GIUSTINO

Giustino

COMPOSITEUR

Georg Friedrich HAENDEL
LIBRETTISTE

d'après Nicolo Beregan et Pietro Pariati
 
ORCHESTRE
Freiburger Barockorchestre
CHOEUR
Kammerchor Cantamus Halle - dir. Dorothea Köhler
DIRECTION
Nicholas McGegan

Giustino
Michael Chance
alto
Arianna
Dorothea Röschmann
soprano
Anastasio
Dawn Kotoski
soprano
Fortuna
Juliana Gondek
soprano
Polidarte & Voce di Dentro
Dean Ely

Vitaliano
Mark Padmore
ténor
Amanzio
Drew Minter
alto
Leocasta
Jennifer Lane

DATE D'ENREGISTREMENT
13 au 17 juin 1994
LIEU D'ENREGISTREMENT
Stadthalle Göttingen
ENREGISTREMENT EN CONCERT

EDITEUR
Harmonia Mundi
COLLECTION

DATE DE PRODUCTION
septembre 1995
NOMBRE DE DISQUES
3
CATEGORIE
DDD

Critique de cet enregistrement dans :

"McGegan a bien compris l'esprit de ce divertissement plus qu'un opera seria, et en donne une lecture légère et bien emmenée. Au rang des solistes, il faut distinguer Michael Chance, qui est un Justin superbe, belle voix expressive au timbre chatoyant. L'autre contre-ténor, Drew Minter, paraît bien pâlot, bien que faisant preuve d'une belle musicalité. Dorothea Röschmann campe une Arianna parfaite tant dans les passages virtuoses que dans le pathétique."

"...C'est sur ce point, celui de l'adéquation des voix choisies, que pèche principalement cete enregistrement. Même si tous les chanteurs sélectionnés par Nicholas McGegan exécutent proprement leurs parties, on peut dire que l'on reste toujours en deçà de ce que requiert cette musique. Distribuer le petit soprano pincé de Dorothea Röschmann et Dawn Kotoski, dans les rôles conçus aux moyens (manifestement électrisants) de Conti et Strada, relève de la gageure. Et, l'on s'en doute, le pari n'est pas enlevé...Michael Chance, avec son falsetto charmeur, arrive à faire illusion dans les airs pastoraux de Giustino, mais lui aussi s'efface devant les moyens "grande pointure" que réclament '"Se parla nel mia cor" ou "Sollevar il mondo oppresso". Le ténor requis par Vitaliano est proprement exécuté par Mark Padmore ; les meilleurs moments viendront des Fortuna et Leocasta de Juliana Gondek (que l'on aurait dû distribuer en Arianna, tant les moyens vocaux de la chanteuse sont ici sous-employés) et Jennifer Lane. Quant à l'Amanzio dévolu à Drew Minter, il est d'un ridicule achevé...quoi qu'il fasse, il ne sera jamais Senesino. Ces réserves exprimées, malgré ces chanteurs probes mais dépassés, il faut découvrir une oeuvre chatoyante, regorgeant de mélodies bien troussées, restituée platement mais honnêtement."

  

 

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