LA COLOMBA FERITA (1661)

La Colomba ferita

COMPOSITEUR

Francesco PROVENZALE
LIBRETTISTE

Giuseppe Castaldo

DATE
DIRECTION
EDITEUR
NOMBRE
LANGUE
DISPONIBLE
FICHE DETAILLEE
1997
Antonio Florio
Opus 111
2
italien
oui

Jeune aristocrate qui a juré de n'épouser que le Christ, Rosalie refuse la main d'un noble chevalier de la cour du roi Roger.

 

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"L'élégant livret de Giuseppe Castaldo incite le musicien à transcender les conventions de l'oratorio hagiographique (le Sant'Alessio de Stefano Landi, par exemple) pour concevoir un authentique melodramma, à l'architecture et aux tournures musicales diversifiées, avec un Prologue allégorique, des personnages comiques et de nombreux numéros à plusieurs voix, selon l'exemple de Cavalli. Particulièrement remarquables, le couple brillant de serviteurs, Scaccia et Calabrese, qui s'expriment an dialecte (napolitain pour le premier, calabrais pour le second) et la prima donna (Rosalia), à laquelle Provenzale confie de très beaux ariosi et aria. La réalisation sur instruments d'époque d'Antonio Florio a été critiquée par la presse locale. Pour notre part, nous l'avons jugée extrêmement séduisante et nous partageons l'enthousiasme de Frank Langlois, dans son compte rendu de La colomba ferita au disque, sous étiquette Opus 111. Le son est toujours harmonieux, sans aucune stridence ou discordance ; les rythmes sont habilement variés, nous permettant de goûter, dans les meilleures conditions possibles, le talent musical et dramatique de Provenzale. On peut, an revanche, émettre quelques réserves sur le choix de jeunes chanteurs à la technique et au legato parfois incertains. Le meilleur élément de la distribution est incontestablement Maria Luce Menichetti an Rosahia, mais l'on retiendra également Giuseppe Naviglio (Calabrese), Roberta Andalo (Penitenza, Eurillo) et le ténor interprétant le rôle de Sinibaldo (son nom n'est à aucun moment mentionné).

Originale et vive au premier acte (l'intrigue médiévale est transposée dans la Palerme des années 1950), la mise en scène de Davide Livermore perd de son impact quand, au milieu du II, les parents de Rosalia arrivent en habits modernes, des personnages de la Sicile actuelle participant, sous forme de mimes, au déroulement de l'action. Le rôle de Jésus lui-même est tenu par un acteur, doublé par un ténor installé dans une loge d'avant-scène. Pourquoi ? Les décors de Nicola Rubertelli proposent une habile reconstitution d'une petite église baroque sicilienne qui se transforme en chambre, en désert et en firmament, par la simple adjonction de quelques éléments. Comme toujours, les costumes de Giusi Giustino sont à la fois beaux et en situation." (Opéra International - novembre 1999)

 

 

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