DIDONE ABBANDONATA

Didon abandonnée

Didone Abbandonata au Teatro Rossini

COMPOSITEUR

Niccolo JOMMELLI
LIBRETTISTE

Pietro Metastasio

DATE
DIRECTION
EDITEUR
NOMBRE
LANGUE
FICHE DETAILLEE
1995
Frieder Bernius
Orfeo
3
italien

 Opéra en trois actes, sur un livret de Métastase, créé dans une première version au Teatro Argentina de Rome, le 28 janvier 1747. Cette première édition se distingue par un récitatif accompané d'une grande intensité dramatique dans la scène finale du suicide.

Il fut remanié pour le Hoftheater de Vienne le 8 décembre 1749, dans une distribution réunissant Maria Masi Giura (Didon), le castrat Giuseppe Aprile (Enée), Arcangela Cartoni (Iarba), Monica Buonani (Selene) et Pietro Senti (Araspe). Métastase estime, dans une lettre, que l'exécution fut "pleine de grâce, de profondeur, de nouveauté, d'harmonie et, par-dessus tout, d'expression".

Il fut enfin exécuté au Théâtre ducal de Stuttgart, le 11 février 1763, dans une troisième version dont on a seulement conservé la partition pour clavecin, incomplète.

 

Personnages : Didone, reine de Carthage, éprise d'Énée (soprano), Enea, Troyen (soprano), Selene, soeur de Didon, éprise en secret d'Énée (soprano), Iarba, roi des Maures, sous le nom d'Arbace (ténor), Araspe, confident d'Iarba, épris de Selene (soprano), Osmida, confidente de Didon (alto)

 

Synopsis

  Acte I

Salle des audiences dans le palais de Carthage

Enée avoue à Sélène, secrètement éprise de lui, et à Osmide qu'il a décidé, malgré tout son amour et sa gratitude, d'abandonner Didon pour obéir à l'Ombre de son père, mais il n'ose lui annoncer lui-même sa résolution. Arrive alors au palais Jarba, roi des Maures, qui se fait passer pour son ministre Arbacès. Il rappelle à la reine qu'elle avait repoussé les avances de Jarba sous prétexte de rester fidèle à son défunt époux, alors qu'elle s'apprête maintenant à épouser Enée. Il lui propose, de la part du roi, de conclure la paix en lui accordant sa main et la vie d'Enée. Comme Didon refuse dédaigneusement, Jarba médite une vengeance, avec l'aide d'Osmide, qui veut s'emparer du trône. Il ordonne donc à son ministre Araspe de tuer Énée par traîtrise, mais Araspe se dérobe, tout en assurant Jarba de sa fidélité. Le roi essaie alors de se débarrasser d' Enée lui-même, mais il est désarmé par Araspe. Ce dernier, surpris avec le poignard de son maître, est arrêté sur ordre de Didon. Énée, resté seul avec la reine, lui avoue qu'il a décidé de partir. Devant l'indignation de Didon, qui lui reproche son ingratitude, il faiblit et revient sur sa résolution.

Acte II

Les appartements royaux

Araspe, remis en liberté, déclare son amour à Sélène, qui lui répond qu'elle aime un autre homme. Énée, quant à lui, est accusé de déloyauté aprés avoir généreusement demandé à Didon la grâce de Jarba. Celui-ci, reconnu et arrêté, a d'ailleurs déjà été libéré par Osmide. Enée s'apprête à se battre en duel avec Araspe lorsque Sélène intervient pour les séparer. La reine fait appeler Énée et feint d'accepter la demande en mariage du roi des Maures : devant la réaction du héros, elle avoue avoir menti et revient sur sa promesse. Jarba jure de se venger.

Acte III

Le port

Énée s'apprête à partir lorsqu'il est rejoint par Jarba et une troupe de Maures. Une bataille s'engage entre Troyens et Maures, tandis qu'Enée et Jarba se battent en duel. Jarba, désarmé, est épargné par Enée. Sélène accourt pour essayer de retenir le héros, lui avouant son amour. Mais plus rien ne compte désormais pour lui que la gloire. Il part. Entre-temps la ville et le palais sont dévorés par l'incendie allumé par Jarba. Didon refuse encore une fois les propositions du Maure et, apprenant à la fois la trahison d'Osmide et l'amour de sa soeur pour Enée, se jette dans le brasier. Le drame s'achève sur l'apparition du dieu Neptune.

(Dictionnaire chronologique de l'Opéra - Le Livre de Poche)

 

"Jommelli a composé cette Didone abbandonata pour Rome, en 1747, puis révisé la partition pour Vienne, deux ans plus tard, et offert finalement se version définitive à Luswigsburg, en 1763. Le livret - le tout premier écrit par Métastase dans le genre serio, et probablement le seul à comporter une fin tragique -, a été cher au coeur de la plupart des musiciens baroques...Afin d'échapper aux règles très strictes du théâtre de l'époque et donner à la partition une pulsation plus soutenue, Jommelli modifie - sans doute avec l'aide de Mattia Verazi - la fin des deux premiers actes (y incluant un duetto et un terzetto), laissant uniquement Didon s'exprimer seule à la fin du troisième acte, dans une page d'une mémorable facture." (Opéra International - juin 1996)

 

http://www.liberliber.it/biblioteca/m/metastasio/index.htm

 

 

 

Pour en savoir plus :

 "La verdeur de certains timbres, les carences techniques de certaines émissions, la fragilité de certaines voix ou la timidité de certaines inflexions ont donné une idée bien approximative de cette période du bel canto...On regrette la suppression du personnage de Neptune et du lieto fine...Marie Angelms Peters, mal à l'aise dans les récitatifs, est une Didon aux prises avec des problèmes techniques insupportables...Les vociférations d'Ezio di Cesare appartiennent davantage à l'école vériste...Amedeo Monetti n'a pas spoécialement démontré ses affinités avec cette école, contrairement au beau spectacle de Pier Luigi Cervellati qui, grâce aux costumes de Mariangela capuano, a traduit toute la spendeur de l'âge d'or du baroque avec quelques notes de subtile ironie." (Opéra International - mars 1992)

 

 

 

 

 

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