LA GRISELDA

 

COMPOSITEUR

Antonio VIVALDI
LIBRETTISTE

Apostolo Zeno/Carlo Goldoni
 
ORCHESTRE
Opera in Concert - Aradia Ensemble
CHOEUR

DIRECTION
Kevin Mallon

Gualtiero
Giles Tomkins
basse
Griselda
Marion Newman
mezzo-soprano
Costanza
Carla Huhtanen
soprano
Roberto
Lynne McMurtry
mezzo-soprano
Ottone
Colin Ainsworth
ténor
Corrado
Jason Nedecky
baryton

DATE D'ENREGISTREMENT
4 au 14 septembre 2006
LIEU D'ENREGISTREMENT
Grace Church on-the-Hill - Toronto - Canada
ENREGISTREMENT EN CONCERT
non

EDITEUR
Naxos
COLLECTION
Abeille Musique
DATE DE PRODUCTION
31 janvier 2008
NOMBRE DE DISQUES
3
CATEGORIE
DDD

 Critique de cet enregistrement dans : 

"Les mélomanes avisés ont déjà compati aux malheurs de la reine bafouée en goûtant le plateau de rêve de la version Spinosi, modèle d’engagement dramatique. Les retardataires hésiteront peu malgré les quelques atouts et le petit prix de la réalisation canadienne. Le livret est fidèlement suivi, mais absent du coffret et à télécharger sur le site Naxos, sans traduction française. L’orchestre est équilibré, enrichi de vents colorant à propos la ligne des cordes. La basse continue accompagne l’action plus qu’elle ne la porte. Les récitatifs se traînent. Quelques tirades pathétiques de Griselda (“ Ferma, Griselda ! “ par exemple) révèlent plutôt chez Marion Newman une affinité pour Puccini. La transposition des rôles de Gualtiero, Ottone et Corrado à l’octave inférieure rappelle des temps révolus... mais a sa pertinence, car les chanteurs masculins dominent le modeste plateau. Dommage que la partie d’Ottone soit trop grave pour le probe Colin Ainsworth, agréable découverte avec le Corrado de Jason Nedecky. En somme, rien de désastreux."

"La Griselda d’Alessandro Scarlatti était raffinée, mélancolique et noble, celle de Vivaldi est bucolique, légère et tendre. Presque une pastorale, ce que nous ont fait ressentir Spinosi et les siens l’an dernier. Si cette version économique n’est pas une découverte, elle ne doit pas être négligée. Sans le marketing d’un plateau de stars baroques, ses charmes sont indéniables. L’orchestre canadien est subtil. Plus placide que la vision "guitar heroe" de Spinosi, l’interprétation offre un surcroît de lumière à une partition diaphane, particulièrement généreuse en airs dentelés. Dans Gualtiero, Giles Tomkins n’a pas le timbre puissant de Steffano Ferrari, mais il incarne un roi douloureux, faisant du trio « Non piu Regina, ma pastorella » le sommet émotionnel de l’enregistrement. Mêmes éloges pour les dames, dont la Griselda autoritaire de Marlon Newman et l’agile Caria Huhtanen. Dommage que le ténor Colin Ainsworth soit autant à la peine avec les vocalises d’Ottone où il fait regretter... Simone Kermes Ici pas de contre-ténors, mais des voix uniquement féminines pour les parties d’alto ou de mezzo. Lynne McMurtry en Roberto n’éclipse pas Jaroussky qui y était superlatif, mais elle ne démérite pas non plus. Voilà un coffretd’une honnête tenue pour connaître les raretés lyriques de Vivaldi, financièrement pas toujours abordables."

 

 

 

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