DEIDAMIA

Deidamia et Achille

COMPOSITEUR

Georg Friedrich HAENDEL
LIBRETTISTE

Paolo Antonio Rolli

DATE
DIRECTION
EDITEUR
NOMBRE
LANGUE
FICHE DETAILLEE
2001
Rudolph Palmer
Albany records
3
italien
2002
Alan Curtis
Accademia Musicale Chigiana, Siena
3
italien
2003
Alan Curtis
Virgin Classics
3
italien

 Dernier opéra (HWV 42) composé par Haendel, sur un livret en trois actes de Paolo Antonio Rolli, d'après Achille in Sciro, de Bentivoglio, utilisé par Legrenzi en 1663, puis de Pietro Metastasio, utilisé le premier par Antonio Caldara à Vienne en 1736.

Paolo Rolli

Commencé le 27 octobre, terminé le 20 novembre 1740, il fut créé à Londres, au Lincoln's Inn Fields le 10 janvier 1741, avec une distribution réunissant Elisabeth Duparc, dite La Francesina, soprano (Deidamia), Maria Monza, soprano (Nerea), Miss Edwards, soprano âgée de moins de vingt ans (Achille), Giovanni Battista Andreoni, alto castrato (Ulisse), William Savage (Fenice), Henry Theodore Reinhold, basse (Licomede). Il ne fut joué que deux fois après la création : une semaine après celle-ci, et le 10 février.

 Théâtre de Lincoln's Inn Fields

 

Personnages : Deidamia (soprano), Nerea (soprano), Achille (soprano), Ulisse (soprano), Fenice (basse), Licomede (basse)  

 Haendel en 1741

Synopsis

L’oracle a prédit qu’Achille mourrait s’il prenait part à la Guerre de Troie. Pour contrer le destin, son père Pélée lui a fait endosser des vêtements de fille et l’a envoyé vivre dans le palais de son ami Lycomède, sur l’île de Scyros : c’est là que, élevé parmi les filles du roi, il a grandi puis est devenu l’amant de l’aînée d’entre elles, Déidamie. Alors que les Grecs se préparent à lancer leur offensive contre Troie, le prêtre Calchas révèle que la cité ne pourra être prise sans l’aide d’Achille. Des ambassadeurs sont envoyés à Scyros afin de l’y retrouver.

Acte I

Le portique d'un palais, prèsd e la mer, avec un trône de marbre sur lequel est assis Lycomède.

(1) Ulysse (qui se fait passer pour Antiloque), Phoenix et Nestor (rôle muet), ambassadeurs d’Agamemnon, arrivent à Scyros. Ulysse demande à Lycomède d’apporter sa contribution à l’expédition — il y consent aussitôt ; il lui demande ensuite de leur confier Achille, indispensable à la victoire des Grecs et qui passe pour être caché sur l’île. Loyal envers son ami Pélée, Lycomède nie abriter Achille, mais il autorise ses hôtes à le chercher.

Une galerie avec une vue sur la campagne

(2) A l’intérieur du palais, Déidamie se languit de “son” bien-aimé “Pyrrha“ qui doit rentrer de la chasse. (3) “Pyrrha“— nom féminin d’Achille à Scyros — revient enthousiasmé par l’effort accompli et s’emporte contre les femmes qui restent assises dans leurs appartements à perdre leur temps. Les femmes laissent ensemble Déidamie et Achille. Déidamie le gronde gentiment, lui qui semble aimer la chasse plus qu’il ne l’aime elle-même. Achille reconnaît l’aimer, mais il n’est pas disposé à sacrifier sa liberté.

Une chambre du palais

(4) La confidente de Déidamie, la princesse Nerea, vient annoncer l’arrivée d’étrangers venus de Grèce continentale et qui sont à la recherche d’Achille. Déidamie aussitôt s’inquiète — quelles en seront les conséquences pour Achille ? —, une brève conversation avec Ulysse (5) suffisant à la convaincre qu’il leur faut être sur leurs gardes.

Acte II

Dans le jardin du palais

(1) Achille voit Déidamie en conversation avec Ulysse qui, d’emblée, l’impressionne par sa cuirasse et son maintien viril. (2) Il écoute ce qu’ils se disent, Ulysse faisant la cour à Déidamie de manière à gagner sa confiance — poliment mais fermement, Déidamie repousse toute avance. En proie à la jalousie, Achille avec irritation va jusqu’à encourager Déidamie à favoriser les attentions d’Ulysse.

(3) Nerea vient annoncer que Lycomède a organisé une chasse pour divertir ses invités. Déidamie s’alarme : l’enthousiasme et l’adresse d’Achille à la chasse ne pourront que trahir son identité. Nerea ayant elle-même été courtisée par Phoenix, elle suggère à Déidamie de distraire les Grecs en semblant l’une et l’autre répondre à leurs avances. Déidamie accepte tout en se demandant si la scène de colère qu’Achille lui a infligée ne cacherait pas une résolution bien réelle de l’abandonner.

(4) Lycomède vante devant Ulysse les chasses données sur ses domaines ; lui-même, cependant, est désormais trop âgé pour un tel sport. (5) Choeur des chasseurs.

Une forêt

(6) La chasse commence. Nerea s’attache aux pas de Phoenix tout en lui reprochant avec vivacité de s’intéresser davantage à la chasse qu’à elle-même. (7) Après avoir observé “Pyrrha”, Ulysse rejoint Phoenix : la force et l’adresse à la chasse de cette étrange fille l’ont convaincu qu'”elle“ ne peut être qu’Achille déguisé. (8) Trouvant une occasion de parler en aparté avec “Pyrrha”, Ulysse se lance dans une feinte déclaration d’amour ; Achille est d’autant plus flatté et amusé qu’il s’aperçoit que Déidamie entend. (9) À peine Ulvsse est-il parti qu’avec fureur elle s’en prend au comportement irréfléchi d’Achille : c’est lui-même qu’il met en danger ainsi que leur bonheur.

(10) Achille dédaigne sa colère et s’apprête à rejoindre la chasse lorsque tout à coup Phoenix le retient et, de la même manière engage la conversation. Le manque d’intérêt envers l’amour dont Achille témoigne convainc Phoenix de la perspicacité d’Ulysse : “Pyrrha” est bien un homme.

Acte III

Une terrasse

(1) Phoenix tente de persuader Nerea du sérieux de ses sentiments : en tant que femme grecque, elle devrait elle-même être fière, non pas jalouse, de le savoir sur le point de partir pour la Guerre de Troie. Nerea réalise que c’est là une occasion à ne pas laisser échapper.

Une galerie

(2) Ulysse et Phoenix mettent en oeuvre un plan afin de démasquer Achille. Ils offrent aux femmes de la cour un coffre empli de rubans, d’étoffes et autres colifichets. Tandis que Déidamie enjoint avec frénésie Achille de leur manifester un intérêt tout féminin, il tend instinctivement la main vers un casque, un bouclier et une épée astucieusement placés parmi les bibelots. À peine un appel aux armes a-t-il retenti qu’aussitôt il brandit l’épée, prêt à l’action. Lui-même s’étant trahi, Ulysse s’adresse au héros sous son véritable nom, l’invitant à rejoindre sans délai les forces grecques assemblées devant Troie. Achille accepte avec enthousiasme. Anéantie par l’idée de le perdre, Déidamie maudit Achille qui détruit son bonheur.

Un appartement du palais

(3) Déidamie se rend auprès de son père et confesse son amour pour Achille. Bien qu’accordant sa bénédiction à cet amour, il lui dit que le départ d’Achille en sera la limite — et de révéler la prédiction : Achille mourra devant Troie. (4) Enfin vêtu en homme, Achille retrouve Déidamie et propose qu’ils se marient sur le champ. Cependant la colère et la détresse de la jeune fille devant son départ imminent les conduisent à se quereller. (5) Ulysse les apaise en révélant sa propre identité : lui aussi a dû laisser, chacun le sait, son épouse Pénélope pour partir à la guerre, et ce pour leur plus grande gloire ; il prédit qu’Achille et Déidamie connaîtront semblable renommée. Rien, cependant, ne peut réconforter Déidamie.

La salle royale

Nerea accuse Phoenix d’avoir feint l’amour dans le seul but de découvrir Achille et de l’enlever. Il lui affirme que son amour est sincère ; il lui offre sa main, qu’elle accepte. (7) Les autres les rejoignent, Lycomède se montrant heureux désormais de restituer Achille à la cause grecque. Ulysse unit les mains de Déidamie et d’Achille, tandis que le choeur final les engage, et nous aussi, à prendre notre plaisir, fluctuant, tant qu’il en est temps.

(livret Virgin)

 

 "Le récit, tiré de la guerre de Troie, nous transporte loin des combats, à la cour du roi Lycomède. Achille y a été envoyé par ses parents pour échapper à la prophétie qui a annoncé sa mort aux pieds des remparts de Troie. Ulysse est mandaté par les Grecs pour le retrouver. Déguisé en femme, Achille finira par se trahir et par choisir la gloire plutôt que l'amour, sous les traits de Déjanire, la fille de Lycomède." (Opéra International - avril 2002)

 

"La première représentation de Deidamia, en janvier l741, à Londres, fut un échec. Une seule suivit. Lassé par des années de combats et des pertes d'argent considérables, alors que le genre de 1'oratorio lui attirait un immense public, Haendel jeta le gant : Deidamia sera son dernier opéra. Après 1'échec d'Imeneo, quelques semaines plus tôt, il le termina dans la hâte et le désabusement. Les airs s'y succèdent comme de magnifiques mécaniques mais l'âme des personnages s'est envolée. Et puis - marque révélatrice de ses dernières compositions lyriques - Haendel a voulu faire évoluer le genre en y introduisant une dimension comique dont Serse est resté l'archétype." (Le Monde de la Musique - septembre 2003)

 

"L'argument appartient à un épisode tragi-comique de la jeunesse d'Achille : pour que la prophétie annonçant la mort de celui-ci à Troie ne se réalise pas, la mère du héros l'a déguisé en femme ; U[ysse, venu le chercher parce que de sa participation dépend l'issue du combat, le reconnaît, et le retire à sa maîtresse éplorée Deidamia. L'opéra possède une composante presque comique lors de l'épisode scabreux pendant lequel Ulysse, pour démasquer Achille, feint de tomber amoureux du jeune homme (rôle dès la création chanté par une femme, cependant qu'Ulysse était chanté par un castrat)." (Répertoire - septembre 2003)

  

"Deidamia est le dernier opéra italien de Haendel, composé dans la période où celui-ci commence à se tourner vers les œuvres chorales sur des textes anglais. Le compositeur est loin d’y atteindre à son propre niveau, au plan dramaturgique en tous cas, car évidemment au plan musical son invention mélodique et son sens de la caractérisation des personnages font toujours mouche. Il est vrai que le livret renouvelé de Métastase par Paolo Antonio Rolli contant un épisode peu connu de la légende d’Achille, n’offre guère de ressources pour développer un drame musical consistant. Quand commence l’histoire, les ambassadeurs grecs (Phenix et Ulysse incognito) sont venus réclamer à Lycomède, souverain de l’île de Scyros, le fils de Pélée que celui-ci lui a confié pour le protéger du sort fatal que lui a promis l’oracle s’il tournait son ardeur belliqueuse contre Troie. Deidamia, fille du roi, qui file avec lui un amour déjà menacé par les goûts «sportifs» du jeune homme, tente de s’interposer mais l’ingénieux Ulysse aura vite découvert, sous le déguisement féminin de Pyrrha, le naïf héros qui ne se fera pas trop prier pour partir à la guerre. À l’arrivée, et malgré le traitement sérieux du personnage de Deidamia en «donna abbandonata», le compositeur dessine une œuvre mifigue mi-raisin qui ne sait trop si elle doit ou non se prendre au premier degré et surtout quel est l’enjeu dramatique de ses trois heures de musique. Au deuxième acte, les situations oscillent souvent entre marivaudage et comédie mais elles s’arrêtent un peu trop tôt pour atteindre cette ironie savoureuse à laquelle elles pourraient donner lieu. Que n’aurait-on su tirer, à l’époque de Cavalli par exemple, de la scène où Ulysse fait la cour à Achille travesti en nymphe chasseresse? Ici l’ambiguïté et le comique sont à peine suggérés." (L'Avant-Scène Opéra - novembre/décembre 2003)

 

http://www.dicoseunpo.it/dicoseunpo/H_files/Deidamia.pdf

http://www.haendel.it/composizioni/libretti/pdf/deidamia.pdf

 

 Représentations :

 

 

 

"Le très actif Festival Händel reprenait sa production lyrique 2002, Deidamia, opéra en trois actes que le compositeur écrivit en 1740 juste après l'échec cuisant d'Imeneo, et qui ne vécut que trois malheureuses représentations, lui aussi boudé du public. C'est Paolo Rolli qui conçut un livret maniant volontiers l'équivoque à partir de la ruse de Thétis cachant son fils Achille sous des vêtements féminins. On a pu constater le développement d'un certain humour dans les ouvrages de ces années, et celui-ci constitue la dernière contribution du maître à la scène. Rolli et Händel semblent s'être bien amusés à écrire cette page. Toutefois, on pourra comprendre la réaction froide du public de l'époque ; on pardonne difficilement au génie de faire juste aussi bien que ses contemporains, et de ne pas continuellement se surpasser. Deidamia reste assez pauvre, peu inventif, et n'hésite pas à faire les fonds de tiroirs pour resservir de vieilles trouvailles. On y sent une sorte de lassitude ou de désintérêt pour ce genre, et pour les spectateurs qui s'étaient à plusieurs reprises révélés ingrats. Peut-être Händel est-il tout simplement happé par l'air du temps ; il a déjà créé son Allegro, il penseroso ed il moderato et connaît vraisemblablement des difficultés naturelles à faire marche arrière.

Des trois opéras que nous avons eu le plaisir d'entendre à Halle, c'est indéniablement Deidamia qui bénéficia de la plus belle fosse. Les pupitres sont très équilibrés, et l'hystérie inquiète des cordes y rencontre avanta-geusement l'élégie des bois. On retrouvait Katrin Wittrich au clavecin, entendue dimanche soir ici même, secondée par Massimiliano Toni, et l'on saluera les interventions précieuses de Francesco Romano au théorbe. On l'aura compris, il s'agissait de l' Orchestre du Festival Händel dirigé ce soir par le très vif Alessandro De Marchi qui proposa une lecture enlevée, élégante, tonique. Cette fois, aucun souci de hauteur de son : les musiciens se sont montrés fiables et fidèles.

Sur scène, on fut quelque peu gêné par l'emploi systématique de femmes dans des rôles d'hommes. C'était monnaie courante alors, et la mode napolitaine n'avait pas eu de scrupules à faire chanter les nourrices par des barytons. Certes, Achille incarné par une femme plutôt que par un contre-ténor n'est pas inintéressant ici, étant donnée la situation de travestissement qui à elle seule fait le sujet de cette œuvre. La partition semble d'ailleurs manifestement écrite pour une femme. Mais Ulysse ? Le choix vient ajouter à la confusion. Il est vrai que Lucia Sciannimanico donne le change avec beaucoup de crédibilité par un jeu étudié jusqu'en ses moindres détails. Le metteur en scène joue avec cette question en habillant le roi Lykomedes en vieille coquette du XVIIIème siècle au début du premier acte. Anke Amou (Achille) a pu charmer par un joli timbre et quelques vocalises légères. Wolf Matthias Friedrich (Lykomedes) déploya des graves somp-tueux ; on déplorera cependant le manque de phrasé et un chant mené en escalier. Son personnage était divertissant et tenu dans son option d'un bout à l'autre du spectacle. La Deidamia de Ann Monoyios est excessivement confidentielle, à tel point qu'elle ne parvient pas à dominer le duo de clavecins de In vano... (récitatif de la scène 5 de l'acte 1). Quant à son aria pour clore l'acte, Nasconde l'usignol'in alti rami il nido, on y perçut des vocalises et variations délicates et intéressantes, sans perdre à l'esprit qu'elles sont libres, à ce moment, de tout accompagnement instrumental. Si le timbre attachant et sonore de Martin Kronthaler servait un Phénix honorable, ce sont surtout Ulysse et Nerea qui bénéficièrent des voix les plus marquantes de cette soirée. Lucia Sciannimanico prit du temps pour se chauffer, si bien que ses premières apparitions ne furent guère convain-cantes, mais sut nous ravir dès le second acte par un timbre chaleureux, un legato envoûtant, et une vraie présence scénique. Enfin Anke Herrmann nous gratifia de vocalises inégalées, notamment dans Di lusinghe, di dolcezza non fatica non asprezza... qu'elle exécuta parfaitement, en assumant des ornements splendides sur le Da Capo. De même la félicitera-t-on pour son Quanto ingannato e quella... de l'Acte 2.

Quant à la mise en scène...Merci aux belugas du second acte et à leur famille (les zoologues comprendront le fond de ma pensée...)."

"En ce qui concerne Deidamia, le Festival a abandonné son approche "authenticisante" pour nous présenter ce qui est peut-être la plus mauvaise production d'un opéra de Haendel à laquelle il nous ait été donné d'assister. Le metteur en scène nous montre une Grèce contemporaine de pacotille, où serveurs et marins vaquent à leurs (in)occupations et où un pêcheur se grime d'une fausse chevelure et d'une fausse barbe grise pour incarner le vieux roi Licomède. Achille, alors adolescent se cachant parmi les filles de la cour pour échapper à la guerre de Troie, devrait être déguisé en demoiselle. Il est toujours habillé en homme. Le décor est unique et la direction d'acteurs se réduit à la mise en place de gags hors sujet. Du creux, de l'inintéressant, mais ce n'est pas terminé. Tout d'abord, les surtitres (en allemand) ne sont pas la traduction du livret, mais une sorte de commentaire philosophique (de bazar) se réduisant parfois à quelques onomatopées. Le public s'esclaffe et applaudit à tout moment, y compris au milieu des airs, sans pouvoir mesurer l'étendue de la supercherie... Ensuite, le personnage muet de Nestore, qui ne s'est "exprimé", deux actes durant, que par moult points de suspension, d'exclamation et d'interrogation dans les surtitres, se voit attribuer un monologue au troisième acte. Action scénique et musique s'interrompent pour le laisser déclamer du Homère dans le texte, en anglais et avec un très fort accent allemand le rendant presque incompréhensible. Sorte de croisement entre Groucho et Harpo Marx qui aurait mal vieilli, Nestore détient peut-être la clé des références du metteur en scène

La musique ne pouvant être épargnée, les récits sont allongés par de longs silences lourds de non-sens, la réalisation du continuo donne lieu à quelques étrangetés (doubles cordes au violoncelle, cordes de la contrebasse et du violoncelle violemment frappées pour que les bois s'entrechoquent, etc.), les airs sont dotés de cadences interminables qui ne semblent être que le prolongement des inepties affichées dans les surtitres... Et puisqu'il faut boire le calice jusqu'à la lie, le chant est d'une étonnante médiocrité, particulièrement dans les rôles principaux (Deidamia, Achilie et Uiisse). Seuls Harry van der Kamp et, surtout, Claron Mc-Fadden tirent vraiment leur épingle du jeu....Livret, partition, drama-turgie, définition des caractères, emotions tout est ici gâché. Consternant."

 

 

 

 

Ann Monoyios

 

"Le récit est ici transposé dans un cadre contemporain...Ici on rejette presque toute notion de convergence entre la musique et la mise en scène, et on assiste à l'utilisation d'un opéra comme prétexte à une accumulation de gags et éléments intellectuello-provocateurs, vides de sens ou inaccessibles...Deidamia est sauvée par Ann Monoyios particulièrement émouvante, excellente tant dans la colorature que dans le cantabile. Le reste de la distribution s'impose aussi par la qualité du chant, la maîtrise du style et l'aisance scénique." (Opéra International - octobre 2002)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

       

 

 

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