ANTIGONA

ou La Fedelta coronata

COMPOSITEUR

Giuseppe Maria ORLANDINI
LIBRETTISTE

Benedetto Pasqualigo
     

 

Tragedia en cinq actes, sur un livret de Benedetto Pasqualigo, représenté au teatro San Cassiano de Venise, durant le carnaval 1718.

Reprise au teatro San Angelo de Venise, le 15 janvier 1721, en version de concert, avec les intermezzi Melinda e Tiburzio, et Serpilla e Bacocco, avec Antonio Maria Merighi (Antigona), Antonio Barbieri (Creon). On pense qu'Antigona pourrait avoir remplacé l'opéra Filippo, re di Macedonia, pasticcio de Vivaldi , représenté sans succès le 27 décembre précédent.

Reprise à Pesaro, durant le carnaval 1723, dans une adaptation de Tinazzoli, à Brunswick en 1724, à Wolfenbüttel en 1725, à Turin en 1727,

Reprise à Bologne en 1727, sous le titre de La fedeltà coronata, avec Carlo Broschi, dit Farinelli, dans le rôle de Cedraste, qui se mesura au castrat bolonais Antonio Maria Bernacchi. De leur confrontation naquit une amitié durable entre les deux chanteurs.

Dans son livre Farinelli, chanteur des rois, René Bouvier raconte : Farinelli chantait dans l’opéra d’Orlandini, Antigone, avec un autre castrat fameux surnommé le « roi des chanteurs », Antonio Bernacchi. Dans un duo, ce dernier reprenait l’air chanté d’abord par Farinelli. Sûr de lui-même, notre chanteur développe la phrase musicale, y introduit d’étourdissantes variantes et se livre à un véritable feu d’artifice vocal. Quand les applaudissements se turent enfin, Bernacchi, à la stupéfaction des auditeurs, reprit une à une toutes les fantaisies de son rival avec une telle virtuosité que Farinelli s’avoua vaincu. Mais loin d’en montrer le moindre dépit, il s’inclina avec admiration devant son heureux rival et lui demanda de l’éclairer de ses conseils. Les deux chanteurs se jurèrent amitié ; ils se rendirent ensemble à Rome. Sacchi nous dit que Farinelli chaque jour allait apprendre de Bernacchi les secrets de son habileté surprenante et de son art supérieur.

Reprise à Breslau, en 1728, sous le titre d'Antigona vendicata ; puis à nouveau à Brunswick en 1732, avec des récitatifs et des choeurs en allemand.

 

 

 

 

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