JUDITHA TRIUMPHANS

oratorio militaire sacré

Juditha Triomphans

COMPOSITEUR

Antonio VIVALDI
LIBRETTISTE

Giacomo Cassetti, d'après le Livre de Judith

ENREGISTREMENT
ÉDITION
DIRECTION
ÉDITEUR
NOMBRE
LANGUE
FICHE DÉTAILLÉE

Angelo Ephrikian
Period Records
1 (33 t)
latin
1964

Ferenc Szekeres
Hungaroton
2 (33 t)
latin
1964
1996
Ferenc Szekeres
Classical Diamonds
2
latin
1988
1991
Vittorio Negri
Philips
2
latin
1997
1998
Robert King
Hyperion
2
latin
2000
2001
Alessandro De Marchi
Opus 111
3
latin
2000
2007
Alessandro De Marchi
Naïve
1 (extraits)
latin
1997
1998
Alberto Zedda
Ars Nova

latin
1988/90
1990
Nicholas McGegan
Hungaroton
2
latin
1988/90
2003
Nicholas McGegan
Brilliant Classics
2
latin
2000
2003
Claudio Scimone
Fonit Cetra
2
latin
2000
2002
Federico Maria Sardelli
Tactus
2
latin
2007
2007
Diego Fasolis
RTSI Multimedia
2
latin
2007
2009
Attilio Cremonesi
ABC Classics
2
latin

 Juditha triumphans devicta Holofernis barbariae, oratorio en deux parties, sur un livret en latin inspiré du Quatrième Livre des Apocryphes, donné en novembre 1716, à la Pieta, pour célébrer la victoire des alliés chrétiens, menés par le prince Eugène, à Petrovaradin (Serbie), et la délivrance de la forteresse insulaire de Corfou, mettant fin à la sixième guerre contre les Turcs.

Judith représente Venise, sa servante Abra symbolise la foi chrétienne, Béthulie l'Eglise, Ozias le Pape, Holopherne le Sultan ottoman.

Lors de la création, le rôle d'Holopherne était tenu par Apollonia, Judith par Caterina, Abra par Silvia, Ozias par Giulia.

 

Synopsis

Nabuchodonosor, roi des Assyriens, a envoyé dans la ville de Béthulie son armée, guidée par Holopherne, afin d'obliger les Juifs à payer leurs tributs. Judith, une veuve jeune et pieuse, sort de la ville assiégée avec son esclave Abra pour se rendre dans le campement ennemi et demander grâce. Vagaus, écuyer d'Holopherne, rencontre les deux femmes et les conduit en présence du général asyrien qui, saisi par la beauté de Judith, l'invite à souper. Judith ,apeurée, demande de l'aide à Abra qui la rassure en se montrant dévote et fidèle.

A Béthulie, le prêtre Ozias espère que la mission de Judith sera couronnée de succès et souhaite qu'elle puisse s'accomplir avant l'aube. Entre-temps, dans le campement des Assyriens, Holopherne déclare son amour à Judith qui affirme, en simulant l'humilité, qu'elle ne se considère pas digne des propositions du général. Ensuite, ayant compris qu'Holopherne ne veut pas gracier la ville de Béthulie, l'héroïne décide d'accepter de participer au souper. Lorsque Holopherne, ivre, s'endort, elle appelle Abra et Vagaus dans la tente. L'intendant débarrasse les restes du banquet et, ignorant les intentions de Judith, il confie Holopherne aux soins des deux femmes. Abra monte la garde et Judith, ayant adressé sa prière à Dieu, tranche la tête d'Holopherne et quitte avec sa suivante le campement ennemi. Lorsque Vagaus découvre le cadavre d'Holopherne, il invoque les Furies en criant vengeance contre les Juifs. Entre-temps, Ozias, voyant Judith rentrer à Béthulie, entonne un chant de remerciements.

 

 

 

Pour en savoir plus :

http://persoweb.francenet.fr/~olamb/Journal_Lamb_Caravage.html

  http://www.imageimaginaire.com/concours/flm_deux/pages/holopherne.htm

http://www.ville-caen.fr/Arts/Musees/mba/Veronese.htm

 

Représentations :  

 

 vidéo intégrale

 

 

"L'ensemble monumental d'escaliers et de pilastres néo-classiques en faux marbre sied particulièrement bien à l'esthétique choisie pour la direction d'acteurs dans Juditha triumphans, avec toute une gestuelle que font valoir les costumes (blancs à l'antique pour la protagoniste et ses suivantes, riches tissus dorés aux couleurs vives pour les Assyriens). Le maitre mot de la mise en scène semble être « érotisme » : profitant de la splendide plastique du baryton afro-américain Nmon Ford, Massimo Gasparon règle ainsi autour de lui un ballet sensuel, où chacun semble attiré sexuellement par chacun.

La distribution, dans l'ensemble de qualité, est dominée par la Juditha de Milijana Nikolic, au timbre très personnel et à la vocalité prenante. Mais l'essentiel de la réussite vient du travail effectué par Riccardo Frizza avec l'Orchestra Regionale delle Marche (en petite formation), sur une partition qui regorge d'obligati, permettant aux premiers pupitres de faire valoir leurs qualités instrumentales. Stylistiquement d'une parfaite justesse, l'ensemble, musicalement et théâtralement, dégage une étonnante magie."

"Massimo Gasparon a conçu un décor unique, constitué essentiellement par un escalier encadré de colonnes et non sans danger pour les chanteurs, et s\92est chargé également de la mise en scène, dont on a apprécié le caractère mobile et l\92inventivité. Les ébats d\92Holopherne et de Judith et les rapprochements saphiques en position horizontale de cette dernière avec sa confidente ont eu l\92avantage de surprendre mais l\92inconvénient de ne pas s\92inscrire dans la ligne d\92une gestuelle stylisée choisie pour l\92ensemble du spectacle. On évitera de se demander ce que Vivaldi en aurait pensé, lui qui croyait avoir composé un oratorio !

Dans le rôle principal, Milijana Nikolic, pourtant belle et dotée d\92un timbre sombre et chaleureux, a déçu par l\92uniformité de sa ligne vocale, sans couleurs ni étincelles, qui finissait par générer l\92ennui, d\92autant plus que son chant ne semblait pas vouloir s\92adapter aux finesses de l\92orchestration baroque. Davinia Rodriguez (Abra), Allessandra Visentin (Ozias) et la virtuose Giacinta Nicota (Vagans) se sont montrées plus différenciées, en accord avec l\92esprit de la musique. Quant à Nmon Ford (Holopherne) il a impressionné tant par son sculptural torse d\92ébène que par son aptitude à adapter sa voix aux styles évidemment différents des deux \9Cuvres, aussi majestueux dans l\92une que dans l\92autre.

La révélation fut cependant, sans conteste, la performance de la jeune Maria Agresta dans le rôle d\92Odabella, convoitée par Attila. Enfin une chanteuse italienne qui possède tous les atouts pour une grande carrière : un organe puissant, lumineux, souple, ne connaissant aucun problème d\92aigus, ce qui fait figure d\92exception aujourd\92hui. Elle continue à se perfectionner avec \85 Raina Kabaivanska : cela nous conforte dans la conviction qu\92elle ne peut avoir qu\92un brillant avenir ! Les voix graves et amples d\92Alberto Rota (Leone) et surtout de Claudio Sgura (Ezio), le ténor bien conduit de Giuseppe Gipali (Foresto) et un ch\9Cur parfaitement verdien ont contribué à produire un effet rien moins qu\92euphorisant, induit aussi par le caractère vaillant et revivifiant de cet opéra qui mériterait des reprises plus fréquentes."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Utopia triumphans - Magdalena Kozena incarne la plus parfaite Judith que l'on puisse rêver, d'une détermination transparente et terrible, d'une suavité fascinante"..."Les compositions de Sara Mingardo et Veronica Cangemi couronnent l'intelligence dramatique de De Marchi...qui ouvre une nouvelle voie dans le baroque lyrique italien, fertile et passionnante. Sa direction s'accorde à merveille avec l'écriture du Prêtre roux et rend pour la première fois justice à la construction de sa Juditha, chef-d'oeuvre singulier partagé entre théâtre et mysticisme." (Diapason - octobre 2001)

 

"La mise en scène de cet oratorio n'est pas une première. Mais, ici, c'est une approche toute différente, confiée à l'Opéra Junior de Montpellier, une structure qui forme enfants et adolescents à la musique et à l'art lyrique. Aux structures habituelles (Petite chorale, Atelier, Groupe vocal) a été adjointe, pour cette production, une Académie vocale prenant en charge le travail des solistes. C'est donc assez naturellement qu'a été choisie, cette saison, une oeuvre composée par Vivaldi pour les pensionnaires de l'orphelinat vénitien de la Pietà.

Solistes, choeur et orchestre, la distribution est ainsi entièrement féminine, en uniformes de la Pietà. Car l'idée de base n'est pas seulement de mettre en scène l'oratorio, mais l'interprétation de celui-ci par les jeunes filles, " entre la cour de récréation et le capriccio architectural à la vénitienne ". Le décor unique est composé de superbes panneaux peints qui nous plongent dans la Venise du XVIIIe siècle. Autre originalité la double distribution des quatre rôles principaux. Simultanément en scène, les solistes se passent les costumes - très belles réalisations de Daniel Ogier - des per-sonnages bibliques d'un air à l'autre, voire pendant un air.

Bien sûr, il ne faut pas oublier la musique somptueuse de Vivaldi, qui nous offre une partition où ses talents de mélodiste le disputent à la richesse de l'instrumentation. Les jeunes chanteuses s'y montrent toutes parfaitement à l'aise, tant scéniquement que vocalement, et les nombreux airs à da capo donnent lieu à des variations et ornementations très intéressantes.

Vladimir Kojoukharov dirige avec acuité et intelligence, laissant chanter ses solistes avec spontanéité. L'orchestre offre un superbe accompagnement et s'appuie notamment sur un continuo extraordinaire dont chaque membre mérite d'être cité : Mirella Giardelli (clavecin et orgue), Claire Giardelli et Dominique Mougin (violoncelle), Clotilde Guyon (contre-basse), Caroline Delume et Christina Pluhar (théorbe). On peut ne pas partager toutes les options de Jean-Louis Martinoty (viol d'une Juditha plus ou moins consentante...) et penser qu'un peu moins d'enfantillages et de badinage aurait renforcé les tensions dramatiques." (Opéra International - juin 2001)

 

 

 

"Dans un décor de turqueries clair-obscur, qui convient bien à cet oratorio de Vivaldi, Jean-Claude Malgoire rend à la partition toute la richesse de l'orchestration."

 

 

 

 

 

 

 

 

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