"La cantate e disfida di Don Trastullo",
représenté au Teatro Valle de Rome en 1749.
"Intermède en deux
parties. Le livret reste dans la tradition de la commedia
dell'arte. Les conventions du genre y sont respectées :
un air pour chaque personnage dans chacun des deux intermèdes,
un déroulement prévisible, des personnages
figés" (Le Monde de la Musique - janvier 2002)
"Le mince argument est
centré autour de la situation typique de la commedia dell'arte
présentant un élégant riche et stupide (Don
Trastullo) que berne et dépouille de son argent une fille
astucieuse (Arcenta) pour se marier avec son fiancé" (Goldberg
- printemps 2002)
"Niccolo Jommelli est
un compositeur que nous avons tendance à associer davantage
à l'opera seria et à la musique sacrée
qu'à des spectacles comiques ; il faut pourtant se rappeler
qu'il a commencé sa carrière napolitaine de compositeur
d'opéras avec deux opere buffe complets
présentés respectivement aux théâtres
Nuovo et Fiorentini. En tout cas la musique scintillante de Don
Trastullo démontre qu'il était aussi un maître du
style buffo. L'intermezzo fut en fait composé non pour Naples,
mais pour Rome, où il fut donné pour la première
fois pendant le Carnaval de 1749, l'année où, à
l'âge de trente quatre ans, il fut nommé maestro
coadiutore à la chapelle papale. On peut supposer que
l'intermezzo était inséré dans un opéra
sérieux de la façon habituelle, mais les détails
ne nous sont pas parvenus. Remarquable pour la cantata de l'acte I
destinée à Don Trastullo, l'intermezzo contient de
nombreux emprunts masqués au style sérieux, plus
particulièrement dans la rhétorique ampoulée de
Trastullo." (Goldbereg - avril 2004)
Représentations :
Théâtre des
Champs Elysées - 21
mai 2002 - Cappella de Turchini - dir. Antonio Florio - avec Lucia
Naviglio, Maria Ercolano (sopranos), Rosario Totaro, Giuseppe De
Vittorio (ténors), Giuseppe Naviglio (baryton)
Altamusica - compte-rendu du Festival de Sablé en
août 2000 - Cappella de'Turchini - dir. Antonio Florio -
avec Maria Ercolano (Arsenia), Giuseppe Naviglio (Don
Trastullo)
"Celle de Don Trastullo de
Niccolo Jommelli suit la voie traditionnelle de l’intermède,
dont La Servante maîtresse de Pergolesi demeure
l’emblème, mais en plus ambitieux, et avec une
prédilection affichée pour la parodie de l’opéra
seria. En plus de sa voix, charmeuse, Maria Ercolano met sa
séduction naturelle au service d’Arsenia, la rouée qui,
pour épouser Giambarone (encore Totaro, fidèle à
lui-même), extorquera cent doublons au crédule Don
Trastullo (Giuseppe Naviglio, épatant dans la charge et la
caricature, et dont la faconde trouve son plein emploi dans une
scène hilarante d’improvisation littéraire). Florio
soutient ses troupes avec vigueur, ne relâche jamais les
rênes dans les récitatifs, laisse les airs respirer
même dans les moments les plus fous. Les miracles, dit-on,
n’ont lieu qu’une fois ; à Naples, ils semblent
permanents."