SCIPIONE

ou Publio Cornelio Scipione

COMPOSITEUR

Georg Friedrich HAENDEL
LIBRETTISTE

Paolo Antonio Rolli / Antonio Salvi

DATE
DIRECTION
EDITEUR
NOMBRE
LANGUE
FICHE DETAILLEE
1984
Charles Farncombe
Ina / FNAC Rappel 5
3 (30 cm)
anglais
1994
Christophe Rousset
Fnac

italien

 On connait trois versions, dont la première n'est qu'un "avant-projet" conservé au Fitzwilliam Museum, difficile à reconstituer car "mis en pièces" avant la création.

Une seconde version, terminée le 2 mars 1726, correspond à la création, le 12 mars 1726, au King's Theatre in the Haymarket, avec une distribution réunissant Livia Costantini, dite La Polacchina, soprano (Armira), Francesca Cuzzoni, soprano (Berenice), Francesco Bernardi dit Il Senesino, alto castrato (Lucejo), Antonio Baldi, alto castrato (Scipione), Luigi Antinori, ténor (Lelio), Giuseppe Maria Boschi, basse (Ernando). Il y eut treize représentations jusqu'au 30 avril 1726.

La troisième correspond à la reprise, le 3 novembre 1730, pour six représentations jusqu'au 21 novembre, en ouverture de la seconde saison de la Nouvelle Académie, pour laquelle Haendel avait réengagé - pour 1 400 guinées - Senesino, dans le rôle de Lucejo, et dans laquelle certains airs sont transposés, et treize nouveaux introduits (HWV 20). La distribution réunissait le ténor Annibale Pio Fabri, dit Balino (Scipio), le castrat alto Francesco Bernardi, dit Senesino (Lucejo), la soprano Anna Maria Strada del Pò (Berenice), la contralto Francesca Bertolli (Lelio), la basse Giovanni Giuseppe Commano (Ernando), la soprano Antonia Maria Merighi (Armira). Ce fut un succès.

Le livret de Paolo Antonio Rolli est une adaptation d'un livret homonyme d'Antonio Salvi (1704) 

Caricature de P.A. Rolli à Londres

La partition comprend une marche qui est devenue la marche du régiment des British Grenadier Guards.

 

Personnages : Armira (soprano), Berenice (soprano), Lucejo (soprano), Scipione (alto), Lelio (ténor), Ernando (basse)

 

Synopsis

En l'an 210 avant J.-C., à Carthagène

Acte I

Scipion fête sa victoire. Il félicite Lelio pour sa bravoure et en obtient une belle prisonnière, Bérénice, accompagnée d'Armira, que Lelio a arraché des pillards. Bérénice est toutefois promise à à Lucejo, qui a sauvé Lelio autrefois. Bérénice souhaite revoir son amant, quiq, déguisé en Romain, cherche à l'enlever. Scipion s'éperend de bérénice, pendant que lelio est plutôt attiré par Armira qui lui résiste. Lucejo réussit à approcher Bérénice, mais Scipion arrive, courtise Bérénice. Lucejo intervient, et, pour le sauver, Bérénice le fait passer pour fou.

Acte II

Ernando, père de Bérénice et roi des Celtibères, arrive avec une rançon. Scipion cherche encore à séduire Bérénice qui lui avoue aimer quelqu'un d'autre. Ce qui n'empêche pas Lucejo de douter d'elle. Armira dit à Lelio qu'elle l'aimera si elle est libérée. Elle rencontre aussi Lucejo et, alors qu'ils se donnent la main en gage de confiance, Bérénice les surprend et se croit bafouée. Scipio arrive au milieu du quiproquo. Lucejo se dévoile. Il est arrêté tandis que Bérénice persiste à repousser les avances de Scipion.

Acte III

Le roi Ernando refuse que sa fille, qu'il avait promise à Lucejo, épouse Scipion. Lucejo doit être conduit à Rome ; Bénénice veut partager sa captivité. Scipion finit par s'incliner. Il libère Bérénice. Ernando le remercie par des présents. Lelio finit par fléchir le coeur d'Armira. Magnanime, Scipio libère également Lucejo qui peut rejoindre Bérénice.

(d'après André Lama - La Rome antique dans l'art lyrique)

  

Représentations :

 

Christophe Rousset, en effet, ne semble pas avoir vraiment réussi à inspirer les solistes réunis à Beaune ; si la pâte de son orchestre est séduisante, sa direction élégante mais encore inexpérimentée dans ce répertoire manque de précision - dans les da capo notamment - et surtout de caractère, de nerf, de sens dramatique. Son soutien orchestral semble révéler un manque d'attention au texte, préjudiciable à la variété du discours. Ainsi Doris Lam-precht qui, en dépit d'un registre de poitrine séduisant, n'est pas un vrai contralto, est-elle souvent monochrome d'expression et de voix, même si le timbre est de qualité la diction est trop molle et le personnage parfois comme privé de caractère. Sandrine Piau, farouchement engagée, possède une voix bien légère et la chanteuse manque de maturité pour un rôle de cette taille...Olivier Lalouette, quant à lui, sait emporter l'adhésion, le timbre fier et le chant percutant. Mais Derek Lee Ragin, dans un rôle peu brillant, montre surtout ses défauts, un italien toujours aussi imprécis...Enfin, si Guy Flechter ne rend pas justice à son rôle délicieux, Wanda Tabery séduit en dépit d'un chant approximatif." (Opéra International - septembre 1993) 

 

"Au lieu de présenter le camp de Scipion à Carthagène, Heinz Balthes montre l'hôtel Hilton de Riyad, pendant la guerre du Golfe...Daniel Benoin pratique avec drôlerie le théâtre dans le théâtre, en montrant les protagonistes soumis aux feux croisés des caméras, se dédoublant grâce aux écrans de télévision...Au deuxième acte, une table de conférence accueille les généraux des pays impliqués et les chefs arabes...Une distribution composée de voix jeunes et stylées fait merveille. Sharon Spinetti est une Bérénice d'une grande force dramatique...Elégance et rigueur caractérisent l'émission de GrahamPushee...L'Armira de la roumaine Ruxandra Voda est une superbe tigresse à la voix chaude et prenante...Le Scipione de Jason Alexander joint des accents pleins de noblesse et de vaillance." (Opéra International - avril 1992)

 

 

 

 

 

 

 

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