabeth.

 

 

Représentations :

 

 

 

 

 

 

  Retour à la page d'accueil