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ATTILIO REGOLO
Attilius Regulus
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COMPOSITEUR
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Johann Adolf HASSE
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LIBRETTISTE
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Pietro Metastasio
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Opéra en trois
actes, sur un livret de Pietro Metastasio, représenté
au Grosses Königliches Opernhaus am Zwingerhof,
théâtre de cour de Dresde, du 12 janvier au 10
février 1750 (douze représentations), dans des
décors de Giuseppe Galli-Bibiena.
Le livret est inspiré de
la pièce de Nicolas Pradon (*) :
Regulus (1688), dans une traduction de Girolamo Gigli
(**).
(*) Nicolas (dit aussi Jacques)
Pradon, né à Rouen en 1632 et
décédé à Paris le 14 janvier 1698,
dramaturge français, auteur de huit tragédies,
respectueux des règles de la tragédie
classique.
(**) Girolamo Gigli, né
à Sienne en 1660, mort en 1722, auteur de comédies
inspirées du théâtre
français
Distribution : Faustina Bordoni,
soprano en travesti (Attilia), Regina Mingotti (*), soprano
(Publio), Rosa Negri, soprano Pavona (Barce), Ventura Rocchetti,
castrat soprano (Amilcare), Domenico Annibali dit Domenichino, castrat
alto, (Attilio Regolo), Angelo Amorevoli, ténor (Manlio),
Joseph Schuster, basse (Licinio).
(*) Regina Valentini, épouse
Mingotti, née à Naples en 1728, morte à Neubourg
en 1807. Epouse du directeur de l'Opéra de Dresde,
élève de Porpora, elle fit ses débuts à
Dresde où elle concurrença Faustina Bordoni. Elle
quitta Dresde en 1751 pour Madrid, Paris, Londres, puis l'Italie.
Elle se fixa à Munich en 1763, puis se retira à
Neubourg en 1787.
Faustina Bordoni était en
fin de carrière ; elle fit ses adieux à la scène
un an après.
Argument : Attilius Regulus, consul,
après avoir assiégé Carthage, fut battu et fait
prisonnier en 255 av. J.-C. ; il fut envoyé à Rome, sur
parole, pour proposer un échange de prisonniers, mais
déconseilla au Sénat d'accepter ; fidèle
à sa parole, il retourna à Carthage où il fut
supplicié, enfermé dans un coffre,
hérissé en dedans de pointes de fer, qui
provoquèrent sa mort par douleur et insomnie.
Personnages : Attilio Regolo, Romain prisonnier des Carthaginois
; Manlio, consul ; Attilia, fille de Regolo ; Publio, fils de Regolo
; Barce, noble africaine, esclave de Publio ; Licinio, tribun de la
plèbe, épris d'Attilia ; Amilcare, ambassadeur de
Carthage, épris de Barce
Synopsis
Acte I
Palais du consul
Manlius
Tout Rome se morfond
d'inquiétude pour Attilius Regulus, prisonnier des
Carthaginois, depuis cinq ans. Attilia, fille d'Attilius, vient se
plaindre auprès du consul qu'on laisse son père si
longtemps aux mains de ennemi ; elle est accompagnée de son
amoureux Licinius, tribun de la plèbe. Comme elle se
désespère de la réponse évasive du
consul, Barce, noble africaine, esclave de Publius, leur annonce
l'arrivée de l'ambassadeur carthaginois Amilcar et d'Attilius
Regulus en personne. Publius, fils d'Attilius, et sa soeur reprennent
espoir. Dans le temple de Bellone, devant les Sénateurs, le
héros, qui a été renvoyé à Rome
contre la promesse solennelle de retourner en captivité si les
propositions de paix de Carthage n'aboutissaient pas, conseille,
à la stupeur générale, au Sénat de les
rejeter.
Acte II
Palais à
Rome
Attilius Regulus doit tenir
tête à tout son entourage, qui s'oppose à son
héroïque décision. Publius, puis le consul Manlius
et Licinius essaient de le dissuader de retourner à Carthage,
mais en vain. Enfin, Attilius doit affronter sa fille, dont l'amour
et la douleur le troublent profondément. Il garde toutefois sa
fermeté d'âme et tous finissent par admirer la vertu de
ce véritable Romain, qui sait faire taire ses sentiments.
Barce et Amilcar, pour leur part, ont du mal à croire a tant
d'héroïsme et restent stupéfaits devant une
fermeté qu'ils ne comprennent pas.
Acte III
Tandis qu'Attilius Regulus,
prêt à partir, confie au consul Manlius ses deux
enfants, Publius apporte la nouvelle que le peuple est en émoi
et s'oppose au départ du héros. Même Amilcar lui
propose la fuite, et le Sénat le délie de la promesse
faite aux Carthaginois. Seuls Manlius et les deux enfants d'Attilius,
fiers d'un tel citoyen et d'un tel père, tentent de calmer la
foule qui veut empêcher Attilius Regulus d'accomplir son
devoir. Mais le héros prend la parole : il rappelle au peuple
rassemblé l'exemple de la Rome antique, où une mort
glorieuse était préférable à une vie
déshonorée. L'opéra s'achève sur un
choeur qui célèbre la vertu d'Attilius, tandis que
celui-ci monte sur le navire en partance pour Carthage.
http://www.liberliber.it/biblioteca/m/metastasio/index.htm
"Attilio Regolo fut
écrit par Métastase, à Vienne, à la
demande de l'impératrice Elisabeth, pour l'anniversaire de
l'empereur Charles VI. Mais la mort subite de celui-ci empêcha
la représentation. La première de l'opéra eut
lieu exactement dix ans plus tard, en 1750, à Dresde, pour
Auguste III, roi de Pologne. Bien que le caractère
épique du drame puisse sembler assez éloigné de
l'esprit métastasien, le poète réussit à
camper avec force le personnage principal, opposant, dans les
dialogues, sa fermeté aux arguments des autres personna5es. Le
trouble dans lequel le jette son entrevue avec sa fille est un beau
moment poétique, sans maniérisme. Hasse suit d'une
façon extraordinaire les péripéties du drame,
avec quelques pages qui s'écoutent avec plaisir, soit par leur
force, soit par le lyrisme sincère qui s'en dégage. Le
compositeur se laisse rarement aller, dans Attilio Regolo, au
conventionnel et à la creuse rhétorique."
(Dictionnaire chronologique de l'Opéra - Le Livre de
Poche)
Représentations :
- Dresdner Musikfestspiele -
Semperoper - 22 mai 1997 - La
Capella Sagittariana de Dresde - dir. Frieder Bernius - avec Derek
Lee Ragin (Attilio Regolo), Michaël Volle (Licinius), Markus
Schäfer (Manlius), Martina Borst (Attilia), Carmen Fuggis
(Barce), Rendall Wong (Amilcar), Sibylla Rubens
(Publius)
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