CLEOFIDE

COMPOSITEUR

Johann Adolf HASSE
LIBRETTISTE

Michelangelo Boccardi, d'après Pietro Metastasio

ENREGISTREMENT

ÉDITION
DIRECTION
EDITEUR
NOMBRE
LANGUE
FICHE DÉTAILLÉE
1986
1992
William Christie
Cappricio
4
italien
1986
2008
William Christie
Phoenix
1 (extraits)
italien

Opéra seria écrit pour Frédéric Auguste Ier, roi de Pologne et Électeur de Saxe, créé avec succès à Dresde, le 13 septembre 1731, et repris pour trois représentations jusqu'au 26 septembre, avec Faustina Bordoni dans le rôle-titre.

Johann Adolf Hasse avait été engagé en 1730 comme kapellmeister de la cour de Saxe, à la grande déception de Zelenka, qui en assumait les fonctions depuis la maladie, puis la mort - en 1729 - de Heinichen. Faustina Bordoni, qu'il avait épousé en secret en juin 1730 était engagée avec lui. Le salaire du couple atteignait la somme très élevée de 6 000 thalers par an.

Cleofide fut le premier opéra composé par Hasse pour la cour de Saxe. Faustina Bordoni tenait le rôle-titre.

On a suggéré que Jean-Sébastien Bach assistait peut-être à la représentation, car il aspirait à travailler à Dresde et devait donner un récital d'orgue le lendemain dans l'église Sainte-Sophie.

L'opéra fut repris à Milan en 1732, puis au San Giovanni Grisostomo de Venise, en 1735, dans une nouvelle version et sous le titre d'Alessandro nell'Indie.

Le livret est tiré de l'Alessandro nell'Indie de Métastase, adapté par Michelangelo Boccardi. Il relate la conquête du nord de l'Inde par Alexandre le Grand, et la cour de Saxe ne manqua pas de faire le lien avec l'Électeur de Saxe, qualifié de Toujours Grand et Invincible. Ce dernier devait mourir en février 1733.

 Frédéric Auguste Ier de Saxe, dit Auguste-le-Fort

L'histoire se déroule en 325 av. J.-C., et met en scène les conflits qui agitent les souverains de l'Inde, conquise par Alexandre. Poros, le roi défait, soupçonne son amante Cleophis de vouloir le trahir au profit du vainqueur. Alexandre montre sa grandeur d'âme en refusant d'asservir les vaincus. Cleophis flatte les sentiments qu'éprouve Alexandre à son égard, pour tenter de sauver son rayaume. Eryxène, soeur de Poros, et elle-même éprise d'Alexandre, rejette aussi bien Timagène, général macédonien, que Gandartès, général et ami de Poros. Celui-ci est jaloux, Timagène trahit, Gandartès se dévoue, la mort s'apprête à le frapper...et tout se termine bien grâce à la générosité d'Alexandre. (Opéra International - juillet/août 1988)

 

Représentations :

 

 

 

 

 

 

 

 

  "La lecture de William Christie est éblouissante de vitalité, de goût et de précision, des surtitres opportuns mais approximatifs facilitant la compréhension de l'action. L'orchestre des Arts Florissants est royal, malgré des sonorités légèrement trop feutrées pour ce répertoire et surtout un continuo somnolent. La distribution vocale est en revanche moins passionnante qu'au disque, exception faite d'une remarquable Sandrine Piau (Gandarte) et d'un étonnant jeune contre-ténor américain rappelant Jochen Kowalski (David Daniels, Timagene). Véronique Gens est très élégante mais scolaire et un peu courte d'aigus on Erissena, tandis que Jennifer Lane, racée et impliquée, est un Alessandro trop peu audible dans cette tessiture de castrat alto, à l'instar du Poro de Susan Bickley, de plus tour à tour soporifique ou vulgaire. De son côté Susan Bullock, dans le rôle titre, sait émouvoir malgré un timbre ingrat et un chant bien mélodramatique." (Opéra International - mai 1994)

 

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