FLORIDANTE

COMPOSITEUR

Georg Friedrich HAENDEL
LIBRETTISTE

Paolo Antonio Rolli

ENREGISTREMENT
ÉDITION
DIRECTION
ÉDITEUR
NOMBRE
LANGUE
FICHE DÉTAILLÉE
1990
1991
Nicholas McGegan
Hungaroton
3
italien
1991
1992
Alan Curtis
CBC Records
1
italien
2005
2007
Alan Curtis
DG - Archiv
3
italien

 Opéra (HWV 14) sur un livret de Paolo Antonio Rolli, d'après La Costanza in Trionfo de Francesco Silvani, mise en musique par Marc'Antonio Ziani, telle que représentée à Livourne en 1706.

L'opéra fut achevé le 28 novembre 1721, et créé le 9 décembre 1721 au King's Theatre, Haymarket de Londres, suivi d'une série de six représentations jusqu'au 30 décembre, puis d'une nouvelle série de huit représentations, du 3 janvier au 26 mai 1722.

La distribution réunissait : Benedetto Baldassari dit Benedetti, castrat soprano (Timante), Maddalena Salvai, soprano (Rossane), Francesco Bernardini dit le Senesino, castrat alto (Floridante), Anastasia Robinson, contralto (Elmira), Giuseppe Maria Boschi, basso (Oronte).

L'oeuvre n'eut que peu de succès, et fut critiquée par Senesino.

Une reprise eut lieu à la fin de 1722, avec sept représentations du 4 au 26 décembre. Gaetano Berenstadt remplaçait Benedetti dans le rôle de Timante, et la soprano Margherita Durastanti remplaçait Maddalena Salvai dans celui de Rossane. A cette occasion, l'oeuvre était enrichie par Haendel de la cantate italienne Crudel tirano Amor et de cinq nouveaux airs.

Gaetano Berenstadt

Une nouvelle reprise eut lieu le 29 avril et le 2 mai 1727, avec Francesco Bernardi, dit Senesino (Floridante), la basse Giuseppe Maria Boschi (Oronte), l'alto-castrato Antonio Baldi (Timante), la soprano Faustina Bordini (Rossane), la contralto Anna Dotti (Elmira), la basse Giovanni Battista Palmerini (Coralbo).

Faustina Bordoni

Deux nouvelles reprises eurent lieu en 1733, avec quatre représentations du 3 au 13 mars, puis trois du 8 au 19 mai. Senesino tenait le rôle de Floridante, et la basse Antonio Montagnana celui d'Oronte.

 

 Personnages : Timante (soprano), Rossane (soprano), Floridante (mezzo-soprano), Elmira (alto), Oronte (basso), Coralbo (basse) 

 

Représentations :

 

 

 

 

"...Le son que Christopher Moulds tire de l'excellente phalange locale (Handel Festspielorchester Halle), est nerveux et opulent avec d'excellents soli, notamment pour les airs dévolus à Floridante, héros malheureux de cet opéra intimiste et compliqué.

Si la mise en scène de Vincent Boussard peine à incarner le premier acte, la faute en revient au livret amphigourique de Rolli, engagé par Haendel pour succéder à Haym durant la saison 1721-1722. Cet imbroglio d'identités usurpées et d'incestes divers est l'adaptation d'un libretto vénitien de 1696. À sa créaation, Floridante, concurrencé sur la scène de la Royal Academy par deux opéras d'un Bononcini alors plus populaire, ne tint d'ailleurs l'affiche que peu de soirs. Boussard et son décorateur Vmcent Lemaire dépouillent la scène au maximum. Une table ovoïde réunit et désunit les couples protagonistes. Encadrée par des murs opalins où flotte parfois un ectoplasme de vidéo, elle voit se déclencher une guerre charnelle dont l'intensité physique n'est pas sans évoquer Patrice Chéreau. Malgré la présence du couple bouffe Rossane - Timante, la mise en place du conflit (Floridante est amoureux d'Elmira, que convoite le tyran Oronte) doit attendre l'acte II pour voir s'épanouir le théâtre émotionnel de Haendel.

Dans Floridante, il est particulièrement inspiré. Deux duos poignants « Ah ! mia cara », puis « Fuor di periglio ») scandent le drame. Floridante se voit attribuer des airs d'une intense douleur, Elmira une impressionnante scène d'ombre. L'\9Cuvre, nocturne et grave, va alors se jouer devant le rideau de fer tombé sur les protagonistes. Le jeu d'acteurs y gagne une intensité en parfaite adéquation avec la partition soudain glaçante. La Chilienne Mariselle Martinez, dotée d'un mezzo cuivré et cinglant, domine la distribution en Floridante, aux côtés de l'inquiétant Oronte du baryton allemand Raimund Nolte. Pour sa part, le jeune Coréen Ki-Hyun Park a stupéfié la salle par son immpressionnante virtuosité dans le belliqueux Coraldo, le satrape perse. Le couple «vénitien», plus léger, à qui Boussard offre une jolie scène érotique à base de fraises, réunissait la Suédoise Elin Rombo et la Bulgare Sonya Yoncheva, heureux mariage d'une soprano fruitée et d'un mezzo agile. En visible méforme, la Finlandaise Virpi Räisänen s'est hélas montrée inégale dans le rôle, il est vrai intense, d'Elmira. L'économie des moyens, la pertinence scénique et une distribution judicieuse ont révélé cet opéra littérairement mineur mais musicalement superbe, commme l'est par exemple Ezio."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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