DAPHNIS ET ALCIMADURE

COMPOSITEUR

Jean-Joseph Cassanéa de MONDONVILLE
LIBRETTISTE

Jean-Joseph Cassanéa de MONDONVILLE

 Pastorale en languedocien, en un prologue (Les Jeux floraux, sur un texte de l'abbé Claude-Henri de Fusée de Voisenon) et trois actes, paroles et musique de Mondonville, représentée à la Cour, à Fontainebleau, le 29 octobre 1754, puis à l'Opéra le 29 décembre 1754.

Le déplacement de la Cour à Fontainebleau se situait cette année-là sous le signe favorable de la naissance du duc de Berry, futur Louis XVI. Il y eut quatorze représentations d'opéra, dont trois créations de Rameau - La Naissance d'Osiris et Anacréon - ainsi que la pastorale de Mondonville.

Celle-ci obtint un franc succès, et le duo du dernier acte fut bissé.

Elle était adaptée de l'Opera de Frountignan, pièce languedocienne dont les airs étaient des chansons populaires.

Une reprise eurent lieu dans la Salle des machines, à Paris, le 7 juin 1768, qui n'eut aucun succès. Mondonville aurait été contraint de traduire l'ouvrage en français, du fait qu'avec le départ de Jélyotte et Mlle Fel, il n'y avait plus d'acteurs gascons à l'opéra. En revanche, Mlle Guimard dansa avec les demoiselles Peslin et Allard, ainsi que les sieurs Dauverval et Gardel un pas de cinq d'une lubricité... qui était accueillie par des transports indicibles du public.

En 1768, Mondonville imagina de faire un nouveau succès à Daphnis et Alcimadura en le traduisant. Le charme s'évanouit, le parti de l'opposition même ne voulut pas de la pièce favorite ainsi travestie, entaidie : chute complète, enterrement soudain. Une reprise de cet ouvrage, traduit en français, n'eut pas de meilleurs résultats en 1773. Si l'on ne revint point alors au texte languedocien, c'est que Jéliotte et Mlle de Fel, ayant quitté le théâtre, on n'avait plus d'acteurs gascons à l'Opéra. 24,000 livres, pour 24 représentations de Daphnis et Alcimadura, avaient été proposées à Jéliotte en 1762, sept ans après sa retraite. Le refus de ce ténor décida Mondonville à traduire sa pièce. (Molière musicien - Castil-Blaze - 1852)

Elle fut à nouveau représentée en dialecte à Montpellier (*) , en 1778, convertie en ballet par Dauberval, et au Capitole de Toulouse, les 15 mars 1786 et 24 décembre 1789.

 (*) selon le manuscrit imprimé à Paris, et conservé à la bibliothèque de Montpellier, la pastorale fut « accoumoudadou à noste patois de Moutpellié per estre executado dins nostro Acadeemio de Musiqo lou 25 doulès d'Aous d'aquesto annado », et dédiée aux dames et demoiselles de la ville.

 

169me Opéra. C'est une Pasto. Languedocienne en 3 Ac. avec un Prol. Les paroles & la musiq. en sont de M. Mondonville. La premiere représentation de cet Opéra fut donnée pour la Cour à Fontainebleau, le 29 Octobre 1754. Il parut ensuite sur le Théatre de l'Académie Royale de Musiq. le 29 Décemb. & eut du succès. Le Prol. est en vers François ; l'institution des Jeux Floraux en forme le sujet, & Clémence Isaure, leur fondatrice, est le seul personnage chantant de ce Prologue. (de Léris - Dictionnaire des Théâtres)

 

On en connait trois parodies : Jérôme et Fanchonnette, Pastorale de la Grenouillère, en un Acte en vaudevilles, par Vadé, créée à l'Opéra-Comique le 18 février 1755, "toute en style poissard" ; Daphnis et Alcimadure en mai 1756 ; les Amours de Mathurine, en deux actes mêlés d'Ariettes, de Lacombe, donnée au Théatre Italien le 10 juin 1756.

On cite également une parodie du nom d'Alcimatendre.

 

 Représentations :

 

 

 

 

 

 

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