L'opéra baroque


Les compositeurs


Pierre GUÉDRON (ou GUESDRON)

v. 1565 (Châteaudun) - juillet 1620 (Paris)

 Signature de Pierre Guédron

BALLET D'ALCINE

voir Ballet de Monseigneur le duc de Vendosme

BALLET DES ARGONAUTES

1614

BALLET DES BACCHANTES

1608

BALLET DE LA DÉLIVRANCE DE RENAUD

voir Ballet du Roy ou Ballet de la Délivrance de Renaud

BALLET DE MADAME, SOEUR DU ROI

1613

BALLET DU MAÎTRE À DANSER

1609

BALLET DE MONSEIGNEUR LE DUC DE VENDOSME OU BALLET D'ALCINE

BALLET DE MONSIEUR LE PRINCE

1620

BALLET DE MONSIEUR LE PRINCE DE CONDÉ

1615

BALLET SUR LA NAISSANCE DE MONSEIGNEUR DE VENDOSME

1602

BALLET DES PRINCES

1618

BALLET DE LA REYNE

1609

BALLET DE LA REYNE

1617

BALLET DU ROY ou BALLET DE LA DÉLIVRANCE DE RENAUD

1617

BALLET DU ROY SUR L'ADVENTURE DE TANCRÈDE DNANS LA FOREST ENCHANTÉE

1618

BALLET DE LA SÉRÉNADE

1613

BALLET DU TRIOMPHE DE MINERVE

1615

  Pierre GUÉDRON (ou GUESDRON), compositeur français, né à Chateaudun vers 1570, mort à Paris en juillet 1620. Peut-être originaire de Châteaudun, il était, en 1583, enfant de chur du cardinal de Guise, et, en 1590, chantre de la chapelle royale. En 1601, il succéda à Claude Le Jeune comme Surintendant de la musique du roi, charge qu'il partagea avec notamment Henri Le Bailly et Paul Auger. Vers 1613, pour une raison mal connue, il céda la moitié de sa charge à un Provençal nommé Fabry (*).

(*) Le contrat stipulait que Fabry, après la mort de Guédron, récupérerait la totalité de sa surintendance, moyennant paiement du reliquat de la somme dûe à sa veuve. Ce qui fut fait : on a conservé le papier notarié attestant que, Guédron à peine mort, aux alentours du 20 juillet 1620, sa veuve fut traînée par Fabry devant notaire pour y recevoir son argent et signer la cession de la charge de son défunt époux.

A la mort de Fabry, Antoine Boësset, qui avait épousé la fille de Guédron, devint à son tour Surintendant de la musique.

Guédron est le plus important compositeur de musique profane en France à l'époque où se développe la monodie accompagnée. Il collabora à la musique vocale de nombreux ballets de Cour d'Henri IV et Louis XIII, et surtout aux ballets mélodramatiques (ballet d'Alcine, 1610 ; ballet du Triomphe de Minerve, 1615 ; ballet de la Délivrance de Renaud, 1617 ; ballet de Tancrède, 1619) qui ébauchaient l'opéra et dont sa mort marrqua le déclin.

Il publia 6 livres d'Airs de Cour à quatre et cinq parties (1602, 1608, 1613, 1617, 1618, 1620). De nombreux airs de sa composition figurent aussi dans les recueils d'Airs de différents autheurs mis en tablature de luth (1608, 1609, 1611, 1613, 1615, 1617, 1618, 1620), publiés par Ballard. Ce sont, en général, des transcriptions d'airs polyphoniques ou des récits composés pour chant et luth, dont l'idéal dramatique, tout en se conformant au goût français, trahit la connaissance de la réforme florentine et ne se retrouvera pas souvent chez les successeurs avant Cambefort et Lully. Sa renommée fut grande en son temps. Ses airs furent parodiés dans de nombreux recueils en France (Amphion sacré, 1615 ; Despouille d'Aegypte, 1629) et aux Pays-Bas ; quelques-uns furent édités en Angleterre (Filmer, French Court Aires, 1629 : 17 airs avec traduction anglaise).

 

 

 

 

 

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