ARTASERSE

Artaxerxès

COMPOSITEUR

Johann Adolf HASSE
LIBRETTISTE

Pietro Metastasio

 Opéra en trois actes, sur un livret de Pietro Metastasio, représenté à Venise, au teatro San Giovanni Grisostomo, en février 1730, avec le ténor Filippo Giorgi (Artaserse), le castrat soprano Carlo Broschi, dit Farinello, alors âgé de vingt-cinq ans (Arbace), la soprano Francesca Cuzzoni Sandoni dit la Parmiggiana (1696 - 1778) (Mandane), le castrat soprano Antonio Castori, dit Castorini, (Megabise), le castrat napolitain Niccolo Grimaldi, dit Nicolini (1673 - 1732) (Artabano), la contralto Maria Maddalena Pieri dite la Polpetta (la petite Boule) (Semira).

Francesca Cuzzoni reçut 22 000 lires, Farinelli 18 600 lires, Nicolini 12 400 lires, Castori 4 400 lires.

Francesca Cuzzoni Niccolo Grimaldi, dit Nicolini

Les ballets étaient signés d'Antonio Ferrari.

Le livret, imprimé par Buonarrigo, à Venise, est dédicacé à Sua Eccellenza Mylord Conte Guglielmo Cowper Viconte Fordwiche Barone di Wingham (*).

(*) Guillaume Comte Cowper, Vicomte Fordwich, Baron de Wingham, mourut le 20 octobre 1723 à l'âge de soixante-dix ans. Il fut un grand défenseur de l'église anglicane et des libertés du peuple.

Ce furent les débuts de Hasse à Venise, et l'amorce d'une carrière brillante pour lui et son épouse Faustina Bordoni, mais aussi le signe du déclin des opéras de Vivaldi.

 

L'ouvrage fut repris à Lucques à l'automne 1730, puis au teatro San Giovanni Grisostomo de Venise, durant le carnaval de 1734, avec une distribution réunissant le castrat Gaetano Majorano, dit Caffarelli (1710 - 1783) (Artaserse), la soprano Lucia Facchinelli, dite la Beccheretta (Mandane), le ténor napolitain Francesco Tolve (Artabano), Carlo Broschi dit Farinello (Arbace), la contralto florentine Maria Teresa Pieri, dite, comme sa soeur Maria Maddalena, la Polpetta (Semira), le castrat contralto Antonio Baldi (Megabise).

Gaetano Majorano, dit CaffarelliCarlo Broschi dit Farinello

Un pasticcio, nommé Artaserse, préparé par Riccardo Broschi et Johann Adolf Hasse, fut représenté au Haymarket Theatre de Londres, le 29 octobre 1734. Farinelli y fit sa première apparition en public à Londres, en présence de la famille royale au complet, dans le rôle d'Arbace, chantant dix airs sur vingt-neuf. Il était entouré de Senesino dans le rôle d'Artabano, de Montagnana dans celui d'Artaserse, et de la Cuzzoni dans celui de Mandane.

Farinelli en 1734

On raconte que c'est lors de cette représentation, alors que Senesino et Farinelli s'étreignaient, à la fin de l'aria Son qual nave, que partit d'une loge un cri de femme : One God, one Farinelli !

Le succès fut tel que l'ouvrage fut repris pendant onze soirées consécutives, et fut joué quarante fois durant le séjour de Farinelli à Londres.

C'est de cet opéra que sont tirés trois des quatre (*) arias que Farinelli chanta, pendant dix ans, chaque soir, dit-on, au roi Philippe V : Per questo dolce amplesso, Pallido il sole, et Fortunato passate mie pene, ce dernier composé par Attilio Ariosti.

(*) le quatrième, Quell'usignolo che innamorato, étant extrait du Merope de Geminiano Giacomelli

Nouvelle reprise au théâtre de cour de Dresde du 9 au 21 août 1740 (cinq représentations), avec Faustina Bordoni dans le rôle de Mandane.

 

Personnages : Artaserse, prince puis roi de Perse, ami d'Arbace et amant de Semira (soprano), Mandane, soeur d'Artaserse, amante d'Arbace (soprano), Artabano, préfet de la garde royale, père d'Arbace et Semira (ténor), Arbace, ami d'Artaserse, amant de Mandane (soprano), Semira, soeur d'Arbace, amante d'Artaserse (soprano), Megabise, général et confident d'Artabano (soprano)

 

Représentations : 

 

 

 

Artaserse au Teatro Rossini

"L'ouvrage affirme une très haute valeur musicale et dramatique"..."La distribution est médiocre ; en émergent seulement Paoletta Marrocu et Maria José Trullu"..."On a réduit les arie et coupé dans les récitatifs"..."La direction d'Alessandrini agrave les choses, scandant les tempi avec la monotonie d'un carillon du XVIIIe siècle. Le spectacle de Gasparon, disciple de P.L. Pizzi, s'impose en revanche par sa grâce et son sens du tableau vivant, dans un décor d'un beau classicisme." (Opéra International - janvier 2000)

  

 

 

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