ARIANNA IN CRETA

Ariane en Crète

COMPOSITEUR

Georg Friedrich HAENDEL
LIBRETTISTE

d'après Pietro Pariati
 
ENREGISTREMENT

ÉDITION
DIRECTION
EDITEUR
NOMBRE
LANGUE
FICHE DÉTAILLÉE
1999
1999
Nicholas McGegan
Göttinger Händel-Gesellschaft
3
italien
2005
2006
George Petrou
MDG
3
italien
 

Opéra (HWV 32) en un prologue et 3 actes, terminé le 5 octobre 1733, représenté le 26 janvier 1734, au Théâtre Royal Haymarket de Londres. Le livret est une adaptation de celui de Pietro Pariati pour Nicola Porpora, Arianna in Nasso.

Haendel était resté seul à la tête de la Troisième Académie, et avait dû reconstituer une troupe, qui comprenait, outre Anna Maria Strada, le castrat Giovanni Carestini, la mezzo Margherita Durastanti, le sopraniste Carlo Scalzi, la contralto Maria Caterina Negri, et la basse Gustave Waltz.

Il devait également affronter le Nobility Opera, qui avait engagé Niccolo Porpora, dont l'Arianna in Nasso fut jouée avec succès le 29 décembre 1733, au théâtre royal de Lincoln\92s Inn Fields.

La distribution réunissait Anna Maria Strada del Pò, soprano (Arianna), Carlos Scalzi, soprano castrato (Alceste), Margherita Durastanti, soprano (Tauride), Giovanni Carestini dit Il Cusanino, mezzo-soprano castrato (Teseo), Maria Caterina Negri, alto (Carilda), Gustavus Waltz, basse (Minos) . Carestini fut acclamé et il y eut dix-sept représentations.

Giovanni Carestini

Une reprise eut lieu à Covent Garden, le 27 novembre 1734, pour cinq représentations, dans une version révisée, le rôle d'Alceste étant réécrit pour le ténor John Beard : deux arias nouvelles, ballet supprimé.

Une reprise eut lieu à Brunswick en 1737 et 1738.

 

L\92Arianna in Creta de Haendel remporta un triomphe en tenant l\92affiche durant 17 représentations. Le livret, tiré des Métamorphoses d\92Ovide, conte l\92histoire célèbre d\92Ariane, fille du roi de Crète Minos, séduite par Thésée, fils d\92Egée, roi d\92Athènes, venu en Crète affronter le Minotaure. Ariane l\92aide à sortir du labyrinthe en lui donnant une pelote de fil qu\92il déroule dès l\92entrée et dont il se sert pour s\92échapper après avoir tué le monstre. Haendel nous donne une composition extrêmement vivante avec un certain nombre de sommets musicaux dont le fameux Menuet d\92Ariane de l\92ouverture; la superbe ritournelle de Thésée combattant le Minotaure \93Qui ti sfido, o mostro infame\94; la fabuleuse scène du songe du héros au début de l\92acte II,d\92une grande force émotionnelle et dramatique; et les airs virtuoses et bouleversants d\92Arianna \93So, che non è più mio\94 et \93Se nel bosco resta solo\94. (Festival de Beaune - 2002)

 

L'argument a trait au tribut annuel que les Athéniens doivent payer au roi de Crète Minos en créatures humaines destinées à être sacrifiées au Minotaure. Enfant, Ariane, princesse crétoise, avait été enlevée et emmenée à Athènes, où elle grandit et fit la connaissance de Thésée. Dans le livret de Pariatis, on la retrouve dans son île natale où, enchaînée, elle est gardée en otage pour garantir la remise du tribut. Au lieu de cela, grâce au légendaire pouvoir du fil d'Ariane, elle va contribuer à la victoire de Thésée sur le monstre et à l'abolition de l'odieux sacrifice. Réunie à celui qu'elle aime, elle s'embarque avec lui, encore inconsciente de l'escale pour elle fatidique de Naxos." (Opéra International - avril 1991)

 

http://perso.orange.fr/bmt/hwv/hwv32.html

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Représentations : 

 

 

 

 

 Miah Persson (Arianna)

 

 Mary-Ellen Nesi  et Mata Katsuli

 

 

 

"L\92intrigue met en scène l\92un des épisodes de la vie d\92Ariane, sur l\92île de Crête, avant que Thésée ne l\92abandonne à Naxos. L\92oeuvre pose de nombreux problèmes de mise en scène, notamment en raison de la présence silencieuse, mais permanente, du Minotaure, auquel il est aujourd\92hui difficile de croire. Stephen Langridge ne semble pas avoir trouvé de solution adéquate : les sept vierges, fraîchement débarquées, qui constituent le repas du monstre, déambulent sans but apparent. La tête du Minotaure est, initialement, accrochée au mur dans une boîte en verre, mais, au troisième acte, lorsque Thésée entre dans la caverne pour tuer le monstre, Freud prend le dessus et le Minotaure devient le double de Thésée, qui finit par tuer une partie de lui-même, un procédé peu convaincant. Les personnages sont trop souvent laissés à l\92abandon : ils brandissent vigoureusement leurs épées, mais sans véritable motif, en particulier le méchant capitaine de la garde, Tauride (Cécile van de Sant). Les rôles principaux étaient destinés à des chanteurs virtuoses de l\92époque \97 le castrat Carestini (Teseo) et Anna Strada del Po (Arianna). Ici, deux soeurs se mesurent, avec succès, à cet héritage. La mezzo Sarah Castle triomphe de la partie de Teseo, hérissée de morceaux de bravoure, tandis que Sarah Fox est une Arianna radieusement féminine. Alceste est chantée par un ténor, selon les voeux du compositeur, Markus Schâfer, dont la voix, correcte, apporte un peu de variété de timbres. L\92amie d\92Arianna, Carilda, incarnée par Christianne Stotijn, a droit à l\92un des plus beaux airs de la partition, lorsqu\92on lui annonce qu\92elle sera la première à être jetée en pâture au Minotaure. La flûte obhligato qui l\92accompagne est jouée par le jeune chef, Jed Wentz. Les chanteurs auraient bénéficié d\92une baguette plus expérimentée \97 sous celle-ci, les variations de lumière et d\92ombre, chez les chanteurs comme dans l\92orchestre, étaient rares." (Opéra International - janvier 2004)

 

 

Wilke te Brummelstroete (Teseo) et Sophie Daneman (Arianna)

 

 

"Heinz Balthes a su compenser la relative inefficacité dramatique de sa production...grâce à la variété de perspectives visuelles d'un décor unique, rapidement transformable par les jeux de lumière et par l'apport ou le retrait d'accessoires...La distribution vocale ne parvenait pas à l'homogénéité révée...la soprano Sharon Spinetti brilla certes dans le rôle-titre grâce à la souplesse et à la virtuosité ahurissante...Remarquable d'agilité et d'expressivité dans le registre suraigu, le fringant Thésée du très jeune Rénald Laban, véritable sopraniste, affirma une totale adéquation à l'esprit de la musique...D'un grain plus ferme, la voix du Grec Angelos Fortiadis put déployer une plus ample palette sonore et dynamique dans le rôle d'Alceste...Vocalement très pâle...la soprano Clara O'Brien ne fit qu'esquisser le personnage de Carilda...Le brutal Tauride de Frederic Kalt était totalement déplacé..." (Opéra International - mars 1991)

 

 

 

 

 

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