DON TRASTULLO

Intermède (1749)

COMPOSITEUR

Niccolo JOMMELLI
LIBRETTISTE

DATE
DIRECTION
EDITEUR
NOMBRE
LANGUE
DISPONIBLE
FICHE DETAILLEE
2001
Antonio Florio
Opus 111
1
italien
oui

"La cantate e disfida di Don Trastullo", représenté au Teatro Valle de Rome en 1749.

 

"Intermède en deux parties. Le livret reste dans la tradition de la commedia dell'arte. Les conventions du genre y sont respectées : un air pour chaque personnage dans chacun des deux intermèdes, un déroulement prévisible, des personnages figés" (Le Monde de la Musique - janvier 2002)

 "Le mince argument est centré autour de la situation typique de la commedia dell'arte présentant un élégant riche et stupide (Don Trastullo) que berne et dépouille de son argent une fille astucieuse (Arcenta) pour se marier avec son fiancé" (Goldberg - printemps 2002)

  "Niccolo Jommelli est un compositeur que nous avons tendance à associer davantage à l'opera seria et à la musique sacrée qu'à des spectacles comiques ; il faut pourtant se rappeler qu'il a commencé sa carrière napolitaine de compositeur d'opéras avec deux opere buffe complets présentés respectivement aux théâtres Nuovo et Fiorentini. En tout cas la musique scintillante de Don Trastullo démontre qu'il était aussi un maître du style buffo. L'intermezzo fut en fait composé non pour Naples, mais pour Rome, où il fut donné pour la première fois pendant le Carnaval de 1749, l'année où, à l'âge de trente quatre ans, il fut nommé maestro coadiutore à la chapelle papale. On peut supposer que l'intermezzo était inséré dans un opéra sérieux de la façon habituelle, mais les détails ne nous sont pas parvenus. Remarquable pour la cantata de l'acte I destinée à Don Trastullo, l'intermezzo contient de nombreux emprunts masqués au style sérieux, plus particulièrement dans la rhétorique ampoulée de Trastullo." (Goldbereg - avril 2004)

 

Représentations :

 

"Celle de Don Trastullo de Niccolo Jommelli suit la voie traditionnelle de l’intermède, dont La Servante maîtresse de Pergolesi demeure l’emblème, mais en plus ambitieux, et avec une prédilection affichée pour la parodie de l’opéra seria. En plus de sa voix, charmeuse, Maria Ercolano met sa séduction naturelle au service d’Arsenia, la rouée qui, pour épouser Giambarone (encore Totaro, fidèle à lui-même), extorquera cent doublons au crédule Don Trastullo (Giuseppe Naviglio, épatant dans la charge et la caricature, et dont la faconde trouve son plein emploi dans une scène hilarante d’improvisation littéraire). Florio soutient ses troupes avec vigueur, ne relâche jamais les rênes dans les récitatifs, laisse les airs respirer même dans les moments les plus fous. Les miracles, dit-on, n’ont lieu qu’une fois ; à Naples, ils semblent permanents."

 

 

  Retour à la page d'accueil